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La périostite tibiale

périostite tibiale

La périostite tibiale, aussi appelée shin splints, est une blessure fréquente chez les personnes actives, en particulier celles qui augmentent trop rapidement leur niveau d’activité physique. Bien qu’elle touche surtout les coureurs, elle peut apparaître chez les marcheurs, danseurs, militaires ou toute personne soumise à une surcharge mécanique. Comprendre cette blessure et les solutions offertes par la physiothérapie permet de favoriser une guérison durable et d’éviter les récidives.

  1. Qu’est-ce que la périostite ?

La périostite est une inflammation du périoste, la membrane qui recouvre l’os. Elle touche principalement le tibia, situé à l’avant de la jambe. Comme le périoste est riche en nerfs et en vaisseaux sanguins, la douleur peut être vive et persistante. Cette inflammation survient généralement à cause d’un stress mécanique répété, souvent lié à des impacts ou à une surcharge musculaire. Les coureurs sont particulièrement à risque, mais toute personne augmentant trop rapidement son volume d’activité peut en souffrir.

  1. Pourquoi survient-elle ?

La périostite est une blessure de surcharge, c’est-à-dire qu’elle apparaît lorsque les tissus reçoivent plus de stress qu’ils ne peuvent en tolérer. Plusieurs facteurs peuvent y contribuer :

  • Augmentation trop rapide de l’entraînement : courir plus souvent, augmenter brusquement la distance ou l’intensité, ajouter du dénivelé trop tôt.
  • Biomécanique défavorable : pieds plats ou hyperpronation, faiblesse des muscles stabilisateurs, raideur des mollets, technique de course inefficace.
  • Chaussures inadéquates : usées, mal adaptées ou ne correspondant pas au type de pied.
  • Fatigue musculaire : des muscles fatigués absorbent moins bien les chocs, ce qui surcharge le périoste.

Ces facteurs, isolés ou combinés, créent une tension excessive sur le tibia, menant à l’inflammation.

  1. Symptômes de la périostite

Les symptômes typiques incluent :

  • une douleur diffuse le long du tibia, souvent sur la partie interne ;
  • une douleur qui apparaît au début de l’activité, diminue parfois en cours d’exercice, puis revient plus intensément après ;
  • une sensation de brûlure ou de tiraillement ;
  • une douleur à la palpation du tibia.

Une douleur très localisée et intense peut indiquer une fracture de stress, complication possible d’une périostite non traitée. Dans ce cas, une consultation rapide est essentielle.

  1. Diagnostic

Le diagnostic est principalement clinique. Le physiothérapeute évalue la localisation de la douleur, analyse la démarche ou la technique de course, teste la force et la souplesse des muscles de la jambe et identifie les facteurs de risque. L’imagerie est rarement nécessaire, sauf en cas de suspicion de fracture de stress.

  1. Traitement en physiothérapie

La physiothérapie est l’un des traitements les plus efficaces pour soulager la périostite et prévenir les récidives. Le traitement vise à réduire l’inflammation, corriger les facteurs de risque et renforcer les structures impliquées.

a) Réduction temporaire de l’activité

La première étape consiste à diminuer la charge sur le tibia : réduire l’intensité ou la durée, éviter les surfaces dures, remplacer temporairement la course par des activités à faible impact comme le vélo ou la natation.

b) Thérapies manuelles

Le physiothérapeute peut utiliser différentes techniques pour diminuer la douleur et améliorer la mobilité : massage des mollets et du tibial postérieur, relâchement myofascial, aiguilles sèches, mobilisation du pied et de la cheville.

c) Renforcement musculaire

Le renforcement est essentiel pour stabiliser la jambe et absorber les impacts. Les exercices ciblent le tibial postérieur, les mollets, les muscles du pied ainsi que la stabilité et la proprioception.

d) Correction de la biomécanique

L’analyse de la démarche ou de la technique de course permet d’identifier les mouvements qui augmentent la charge sur le tibia. Le physiothérapeute propose ensuite des ajustements techniques, des exercices correctifs ou des recommandations sur les chaussures.

e) Taping et orthèses

Le taping peut réduire la douleur en soutenant le tibia. Des chaussures adaptées ou des orthèses plantaires peuvent également aider à corriger une pronation excessive ou à mieux répartir les charges.

f) Retour progressif à l’activité

Une fois la douleur contrôlée, le physiothérapeute guide un retour graduel à l’activité : augmentation progressive du volume, intervalles marche-course, conseils pour éviter les récidives.

  1. Prévention

Pour réduire les risques de périostite : augmenter l’entraînement progressivement, varier les surfaces, renforcer les muscles des jambes, remplacer les chaussures usées, éviter les changements brusques d’intensité et intégrer des exercices de stabilité.

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🔗 Références finales

  1. The Running Clinic – Printemps 2021 (PDF)

https://cdn.therunningclinic.com/media/7842110/printemps_2021.pdf

  1. Merck Manual Professional Edition – Shin Splints

https://www.merckmanuals.com/professional/injuries-poisoning/sports-injury/shin-splints

Le syndrome fémoro-patellaire : Qu’est-ce que c’est ?

syndrome fémoro-patellaire

Que ce soit en randonnée, à la montée et à la descente escaliers ou tout simplement lors d’une longue période assise, les douleurs en avant du genou peuvent devenir rapidement irritantes et incapacitantes. Une des causes de ces douleurs est : le syndrome fémoro-patellaire.

Aussi connu sous le nom de « genou du coureur », le syndrome fémoro-patellaire est une douleur diffuse localisée en antérieur du genou, sous ou autour de la rotule. Les mouvements, tels que le squat, la course, les escaliers ou même la posture assise prolongée, qui impliquent tous la flexion du genou peuvent ainsi devenir sources de douleur.

Les causes de ce syndrome sont multifactorielles et peuvent inclure : un déséquilibre musculaire, une pression accrue contre la rotule et un mauvais alignement de la rotule lors de son mouvement.

Comment traiter le syndrome fémoro-patellaire ? 

La physiothérapie est essentielle pour traiter cette condition. L’objectif sera principalement de renforcir les muscles du genou et de la hanche afin d’optimiser le contrôle moteur du genou.

