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Comprendre et soulager les douleurs au coude

douleur au coude

Les douleurs au coude sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne le croit. Elles touchent autant les sportifs que les travailleurs manuels, les personnes qui passent de longues heures devant un ordinateur ou encore celles qui effectuent des gestes répétitifs au quotidien. Ces douleurs peuvent devenir rapidement gênantes lorsqu’elles limitent nos activités quotidiennes et peuvent restreindre des activités aussi simples que soulever une tasse ou tourner une poignée de porte. Comprendre l’origine de ces douleurs est la première étape pour les traiter efficacement.

Les tendinopathies : la cause la plus fréquente

L’épicondylite latérale, mieux connue sous le nom de tennis elbow, est une blessure qui touche bien plus souvent les travailleurs, les bricoleurs et les personnes qui effectuent des gestes répétitifs que les joueurs de tennis. Pour comprendre pourquoi cette douleur apparaît, il faut jeter un œil à ce qui se passe réellement dans l’avant-bras.

Les muscles qui permettent de faire l’extension du poignet et des doigts prennent naissance sur une petite zone osseuse située à l’extérieur du coude : l’épicondyle latérale. Quand ces muscles sont trop sollicités ou trop faibles, leurs tendons peuvent s’irriter à leur point d’attache. C’est cette irritation qui provoque la fameuse douleur du tennis elbow.

L’épicondylite médiale, anciennement appelée épitrochléite et mieux connue sous le nom de golfer’s elbow est moins fréquente que l’épicondylite latérale. Elle affecte quant à elle le tendon des muscles qui font la flexion du poignet et des doigts et qui s’attache sur une petite zone osseuse située à l’intérieur du coude : l’épicondyle médiale. Le mécanisme de blessure est le même que l’épicondylite latérale.

Plusieurs activités du quotidien demandent des mouvements répétitifs de rotation de l’avant-bras (supination et pronation) ou de préhension en force. Par exemple : tourner un tournevis à répétition, taper longtemps au clavier, manipuler des objets lourds ou vibrants. Lorsque ces muscles subissent des contraintes importantes ou inhabituelles il se crée une surcharge sur les tendons, survient alors initialement un processus inflammatoire puis un changement dans la structure du tendon avec dégénérescence ce qu’on appelle une tendinose.

D’autres causes existent : irritation du nerf ulnaire, arthrose, bursite, raideur post-traumatique ou encore douleurs référées provenant du cou ou de l’épaule. C’est pourquoi une évaluation complète est essentielle pour poser un bon diagnostic.

Comment traiter l’épicondylite ?

La physiothérapie occupe une place centrale dans la prise en charge des douleurs au coude. L’objectif est double : réduire la douleur et restaurer la fonction.

Un plan de traitement typique comprend :

  • Des techniques manuelles pour diminuer la tension musculaire, améliorer la mobilité articulaire et favoriser la guérison des tissus.
  • Des exercices ciblés, notamment de renforcement, qui ont démontré leur efficacité dans les tendinopathies du coude.
  • Des conseils ergonomiques pour réduire les contraintes au quotidien : ajustement du poste de travail, modification de la prise d’outils, pauses actives.
  • Une progression graduelle des charges, essentielle pour permettre au tendon de retrouver sa capacité à tolérer l’effort. La clé du succès est d’y aller progressif et de bien doser.

Chaque programme est personnalisé, car deux personnes présentant la même douleur n’auront pas nécessairement les mêmes besoins.

Comment prévenir l’épicondylite ?

L’élément clé dans la prévention se résume en un mot : PROGRESSIF ! Lors de la reprise d’une activité sportive ou de travaux manuels, il est important de laisser le temps aux muscles et aux tendons de s’adapter à l’exigence physique qui leur sont imposés. Voici quelques principes simples mais puissants :

  • Varier les tâches pour éviter les mouvements répétitifs prolongés.
  • Renforcer régulièrement les muscles de l’avant-bras et de l’épaule.
  • Maintenir une bonne posture, surtout lors du travail à l’ordinateur.
  • Écouter les signaux du corps et réduire l’intensité des activités dès l’apparition d’une gêne.

Quand consulter en physiothérapie ?

Si une douleur persiste après quelques jours de repos, si une douleur s’intensifie et si elle limite vos activités quotidiennes il est important de consulter afin d’éviter une chronicisation. L’épicondylite peut souvent être longue à traiter alors il est préférable de la prendre en charge rapidement !

Source : Le Manuel Merck. Épicondylite, 2023

Engourdissement dans les mains : Causes courantes

mains engourdies

Les fameuses fourmis dans les mains ! On s’en inquiète peu, car elles sont souvent dues à un mauvais positionnement de notre part.

Si cette cause fait effectivement partie des plus courantes pouvant expliquer l’engourdissement des mains, ce n’est pas la seule. Au contraire, les raisons qui peuvent entraîner ce phénomène sont nombreuses et peuvent nécessiter l’intervention d’un professionnel selon leur gravité.

Quelles sont donc les causes les plus courantes de l’engourdissement dans les mains ? Consultez notre liste et nos traitements possibles pour le soulager.

