Arthrose

L’arthrose touche une très grande partie de la population. Elle peut être décrite comme une forme d’arthrite non inflammatoire, car elle est caractérisée par une usure du cartilage. Néanmoins, elle peut aussi entraîner une inflammation sporadique. C’est durant cette période que les patients consultent un professionnel de la santé, car l’arthrose est alors accompagnée d’une douleur articulaire.

Ce type d’arthrite touche plus de Canadiens que tous les types d’arthrite réunis. Il s’agit d’un phénomène naturel qui survient avec l’âge et qui apparaît en moyenne entre 40 et 50 ans, mais il peut également se manifester plus tôt lorsque certains facteurs de risque sont présents, dont des facteurs :

  • génétiques — les prédispositions génétiques ont été démontrées pour l’arthrose de la hanche, du genou et de la main;
  • locaux — les traumatismes violents et isolés ou faibles et répétés;
  • généraux — l’âge, le surpoids et la ménopause.

Cette forme d’arthrite a longtemps été décrite comme une arthrite d’usure de l’articulation. Il a récemment été prouvé qu’elle serait plutôt reliée à l’incapacité du corps à réparer les tissus endommagés à l’intérieur de celle-ci.

Lorsqu’une articulation est affectée par l’arthrose, on observe une dégradation de ses cartilages. Le cartilage est une fine couche de tissu qui protège l’extrémité de l’os à l’intérieur de l’articulation. Il est composé d’un tissu actif préservé par les chondrocytes (les cellules du cartilage), qui s’opposent à sa destruction. Lorsque la destruction l’emporte sur la régénérescence, le cartilage s’amincit et la structure de l’articulation change définitivement. On assiste alors à la formation de petites bosses en périphérie de l’articulation, qu’on appelle des ostéophytes, signes caractéristiques observés à la radiographie.

Les articulations les plus souvent touchées par l’arthrose sont les genoux, les hanches, les mains et la colonne vertébrale. Les symptômes se présentent de différentes façons d’une personne à l’autre. Les plus courants sont :

  • des douleurs dites mécaniques, c’est-à-dire qu’elles sont légères le matin et empirent généralement plus tard dans la journée et avec l’effort. Elles ont tendance à s’aggraver avec le mouvement et à s’améliorer avec le repos;
  • des troubles fonctionnels, habituellement causés par une limitation de la mobilité articulaire et variables en fonction des activités de la personne;
  • des douleurs inflammatoires sporadiques lors de poussées inflammatoires caractérisées par un épanchement liquidien (enflure) articulaire, de la chaleur et de la douleur nuisant aux capacités.

Il n’existe aucune façon de guérir l’arthrose, mais plusieurs options de traitement sont offertes afin de soulager la douleur et d’améliorer la mobilité et la fonction.

  • La physiothérapie : elle s’avère une approche efficace pour traiter un grand nombre de personnes touchées par cette problématique.
  • La prise de médicaments : anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente (sulfate de chondroïtine, glucosamine).
  • Les injections intra-articulaires d’anti-inflammatoires stéroïdiens (corticoïdes) ou les injections de viscosupplément (acide hyaluronique).
  • La prise en charge personnelle par l’exercice et la gestion du poids.

Les cas plus graves pour lesquels ces approches ne suffisent pas peuvent nécessiter une intervention chirurgicale appelée « arthroplastie » (remplacement de l’articulation), comme l’implantation d’une prothèse totale du genou ou de la hanche.

Consultez un de nos physiothérapeutes pour vous aider à maximiser votre potentiel et discuter des options de traitements qui s’offrent à vous.