Un plan de traitement peut comprendre :

  • Des techniques manuelles pour diminuer la tension musculaire et améliorer la mobilité articulaire
  • Des exercices de renforcement ciblant principalement la hanche et le genou
  • De l’éducation sur la quantification mécanique du stress afin de diminuer les activités irritantes tout en poursuivant à bouger selon tolérance

Dépendamment des problèmes trouvés à l’évaluation, un traitement sera donc adapté et pourrait être différent d’une personne à l’autre.

Quelles sont les autres causes de douleur au genou ?

Plusieurs autres diagnostics peuvent expliquer une douleur antérieure au genou, tels que : une tendinopathie patellaire, une instabilité patellaire (ou une luxation), la maladie d’Osgood-Schlatter ou une maladie systémique rhumatique. Une évaluation complète est essentielle afin de déterminer la cause des douleurs et ainsi, mieux cibler les traitements appropriés.

Quand consulter en physiothérapie ?

Si vous avez une douleur qui persiste malgré du repos ou une douleur qui vous limite dans vos activités physiques et quotidiennes, il est alors pertinent de consulter en physiothérapie.

 

Sources : 

https://www.openevidence.com/ask/be2e3ca2-2f92-4f7a-9f3c-3038e7f80517

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/probl%C3%A8mes-de-sant%C3%A9-infantiles/maladies-du-tissu-conjonctif-chez-l-enfant/chondromalacie-rotulienne

Reprendre la course après une blessure au membre inférieur

course à pied

Que votre blessure provienne d’un défaut d’échauffement, d’un accident ou d’une malchance, son entière guérison nécessite votre attention. Elle peut être l’occasion de revoir vos pratiques de course ou d’améliorer votre routine de préparation. L’important est de récupérer progressivement pour éviter une autre lésion plus grave.

Si vous pratiquez la course à pied, il vous tarde de savoir quand reprendre cette activité après une blessure au membre inférieur. Une chose est sûre : votre retour se devra de respecter quelques étapes et un plan de reprise adéquat.

Reprendre la course après une blessure : les étapes essentielles

Sensibilité à la rotule, douleur dans le talon ou le tibia, fracture de stress, tendinite : les exemples de blessures au membre inférieur ne manquent pas ! Et quel que soit leur type, elles demandent une prise en charge appropriée pour reprendre la course de façon progressive.

Vous souhaitez reprendre la course après une blessure de ce type ? La liste suivante est une première étape pertinente pour s’y remettre en toute sécurité :

  • Obtenir l’accord de votre médecin ou de votre physiothérapeute. L’un comme l’autre pourra évaluer votre guérison et vous conseiller sur la façon de reprendre.
  • Ne ressentir aucune douleur de moyenne à forte, un inconfort est toléré mais il ne doit pas augmenter durant l’activité.
  • Être capable de marcher entre 15 à 30 minutes sans boiter.
  • Être en mesure de réaliser des mouvements simples (fentes, sauts sur une jambe, squats…) sans douleur ni gène.

Tous ces indicateurs sont au vert ? Vous pouvez donc reprendre la course après votre blessure. Pour cette deuxième étape, votre physiothérapeute pourra de nouveau vous accompagner, en élaborant un plan adapté à votre historique physique et musculaire.

L’indispensable plan de reprise de course à pied

Véritable programme de remise en forme, le plan de reprise de course à pied après une blessure, est destiné à retrouver petit à petit une bonne condition physique pour :

  • Reprendre votre activité de course dans les meilleures conditions ;
  • Réveiller vos muscles, tendons et articulations et améliorer leur tolérance à l’effort ;
  • Vous assurer de le faire sans vous blesser de nouveau ;
  • Renforcer votre confiance en vous, en votre corps et en ses capacités physiques.

Après avoir obtenu l’accord de votre médecin ou de votre physiothérapeute, voici un exemple des étapes qui pourraient constituer votre programme de reprise de la course à pied. Il est important de noter que selon votre état de santé, la blessure exacte dont vous avez souffert et l’avis du professionnel qui vous suit, les phases de votre plan de reprise pourraient différer légèrement.

Phase 1 – Exercices de rééducation et de renforcement

Pendant la période ou la course est contre-indiquée, des activités de substitution sont souvent permises et souhaitées. Renseignez-vous auprès de votre professionnel de la santé. Vélo, natation, marche rapide sont de bons exemples de substitution à la course à pied pour améliorer ou maintenir votre condition physique.

Phase 2 – Reprise progressive

Alternez des épisodes de marche et de course, ce principe s’appelle de la course fractionnée. Vous trouverez des exemples de ce type de programme sur le site de La Clinique Du Coureur en cliquant sur ce lien suivant : https://lacliniqueducoureur.com/professionnels/outils-pour-les-professionnels/programmes-de-course/programmes-de-course/retour-de-blessure/programmes-de-course-fractionne/.

Le secret de ces programmes s’appuie sur le principe de QSM (quantification du stress mécanique). Le but de ce principe est de laisser le temps au corps de s’adapter aux changements de stress appliqués sur ce dernier, en lui permettant de solidifier ses structures comme les articulations, tendons et muscles afin de diminuer le risque de se reblesser.

Phase 3 – Augmentation des temps de course

En suivant ces programmes de reprise de course fractionnée, vous augmenterez progressivement votre temps de course. Trois règles d’or sont à respecter durant cette phase :

  • Peu ou pas de douleur durant les périodes de course.
  • Pas de douleur ressentie pendant la période de ‘cool-down’, ce qui signifie pendant les heures suivant la course.
  • Pas ou peu de douleur au réveil le lendemain de la course.

Si une ou plusieurs de ces conditions se présentent durant votre entraînement, il est conseillé de laisser passer quelques jours jusqu’à ce que la condition s’améliore et de reprendre à l’étape juste avant, qui n’avait pas causée de symptôme et de la répéter 2 à 3 fois avant de reprendre la progression. Si vous rencontrez des difficultés, il serait judicieux de rencontrer un physiothérapeute pour répondre à vos questions.