Main engourdie : de la cause la plus bénigne à la plus préoccupante

L’idée ici n’est pas de vous inquiéter à chaque fois que votre main est engourdie. Dans la plupart des cas, cette sensation résulte bien d’un mauvais positionnement des bras pendant le sommeil. Il suffit que vos nerfs périphériques soient coincés sous votre corps, pour que la pression subie entraîne une diminution temporaire de la circulation sanguine et finalement, un fourmillement dans les mains.

La paresthésie

Le trouble de la circulation sanguine est en effet en cause lorsque l’on parle de fourmillement aux mains. Cette problématique porte un nom plus scientifique, puisqu’on la connaît également sous le terme de paresthésie. Dès lors que vous ressentez des picotements, des fourmillements, des engourdissements dans les mains ou dans les pieds, vous êtes aux prises avec une paresthésie.

L’engourdissement dans les mains peut certes être un désagrément qui se déclenche la nuit, mais aussi le jour. Si vous travaillez de longues heures devant un ordinateur ou si vous effectuez des tâches très répétitives avec vos mains, tout en ayant une mauvaise posture, vous êtes à risque d’écraser vos nerfs. De nouveau, rassurez-vous : dans une telle situation, cela reste temporaire et sans conséquence préoccupante.

Le syndrome du canal carpien

Ce défaut de positionnement qu’il s’observe de nuit ou de jour, peut-être confondu avec le syndrome du canal carpien, l’autre cause la plus courante de fourmillement aux mains. Ce dernier se manifeste lors de la compression du nerf médian qui passe par le poignet, dans la zone appelée « canal carpien ». Il s’agit d’une source pathologique, engendrée de nouveau par des mouvements répétitifs, mais aussi par des maladies (arthrite, diabète) ou des troubles hormonaux (hyperthyroïdie). Cela dit, les symptômes du syndrome du canal carpien – picotements, engourdissements et douleur – ont tendance à être plus intenses la nuit. Le poignet peut en effet se retrouver en position de flexion prolongée, ce qui pourra exacerber la pression du nerf médian. Les conséquences ? En l’absence de traitement, les engourdissements et les douleurs risquent d’être de plus en plus importants. Sans oublier la fatigue, une baisse de concentration, de la mémoire, une augmentation de l’irritabilité, du stress et une altération des capacités physiques qui découleront sûrement du syndrome lui-même et du sommeil perturbé.

Le phénomène De Raynaud

Le phénomène De Raynaud est une autre pathologie à considérer quand on parle de fourmillement dans les mains. Il se définit par une réduction temporaire du flux sanguin vers les doigts. Causé par le froid ou le stress, on observe toujours des engourdissements, et régulièrement des changements de couleur de la peau.

Les hernies discales cervicales

Les hernies discales cervicales – ou toute compression d’un nerf au niveau du cou – appartiennent aussi à la catégorie des pathologies courantes, les disques abîmés qui appuient sur les nerfs pouvant ainsi provoquer des paresthésies.

Autres causes à l’engourdissement des mains

Nous avons rapidement évoqué l’action du stress à l’origine du phénomène De Raynaud, mais le stress à lui seul, sur une période prolongée ou encore l’anxiété, peuvent également impacter de manière significative notre système nerveux, et générer un fourmillement dans les mains ou un fourmillement dans une main.

Ces causes sont donc parmi les plus courantes. En ce qui concerne les autres moins fréquentes, nous pourrions citer une carence en magnésium, en vitamine B12, ou les effets secondaires de certains médicaments ; et plus rarement, une sclérose en plaques, une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral (AVC).

Comme vous pouvez le constater, le spectre de gravité concernant l’engourdissement dans les mains est très large ! Alors, quand s’inquiéter et comment le traiter ?

Engourdissement dans les mains : quoi faire et quand consulter ?

Les fourmillements sont occasionnels, isolés et peuvent être soulagés en changeant de position, en vous étirant ou en massant vos doigts ? Aucune raison de vous inquiéter ou de consulter.

En revanche, s’ils deviennent plus réguliers, plus intenses, s’étendent, ou si au contraire, ils apparaissent soudainement et de façon unilatérale, ou s’ils s’accompagnent d’autres symptômes, comme une perte de sensibilité, des troubles de la vision, de la parole, de l’équilibre, une paralysie, des vertiges ou une douleur thoracique, vous devriez en parler à votre médecin de famille.

Autrement dit, pour les causes pathologiques, le traitement se fera en fonction de la raison sous-jacente. Médicaments, chirurgie, immobilisation, physiothérapie ou autre : ce sera à un professionnel de décider après un diagnostic plus précis.

Ainsi, le syndrome du canal carpien pourrait nécessiter le port d’une attelle, voire une intervention chirurgicale ou un examen plus complet si des maladies ou des troubles hormonaux en sont à l’origine. Les hernies devraient aussi bénéficier du suivi d’un professionnel. En ce qui concerne le phénomène De Raynaud, pour les épisodes de stress et d’anxiété, aucune solution miracle n’existe. À moins d’éviter tous leurs déclencheurs, à savoir le froid, les situations anxiogènes et certains médicaments.