Phase 4 – Réintroduction des variations

Lorsque vous pourrez courir 30 minutes consécutives sans douleur, vous pourrez réintroduire des variations si vous le désirez. Vous pourrez augmenter la durée ou la distance de vos courses, en changer l’allure, l’intensité ou le dénivelé. Gardez en tête le principe de QSM pour ne pas changer trop rapidement les paramètres de votre course. Essayez de changer un paramètre à la fois en gardant en tête qu’il faut du temps à vos tissus pour s’adapter. Ne soyez pas trop audacieux avec les changements, car l’augmentation trop rapide du volume et de l’intensité combinés seront des ennemis et non des alliés afin d’assurer un retour sans rechute.

L’aide d’un physiothérapeute pour vous encadrer avec ce programme de retour progressif à la course ainsi que la prescription d’exercices personnalisés à votre condition sont des atouts importants, qui vous permettront de bien comprendre et progresser votre course afin de vous permettre de reprendre vos habitudes de course sans tracas.

À ce titre, vous pouvez contacter les équipes de Physio Élite. En plus d’être des professionnelles aguerries, elles ont à cœur de vous aider à maintenir votre vie active, et ce, sans désagrément.

Sources :
Campus. Reprendre la course à pied après une blessure : les astuces kiné ! 2025.
Tout pour ma santé. Plan de reprise de la course à pied après une blessure. 2025.
Asics. Reprendre l’entraînement après une blessure. 2018.
La Clinique Du Coureur. 2025.

Douleur au talon : Causes et traitements possibles

douleur au talon

La douleur au talon peut être des plus sournoises, car à moins de rester immobile, on la sentira forcément. Et dans nos activités de tous les jours, elle pourra rapidement nous gêner, voire nous handicaper, même si nous ne sommes pas de nature très sportive.

La douleur au talon – aussi appelée talalgie – peut avoir des origines mécaniques ou être consécutive à des maladies.

Quels sont ses causes et les traitements possibles ? Apprenez-en plus sur cette problématique, qui n’est pas si rare.

Douleur au talon : une variété de causes et de symptômes

Avoir mal au talon est en fait bien plus complexe que ce que l’on pense. En effet, la douleur peut se ressentir sous le talon, mais aussi à l’arrière de celui-ci, sur son pourtour ou encore sur son ensemble. Chaque emplacement de la douleur traduit une origine précise.

Causes mécaniques de la douleur au talon

Dans un premier temps, les douleurs au talon peuvent être d’ordre mécanique : torsion, chute, fracture, mauvaise technique de course, lésion… Plus spécifiquement, on reconnaît six principales causes dans cette catégorie.

  • La fasciapathie plantaire ou fasciite plantaire touche environ 10% de la population, particulièrement les personnes âgées, sportives, obèses, se promenant souvent pieds nus, avec des chaussures usées ou aux prises avec une problématique de pied plat. Elle survient à la suite d’une atteinte du fascia plantaire, une membrane au niveau du tendon qui soutient l’arche du pied. La douleur apparait progressivement et se manifeste après une longue période d’inactivité (sommeil ou position assise). Elle donne une sensation de caillou dans le soulier, de picotements ou engendre une impression de brûlure.
  • L’épine de Lenoir ou épine calcanéenne se caractérise par l’émergence d’une petite excroissance osseuse au niveau de l’os du talon. De nouveau, elle affecte le fascia plantaire. D’ailleurs, bien qu’elle soit une pathologie différente de la fasciapathie plantaire, elle est fréquemment causée par une fasciapathie non traitée. Les femmes de 40 ans et plus sont les plus susceptibles de la développer, de même que les personnes qui manquent de souplesse dans la région des pieds, qui restent debout pendant de longues périodes, qui sont mal chaussées, qui souffrent d’arthrite ou d’obésité.
  • La tendinopathie ou tendinite du tendon d’Achille se manifeste souvent après un effort physique. Elle correspond à des microfissures des ligaments du tendon d’Achille, ceux-là mêmes qui assurent la flexibilité de votre cheville et qui soutiennent les articulations de votre pied. Elle touche donc particulièrement les personnes actives, puisqu’elle peut provenir d’une faiblesse musculaire, d’étirements insuffisants ou trop intenses, de mouvements répétés, d’un entraînement sur sol trop dur, mais aussi d’une alimentation déséquilibrée ou d’une problématique de pieds plats ou creux.
  • Les traumatismes tels qu’une fracture du calcanéum, autrement dit l’os du talon, une rupture de l’aponévrose plantaire ou une fracture de fatigue peuvent également entrer dans cette catégorie. Qu’ils soient dus à une chute, à un saut ou à une activité physique intense et prolongée, ils se caractérisent par une douleur aiguë au talon.
  • En cas de bosse ou de boule douloureuse derrière le talon, les soupçons pourraient se diriger vers la maladie de Haglund. Elle se distingue par une déformation osseuse du calcanéum, et est souvent causée par des chaussures trop rigides, des pieds creux ou certains sports, comme la course, le soccer ou le tennis.
  • Les crevasses, verrues et autres callosités peuvent aussi apporter leur lot de désagréments, surtout si elles ne sont pas traitées à temps.

Maladies inflammatoires pouvant causer de la douleur au talon

À ces accidents ou faiblesses physiques qui peuvent être à l’origine d’une douleur au talon s’ajoutent également des maladies inflammatoires. Parmi elles :

  • La bursite, qui produit une inflammation de la bourse séreuse du pied, située dans la partie inférieure du talon. Elle se traduit par une rougeur, un gonflement et une raideur. Chaussures trop serrées, talons trop hauts, mouvements répétés, blessures, rhumatismes ou encore bactéries peuvent en être responsables.
  • La panniculite du talon. De nouveau une lésion inflammatoire qui prend l’aspect de petites boules. Les raisons de son développement sont plus variées, puisqu’elles peuvent venir d’une infection, d’un frottement répété du talon, d’une exposition à une température très froide, de la prise de certains médicaments et même être la conséquence de problèmes au pancréas.
  • La maladie de Sever quant à elle survient pendant la poussée de croissance. Par définition, elle touche surtout les enfants et les adolescents. Lors de cette étape de vie, les os et les tendons du pied ne sont pas encore pleinement formés. De ce fait, l’activité physique peut les fragiliser. Ainsi, cette pathologie est à considérer chez les jeunes pratiquant notamment la danse, la gym ou qui souffrent de douleurs au talon après avoir commencé un nouveau sport.

Devant cette diversité insoupçonnée de causes pouvant expliquer la douleur au talon, on espère que les traitements existants sont efficaces !

Les différents traitements pour soulager la douleur au talon

Pour diminuer une douleur au talon, vous devrez certainement miser sur la technique PEACE & LOVE.

L’intervention professionnelle pour soigner une talalgie se fera avec l’accompagnement d’un physiothérapeute. Ce dernier verra à mobiliser cette zone par un programme d’exercices, qui pourra contenir :

  • Du renforcement du mollet et de l’arche du pied.
  • Des massages de la plante du pied, toujours pour assouplir le fascia plantaire et pour dynamiser la circulation sanguine.
  • D’autres exercices de mobilisations pour renforcer et délier le pied.
  • Il pourra également vous orienter vers un podiatre ou un orthésiste, les spécialistes en orthèses plantaires ou vous conseiller de porter temporairement un coussinet pour apaiser votre talon.

Soulager la douleur et retrouver la mobilité est bien sûr l’objectif premier des physiothérapeutes. En plus de vous garantir un rétablissement complet, les équipes de Physio Élite vous soutiennent avec des traitements spécialisés, des conseils réellement adaptés à votre situation et une écoute à toute épreuve. Avec une telle prise en charge, nul doute qu’elles donneront le coup de pied final à votre douleur au talon !

Sources :
Pied Réseau Podiatres Orthèses. Quelles sont les douleurs au talon les plus fréquentes ? 2025.
Améli Assurance Maladie. Définition et causes des douleurs du talon. 2025.
Le Manuel Merck. Bursite du tendon d’Achille. 2023.
Passeport Santé. Douleur au talon : les remèdes de grand-mère pour en venir à bout. 2024.

Orteil cassé : que faire ?

orteil cassé

Que celui ou celle qui ne s’est jamais cogné l’orteil contre un meuble lève la main ? Pas de réponse ? Pas étonnant. Par inattention ou par volonté de se dépêcher, nous avons tous et toutes expérimenter cette douleur foudroyante qui ne concerne pourtant qu’une petite partie de notre corps !

Si la plupart de ces rencontres fortuites avec une base de lit ou un coin de porte se finissent relativement bien, d’autres se soldent par une fracture.

Mais en cas d’orteil cassé, que faire ? Voici quelques réponses concrètes à cette question.

Comment reconnaître un orteil cassé ?

Choc, écrasement ou encore fracture de stress, nous pouvons aussi bien nous casser un orteil dans le confort de notre maison que sur notre lieu de travail. Le gros orteil à cause de sa proéminence a souvent tendance à être le plus touché, suivi du petit orteil.

La douleur est en général un bon indicateur de fracture. Mais dans la mesure où cette zone devient particulièrement sensible après un traumatisme, comment valider la thèse de l’orteil cassé ? Ces symptômes devraient vous mettre sur la voie :

  • Douleur vive qui ne diminue pas.
  • Enflure.
  • Formation d’un hématome.
  • Accumulation de sang sous l’ongle.
  • Déformation.
  • Incapacité de mettre du poids sur l’orteil, voire impossibilité de marcher.

Vous soupçonnez un orteil cassé ? Nul besoin de vous rendre à l’hôpital. Le diagnostic pourra être posé par votre médecin de famille ou un podiatre, qui demandera certainement une radiographie pour confirmer la blessure.

Mais en attendant de voir votre médecin, ou une fois que la fracture est identifiée, quoi faire pour soulager puis guérir votre orteil cassé ?

Traitements et temps de guérison d’un orteil cassé

Quel que soit l’orteil touché, le premier geste à poser pour favoriser la guérison sera de mettre le pied au repos et favoriser l’élévation du pied. De la glace peut être appliquée en périodes de 10 à 15 minutes pour soulager la douleur. Puis, vous devrez immobiliser votre pied à l’aide d’une attelle ou d’une botte de marche. Dans le cas du gros orteil, la procédure d’immobilisation verra à l’attacher au deuxième orteil.

Le soulagement de la douleur quant à lui pourra se faire avec la prise de médicaments antalgiques. Qu’ils soient prescrits par votre médecin ou en vente libre en pharmacie, n’hésitez pas à demander un conseil professionnel pour leur posologie.

Il est souvent coutume de dire qu’un orteil cassé est en mesure de guérir « sans rien faire ». C’est bien entendu une idée reçue qu’il importe de rectifier. Tout d’abord, l’opération chirurgicale peut être nécessaire si l’orteil touché s’est déplacé et doit être réaligné.

Ensuite, le temps de guérison est variable, mais tout de même long. On parle de plus de six semaines en moyenne. Durant cette période, vous devrez porter des chaussures confortables, et idéalement ne pas appuyer sur l’orteil cassé. L’utilisation de béquilles en présence d’une fracture du gros orteil est souvent recommandée.

Comment mettre toutes les chances de son côté pour optimiser la guérison ?

Après l’immobilisation, des traitements de physiothérapie sont fortement recommandés. Ils permettront de :

  • Restaurer la mobilité.
  • Renforcer les muscles et faciliter la circulation.
  • Favoriser une récupération progressive et prévenir les complications potentielles.

De plus, en faisant appel à des professionnels attentionnés et impliqués comme ceux de Physio Élite, vous profiterez de conseils constructifs pour un rétablissement complet, non seulement de la région blessée, mais aussi de l’ensemble du pied et ainsi éviter les mécanismes de compensation et de douleur résiduelle.

Sources :
Union Santé. La fracture du gros orteil. 2025.
Elsan. Orteil cassé. 2024.

Douleur à la hanche : Et si c’était une bursite ?

traitement de physiothérapie pour une douleur à la hanche

On a souvent tendance à expliquer la douleur à la hanche par un processus de vieillissement de l’articulation ou encore par une blessure musculaire ou tendineuse associée à un faux mouvement. Mais parfois, la cause de cette problématique est plus complexe. Et dans un tel cas, tout le monde peut en souffrir, autant les personnes très actives que les personnes sédentaires.

Et si votre douleur à la hanche était une bursite ? Si vous n’avez jamais entendu parler de cette pathologie, nous vous en proposons un portrait global.

Bursite : l’une des causes possibles de votre douleur à la hanche

La bursite correspond à l’enflure d’une bourse séreuse, c’est-à-dire un sac rempli de liquide synovial. Situé entre l’os et le tendon, ce véritable coussin protecteur a pour fonction d’éviter les frictions. Cependant, lorsque l’inflammation se déclare, la zone autour de ce sac devient très sensible et douloureuse.

Quand cette douleur se localise au niveau de la hanche, la bursite est qualifiée de « trochantérienne ». Dans les cas les moins graves, elle peut être aiguë ou de courte durée ; si elle persiste dans le temps, elle est chronique.

La bursite de la hanche se caractérise donc par une sensibilité, un gonflement et une douleur. Dans la phase inflammatoire initiale, la douleur peut être constante et peut réveiller la nuit. Elle sera surtout présente dans la position couchée sur le côté affecté, ainsi que dans les positions debout et assise statique. Elle peut également limiter la montée et la descente des escaliers. Dans le cas de l’absence de prise en charge, la bursite peut devenir chronique et continuer d’affecter et limiter les activités. Elle pourra même entraîner une boiterie voire une incapacité à marcher.

Quelles sont les causes d’une bursite à la hanche ?

Elles sont finalement assez variées, puisqu’il peut s’agir par exemple :

  • De mouvements répétés au niveau de la hanche.
  • De mauvaises habitudes posturales.
  • D’une blessure localisée dans cette zone.
  • D’arthrite ou autres conditions inflammatoires.
  • De déséquilibres des muscles autour de la hanche

Peu importe la raison pour laquelle cette problématique se développe, rassurez-vous, des traitements existent pour vous soulager.

Traitements pour soigner la bursite de la hanche

Quand il s’agit d’inflammation, le repos et la glace seront toujours vos meilleurs alliés. Pour diminuer la douleur, vous pourrez vous adresser à votre pharmacien ou à votre médecin pour la prise d’anti-inflammatoires.

Pour les traitements à plus long terme, la physiothérapie est souvent préconisée. En effet, grâce aux exercices de renforcement et d’étirement encadrés par les professionnels de ce domaine, vous pouvez bénéficier d’un programme personnalisé.

Un tel programme est normalement suffisant pour soigner une bursite et vous éviter d’autres solutions plus invasives. Mais s’il advenait que ces traitements ne fonctionnent pas, le prélèvement de liquide de la bourse touchée ou l’injection de corticostéroïdes pourraient être considérés. En ce qui concerne l’intervention chirurgicale, elle est rarement pratiquée pour une douleur à la hanche causée par une bursite.

Muscles, articulations, tendons, ligaments : les bienfaits de la physiothérapie sont souvent méconnus. Si vous ressentez une douleur, peu importe sa localisation, n’hésitez pas à demander une référence à la clinique de physiothérapie Physio Élite. Ses équipes seront à vos côtés pour guérir votre corps et votre bien-être !

Sources :
Nova Scotia 811. Bursite de la hanche. 2021.
Doctissimo. La bursite de la hanche : la traiter et la prévenir. 2023.

Douleur au genou : Causes et traitements possibles

douleur au genou

Que cela provienne de vous-même ou d’une personne de votre entourage, la mention de la douleur au genou est presque aussi fréquente que celle du dos. Tout le monde ira alors de son propre diagnostic ciblant tantôt l’âge ou tantôt un défaut de posture durant la course à pied par exemple. Pourtant les causes possibles à l’origine d’une douleur au genou sont bien plus nombreuses !

Connaître ces causes et les traitements possibles vous permettra peut-être de corriger vos habitudes ou de vous encourager à aller consulter. Que ce soit pour marcher, courir, mais surtout pour profiter de la vie, nous avons toutes et tous besoin de genoux en santé !

Les différentes causes de la douleur au genou

Adeptes du sport ou sédentaires, personnes âgées ou jeunes, avec quelques kilos superflus ou un poids considéré comme santé : les douleurs au genou – identifiées dans le jargon médical par le terme gonalgies – peuvent toucher n’importe qui. Et puisque le genou est une articulation complexe composée d’os, de ligaments, de tendons, de muscles et de cartilages, ce ne sont pas les hypothèses qui manquent ! Déterminer le plus précisément possible, la cause de votre mal est cela dit fort utile, car votre genou est essentiel au quotidien. De plus, une telle problématique non traitée adéquatement peut s’aggraver au fil du temps.

De manière très analytique, les douleurs aux genoux peuvent être classées selon trois catégories principales :

  • Les causes traumatiques, qui correspondent à des blessures subies suite à un événement bien précis. Il peut s’agir de déchirures ou de fissures méniscales, d’entorses au genou ou ruptures ligamentaires ou de fracture d’un os de cette articulation.
  • Les causes inflammatoires, qui se traduisent par des douleurs entraînées par une réponse anormale du système immunitaire. Parmi les plus courantes, on trouve entre autres la polyarthrite rhumatoïde, des formes de rhumatismes ou la bursite séreuse.
  • Les causes mécaniques, avec en tête de liste l’arthrose du genou. En effet, des données de Statistiques Canada estimaient qu’en 2009, 37% des Canadiens de 20 ans et plus souffraient d’arthrose, et parmi eux, 29% rapportaient des symptômes d’arthrose du genou. Sachant que la tendance est en hausse, ces chiffres sont certainement encore pertinents malgré leur année de sortie. Toujours dans cette catégorie, on retrouve aussi la tendinopathie patellaire, le syndrome de la bandelette ilio-tibiale ou maladie du coureur, les bursopathies (irritation de la bourse) sont aussi à mettre au banc des accusés ; au même titre que la dégénérescence des ménisques, ou encore que le syndrome fémoro-patellaire (trouble de la rotule).

Cette liste non exhaustive démontre effectivement que la variété de pathologies à l’origine des douleurs au genou est bien plus vaste que ce que l’on a coutume de croire. Les causes de douleurs au genou ne sont pas les seules à être variées ; les douleurs comme telles peuvent présenter diverses caractéristiques pertinentes à noter, afin d’aiguiller votre spécialiste sur la source de votre problématique.

Dans certains cas, la douleur ne s’exprime pas de façon unique. Elle peut s’accompagner de gonflements, de rougeurs, d’une sensation de chaleur. Elle peut aussi être ressentie lorsque le genou est en flexion ou au contraire en extension. De manière générale, les symptômes les plus courants sont :

  • Une raideur ou un blocage de l’articulation.
  • Une douleur qui irradie
  • Une douleur au repos ou, au contraire, qui empire avec l’activité physique.
  • Une incapacité à marcher.

Relever ces subtilités dans votre douleur peut donc informer votre médecin, votre pharmacien ou votre physiothérapeute sur la posologie à vous administrer et les traitements à vous prescrire pour la diminuer.

Traitements pour l’arthrose et autres pathologies du genou

En cas de douleur au genou, votre premier réflexe sera probablement la prise d’antidouleurs. Cette automédication vous permettra d’atténuer la douleur, mais si cette dernière est consécutive à une pathologie plus complexe, le soulagement ne sera que de courte durée. Il est toujours recommandé de consulter votre pharmacien avant de prendre un médicament, même en vente libre, pour vous assurer que ce que vous prenez est adéquat pour votre santé.

Si vous observez les symptômes décrits plus tôt ou si la douleur persiste au-delà de quelques jours, voire s’aggravent, la consultation devient suggérée. Ainsi, des traitements ou des exercices seront ciblés selon votre condition médicale générale et la cause précise de votre douleur au genou déterminée par votre professionnel. Si nécessaire, radiographie, IRM, échographie sont parmi les examens les plus souvent réalisés.

Dans une situation d’arthrose du genou, un traitement médicamenteux, avec ou sans injections d’acide hyaluronique ou de corticostéroïdes pourrait être couplé à des exercices de physiothérapie spécifiques à l’arthrose du genou. L’ensemble a pour objectif l’amélioration de la force, de la flexibilité et de la mobilité de l’articulation.

En ce qui concerne les causes inflammatoires, des médicaments anti-inflammatoires pourraient vous être prescrits pour réduire à la fois l’inflammation et la douleur. L’application de froid ou des injections dans la zone touchée quant à elles pourraient vous conduire sur la piste du soulagement.

Pour les douleurs mécaniques, l’accent sera mis sur la quantification du stress mécanique. Moduler la quantité et la durée des activités quotidiennes, des efforts, de la marche et des sports. L’objectif est de garder l’articulation la plus active possible sans exacerber les symptômes, pour ensuite travailler à optimiser la condition. Des exercices de renforcement musculaire, des corrections de posture ou de mécanique de mouvement, des étirements, ne sont que quelques-uns des conseils adaptés que vous fournira votre physiothérapeute.

La physiothérapie pour le traitement des douleurs au genou

Comme vous pouvez le constater, l’intervention de spécialistes en physiothérapie est souvent recommandée et nécessaire dans les cas de douleurs au genou. Les équipes de Physio Élite pourront d’ailleurs vous le confirmer. Avec le nombre de sollicitations que subissent nos genoux au cours d’une vie, c’est bien normal qu’ils connaissent quelques faiblesses ! Heureusement, un simple rendez-vous en clinique vous offrira la chance d’être accompagné en exercices et en conseils. Le but ultime : vous permettre de retrouver le plaisir de marcher, de courir et de jouer, sans craindre pour vos précieuses articulations !

Sources :

Fracture à la cheville: cause et traitement

fracture à la cheville

Ah la fracture de la cheville! Personne n’est à l’abri de cette blessure, et pour cause : une simple chute de sa hauteur peut l’engendrer!

En plus d’être incapacitante au quotidien, elle entraîne une douleur aiguë et risque de fragiliser l’articulation à long terme.

Causes, symptômes et traitement : voici tout ce que vous devez savoir sur la fracture de la cheville.

Fracture de la cheville : causes possibles

Chuter, trébucher, tordre involontairement sa cheville : il n’en faut pas plus pour souffrir d’une fracture à ce niveau. Pourquoi cette zone est-elle si fragile ? En fait, l’articulation de la cheville permet la flexion plantaire et la flexion dorsale du pied lorsque vous marchez ou courrez. Mais pour les mouvements latéraux ou les rotations, son amplitude est assez limitée. Dès lors, on comprend mieux pourquoi un simple trottoir raté peut conduire à ce type de blessure.

La cheville comporte trois os : les extrémités inférieures du tibia et de la fibula (péroné) et le talus, les trois liés les uns aux autres par de puissants ligaments. Cette structure osseuse comprend également les malléoles latérale et médiale. La fracture peut donc toucher l’un de ces os.

Si certaines fractures n’affectent qu’une malléole, dans de nombreux cas, elles s’observent sur les deux ; on parle alors de fracture bimalléolaire. Dans des blessures extrêmes, on peut aussi constater :

  • Des fractures ouvertes, exposant l’os à l’air libre.
  • Plusieurs fractures à différents niveaux.
  • Une déchirure ou un étirement ligamentaire

Une torsion de la cheville en mise en charge peut causer une fracture, comme par exemple dans certains sports comme le soccer ou le rugby, avec des changements répétés et brusques de direction. Cela dit, c’est une blessure qui est aussi commune chez les personnes âgées – surtout les femmes – ou chez celles exerçant des métiers physiques, notamment ceux liés à la construction ou aux travaux agricoles.

Savoir reconnaître les symptômes d’une cheville fracturée

Le premier symptôme auquel on pense quand on évoque la fracture de la cheville est sans doute la douleur. Certaines personnes perçoivent le bruit d’un craquement et rapidement après, c’est l’enflure qui se développe. Puisqu’il s’agit d’un traumatisme, la couleur de la peau pourrait également se modifier et une déformation pourrait être discernée si des os ont été déplacés. Finalement, il est souvent impossible de porter son poids sur la cheville touchée.

Si les signes décrits paraissent assez évidents, il est toujours recommandé de confirmer le diagnostic. À l’évaluation, votre médecin pourra constater la douleur, l’éventuelle déformation, mais demandera tout de même une radiographie, pour confirmer sans aucun doute s’il s’agit d’une fracture (et non d’une entorse de la cheville). Les deux clichés requis – de face et de profil – serviront à mieux visualiser la fracture et statuer sur sa gravité.

Établir le diagnostic et caractériser le plus précisément possible une fracture de la cheville est primordial. Cela permet :

  • De cibler le meilleur traitement.
  • De décider si une opération chirurgicale est nécessaire.
  • De réfléchir à un programme de rééducation.
  • D’identifier les potentielles séquelles (fourmillements, douleurs chroniques, raideur, arthrose…).
  • D’adopter des comportements préventifs afin d’éviter ces dernières.

Le traitement post-traumatique est donc crucial dans le rétablissement de l’articulation et de la structure de la cheville.

Traitement d’une fracture de la cheville

Prescrire un traitement pour soigner une fracture de la cheville se fait en tenant compte de plusieurs critères :

  • Le type de fracture (chirurgie nécessaire ou non)
  • La manière dont elle s’est produite,
  • Son emplacement.
  • Sa complexité.
  • Ses dommages collatéraux (comme des ligaments déchirés).
  • La santé générale de la personne, son âge et ses antécédents médicaux.

Si aucun os n’est déplacé, l’intervention chirurgicale n’est pas requise. La cheville sera immobilisée pendant 6 semaines en moyenne dans une botte ou un plâtre. Bien sûr, pendant cette période, les déplacements et le poids imposé à la cheville devront être limités.

En cas de déplacement d’os, l’ostéosynthèse est souvent requise. Elle consiste à repositionner la structure osseuse à l’aide de plaques ou de vis. De nouveau, une immobilisation d’environ 6 semaines est nécessaire après l’opération.

La garantie de guérison et l’absence de séquelles dépendent aussi du traitement postopératoire qui se base sur des traitements et des exercices de physiothérapie. Ceux-ci vont prioriser la diminution de l’œdème (courants dans les fractures de cheville), de la raideur, de la douleur, de la boiterie, l’augmentation de la mobilité articulaire, le renforcement musculaire, la récupération de l’équilibre/proprioception.

Avec les exercices on recherche à :

  • Augmenter la mobilité de la cheville et des orteils.
  • Améliorer la circulation sanguine et diminuer l’oedème
  • Augmenter progressivement la mise en charge sur le pied atteint et améliorer la proprioception.
  • Corriger le patron de marche pour retrouver un déplacement fluide, sans boiterie.
  • Augmenter la force et l’endurance.

Les exercices présentées ici sont des exemples de ce qui peut être fait. Leur réalisation, leur intensité et leur durée peuvent bien entendu varier en fonction des critères de blessure énumérés plus tôt. Les exercices seront progressés par votre physiothérapeute à chaque visite dans l’objectif de vous assurer une reprise adéquate de vos activités quotidiennes et sportives.

Cet objectif de bien-être, de reprise de vie active et d’absence de douleur est aussi celui des professionnels de la clinique de physiothérapie Physio Élite. Formés pour traiter aussi bien les blessures sportives que les accidents de tous les jours, ils prendront le temps de faire un portrait global de votre situation et de votre santé. Au bout du compte, ils mettront toutes les chances de votre côté pour ne pas laisser une fracture de la cheville gâcher votre existence !

Sources :
Deuxième avis. Fracture de la cheville (et ses séquelles). 2023.
Santé Magazine. Comment soigner une fracture de la cheville ? 2021.
Denis Fortier. Fracture de la cheville : des exercices de rééducation efficaces – niv. Débutant. 2022.

Entorse du genou : Symptômes et traitement

entorse genou

L’entorse du genou, la bête noire des sportifs! Mais nous sommes tous à risque d’en subir une un jour, que l’on pratique une activité physique ou non.

Mieux vaut donc savoir de quoi il est réellement question afin de prendre les mesures qui s’imposent pour la soulager et favoriser sa guérison.

Apprenez-en davantage sur l’entorse du genou, ses symptômes et ses traitements. Vous serez ainsi plus outillé pour comprendre comment fonctionne cette partie du corps, et saurez comment votre physiothérapeute peut vous aider à guérir et à prévenir ce genre de blessure.

Causes et symptômes de l’entorse du genou

Une entorse du genou est souvent consécutive à la torsion de la jambe. Si l’on pense tout de suite au soccer, au football et autres sports comme exemples de contextes de blessures potentielles, il n’est pas exclu que vous puissiez souffrir d’une entorse, en vous coinçant le pied dans un pavé de votre jardin, ce qui provoquera cette fameuse torsion.

Qu’arrive-t-il à notre genou victime d’une entorse?

Ce dernier comporte quatre ligaments principaux et l’on parle donc d’entorse lorsqu’un choc atteint un ou plusieurs de ces ligaments, fragilisant ainsi la stabilité globale du genou. L’entorse du genou se classe en trois catégories, selon son niveau de gravité :

  • Premier degré. Les symptômes présentés sont de l’ordre de la douleur légère et d’une mobilité plus réduite. Certaines fibres ligamentaires ont été étirées plutôt que déchirées, sans grand dommage. On ne voit habituellement pas d’ecchymose à la surface de la peau et l’enflure est plutôt rare.
  • Deuxième degré. La douleur est plus vive et la fonctionnalité du genou est davantage compromise. Dans ce cas, le ligament est partiellement rupturé. Le repos des activités physiques est normalement suggéré pour une certaine période. On observe souvent une ecchymose et de l’enflure proportionnelle à la sévérité de la rupture.
  • Troisième degré. La rupture est alors totale, la douleur limite supportable, une orthèse d’immobilisation est souvent prescrite dans un premier temps pour aider à mieux contrôler la phase inflammatoire. Une ecchymose et de l’enflure sont presque toujours présentes avec ce degré d’entorse. Il arrive qu’une chirurgie soit nécessaire si le genou demeure instable après la réadaptation.

Traitements pour soulager l’entorse du genou

Pour déterminer la gravité du traumatisme, votre professionnel de la santé effectuera un examen clinique en comparant vos deux genoux. Certaines imageries médicales telles que l’IRM ou la radiographie peuvent aider à confirmer le diagnostic au besoin.

  • Pour une entorse de premier degré, même s’il est possible de marcher avec précaution sur le membre touché, les médecins recommandent de mettre au repos l’articulation pour quelques jours afin de garantir une récupération plus rapide. La plupart du temps, les personnes ne consultent pas un professionnel car la douleur et les restrictions physiques sont faibles.
  • Pour une entorse de second degré, des exercices de rééducation seront sans doute à prévoir. Surélever la jambe et apposer de la glace ainsi que l’utilisation d’un bandage compressif de jour aidera à réduire le gonflement et la douleur. La prise d’analgésiques ou d’anti-inflammatoires est envisageable, avec accord et prescription de votre médecin. La marche avec l’aide d’une canne ou de béquilles pourrait aussi vous être recommandée pour les premiers jours, selon l’intensité de votre douleur.
  • Pour une entorse de troisième degré, une aide à la marche est presque toujours recommandée parce que l’intensité de la douleur est habituellement élevée. Les traitements énumérés à l’entorse de second degré s’appliquent aussi pour le troisième degré, mais la période de rééducation est plus soutenue et plus longue. Une référence en orthopédie peut être demandée et la possibilité d’une chirurgie est envisageable si le niveau de fonction est sévèrement dégradé, et ce, même après la réadaptation. Une orthèse, pour pallier au manque de stabilité du genou, peut aussi être envisagée. Certaines personnes fonctionnent très bien avec une orthèse pour les sports, ce qui évite la nécessité de la chirurgie.

Quand on parle d’exercices, on parle surtout d’exercices de physiothérapie qui vont permettre au membre touché de retrouver sa mobilité, sa force et sa stabilité.

Vous avez reçu un diagnostic d’entorse du genou ou souhaitez bénéficier de conseils pour pratiquer votre sport sans risque de blessure?Contactez les professionnels de la physiothérapie de Physio Élite. Ils sauront augmenter votre sécurité, sans diminuer votre plaisir !

Sources : CHU Sainte-Justine. Genou : Entorse ligamentaire, qu’est-ce que c’est ? 2021.
Le Journal des Femmes – Santé. Entorse du genou : symptômes, comment la soigner ? 2019.

Entorse de la cheville: Symptômes, traitement et exercices à faire

entorse à la cheville

Rater une marche, descendre un trottoir de manière abrupte, mal positionner son pied… les causes de l’entorse de la cheville sont multiples et variées. Et lorsque l’on sait que les entorses et foulures sont les blessures les plus fréquentes au Canada (51 %), il est facile de comprendre que nous sommes tous un jour susceptibles d’en être victimes.

Alors autant se préparer à identifier ses symptômes et à poser les bons gestes pour la traiter!

Entorse de la cheville: causes et symptômes

L’entorse résulte d’une torsion du pied, qui peut se produire vers l’intérieur (entorse latérale) ou vers l’extérieur (éversion). Ce faux mouvement brutal entraîne l’étirement d’un ou de plusieurs ligaments de la cheville. Selon l’état de ces derniers, trois stades de gravité peuvent être distingués : étirement (entorse légère), déchirure partielle (entorse modérée) ou déchirure complète des ligaments (entorse sévère). Certains facteurs peuvent augmenter la probabilité de souffrir d’une entorse, comme le sport, la marche sur terrain accidenté, des chaussures instables…

Comment reconnaître une entorse ?

  • La douleur: Vive et intense, elle est ressentie plus souvent sur la face externe de la cheville, mais peut également toucher la face interne et même le dessus du pied, que ce soit au repos, en bougeant la cheville ou en la palpant.
  • Un hématome ou une ecchymose peut apparaître, signe qu’un ou des ligaments ont été blessés.
  • La chaleur: la cheville peut effectivement devenir chaude, traduisant ainsi une inflammation.
  • Des problèmes pour marcher: boiterie, perte de mobilité, difficultés à mettre son pied au sol, à appuyer son poids du corps dessus…

Comment la soigner et la prévenir?

Si vous présentez tous les symptômes de l’entorse, que pouvez-vous faire pour vous soulager ?

  • Reposez-vous et élevez votre cheville, que vous soyez couché ou assis.
  • Appliquez de la glace par petites périodes de 10-15 minutes, pour diminuer la douleur et l’œdème (48 à 72 h).
  • Effectuez un bandage élastique (48 h maximum) afin de limiter l’enflure et les mouvements. Attention à ne pas trop le serrer, pour ne pas entraver la circulation sanguine.
  • Reprenez graduellement vos activités (entre 48 et 72 h), selon votre tolérance.
  • Si les symptômes persistent ou s’aggravent au-delà de cette période, consultez immédiatement un professionnel de la santé, notamment un physiothérapeute.
  • Lorsque la cheville est très enflée et que vous présentez une ecchymose importante et que vous avec peine à faire 4 pas sans aide pour vous supporter, il serait indiqué de passer une radiographie afin d’éliminer un risque de fracture qui devrait être immobilisée.

Certaines précautions et habitudes existent pour prévenir les entorses.

  • Gardez une alimentation équilibrée ;
  • Pratiquez des activités physiques régulièrement ;
  • Pratiquez régulièrement des exercices d’équilibre sur une jambe ;
  • Assurez-vous de bien soigner vos entorses précédentes.

En ce qui concerne les exercices post-entorse, en voici cinq parmi les plus faciles à intégrer à votre routine:

  • Flexion et extension du pied : assis sur une chaise, ramenez votre pied vers vous puis allongez-le le plus loin possible et maintenez la position quelques secondes en demeurant dans une amplitude avec très peu de douleur. À réaliser 20 fois, 3 à 5 fois par jour
  • Mouvements circulaires du pied, 10 dans un sens, 10 dans l’autre, toujours sur une chaise.
  • Étirement de la cheville : les jambes tendues au sol, tirez votre pied vers votre visage à l’aide d’une serviette ou d’un élastique, étirer votre tendon d’Achille, 3 x 30 secondes.
  • Lorsque vous pouvez marcher assez aisément, montez sur la pointe des pieds. Tenez quelques secondes et redescendez. Pour 3 séries de 10 à 15 répétitions.
  • Squats. Partez de la position debout, contractez vos abdominaux, poussez les hanches derrière et fléchissez les genoux pour descendre jusqu’à ce que les cuisses soient parallèles au sol. Vos genoux ne doivent pas dépasser vos orteils et doivent être alignés avec le bout de vos pieds. Pour 3 séries de 10 répétitions.

Vous avez besoin d’autres exercices, vous subissez des entorses de manière chronique ou vous voulez simplement vérifier la santé de vos chevilles? Les professionnels de Physio Élite peuvent vous aider à retrouver vos pleines capacités physiques après une blessure ou à améliorer vos activités quotidiennes, en respectant mieux vos muscles et vos articulations.