Quelle que soit la cause à l’origine de vos fourmillements, un physiothérapeute pourrait être un excellent allié pour vous soulager. Étirements et mobilisation du poignet, massages et exercices d’extension, combinés à du repos et à des applications de poches de glace peuvent améliorer votre quotidien et vous apaiser tout en douceur.

Quotidien, apaiser et douceur : ça tombe bien ; ce sont les mots d’ordre de Physio Élite, dont les équipes sont toujours disponibles et à l’écoute de votre bien-être.

Sources :
Qare. Fourmillement dans les mains : pourquoi survient-il ? 2025.
Livi. Fourmis dans les mains : pourquoi ? 2023.
Orliman. Exercices mains et poignets. 2025.
Dr Charles Bijon. Canal carpien : un impact sur le sommeil ? 2024.

Reconnaître et traiter la tendinite au poignet

tendinite au poignet

Le terme tendinite est encore une terminologie que nous entendons régulièrement, mais il serait plus juste de parler de tendinopathie, une pathologie douloureuse du tendon. Dans votre emploi, vos loisirs ou pour les gestes les plus anodins, elle peut vite devenir handicapante, et rendre tout plus compliqué.

Si les tendinopathies représentaient 15,5 % des lésions attribuables aux troubles musculosquelettiques en milieu de travail en 2023, les accidents professionnels sont loin d’être les seuls responsables de cette blessure.

Alors, quelles sont les causes de cette problématique, comment la reconnaître et la traiter ? Apprenez-en plus sur la tendinopathie au poignet.

Quoi et pourquoi ? Tout sur la tendinopathie / tendinite des poignets

Vous l’aurez peut-être deviné, la tendinite est une inflammation des tendons, éléments qui rattachent les muscles aux os. Lors de cette première phase, on peut donc parler de tendinite au poignet, mais par la suite l’inflammation diminue et la douleur au tendon peut persister à cause d’un changement de structure des tissus suite à la phase inflammatoire initiale. On parle alors de tendinopathie. Cette affection atteint souvent la gaine synoviale, qui entoure le tendon. Cette gaine contient un liquide gras – le liquide synovial – qui permet au tendon de glisser dans la gaine. C’est pourquoi la tendinopathie peut dans certains cas être désignée par le terme ténosynovite.

La douleur dans le poignet peut donc traduire différentes tendinopathies, la plus fréquente étant la ténosynovite de De Quervain. Elle touche le tendon et sa gaine, et est plus commune chez la femme, les personnes âgées de 40 à 50 ans ou chez celles pratiquant certains métiers et sports spécifiques ou certaines activités manuelles.

Les spécialistes observent également depuis plusieurs années maintenant, une augmentation de la tendinite, « du texto » du pouce ou textonite. Comme son nom l’indique, les communications écrites par l’intermédiaire de nos téléphones intelligents ont tendance à être les instigatrices de nos douleurs au poignet et au pouce.

Cela dit, bien avant l’apparition des cellulaires, la tendinite faisait déjà de nombreuses victimes. Si les causes exactes peuvent être variées, la répétition de mouvements ou une tension réitérée sur le poignet tiennent une large part de responsabilités. En premier lieu, l’utilisation d’un clavier et d’une souris sans ergonomie adaptée. Souvent combinée à une mauvaise posture des bras devant son ordinateur, elle est à l’origine de bien plus de douleur au poignet que l’on pourrait croire ! Voici quelques exemples qui pourraient aussi contribuer au développement des tendinopathies au poignet :

  • Le port de charges lourdes, prolongées et redondantes au niveau de la main ;
  • La pratique de sports de raquettes combinée avec un changement récent de raquette ou suite à une augmentation subite du volume de pratique ;
  • Certaines maladies auto-immunes inflammatoires ;
  • L’absence de pauses régulières ;
  • Une mauvaise hydratation au quotidien.

Les cas de figure impliquant des douleurs dans le poignet et le pouce sont par conséquent courants. Bien sûr, tous ne conduisent pas à un tel traumatisme.

Alors, comment reconnaître une tendinopathie des poignets ?

  • Sans aucun doute, la douleur devrait être un premier signal d’alerte. Parfois accompagnée d’irradiations vers les doigts ou le coude, elle impose souvent une sensation proche de la brûlure.
  • Gonflement visible toujours au niveau du poignet, craquements, rougeur, perception de chaleur et raideur surtout le matin, peuvent également être des symptômes.
  • On remarquera aussi une faiblesse musculaire causée par la douleur, rendant difficiles ou impossibles certains mouvements.

Si vous observez une partie ou tous ces critères, une visite chez votre médecin ou votre physiothérapeute devrait vous donner l’heure juste. La palpation, une échographie ou un IRM, permettront de confirmer le diagnostic et de vous aiguiller vers des solutions pour traiter votre douleur au poignet.

Comment soigner la tendinopathie des poignets ?

Bien souvent, les blessures liées à des traumatismes des articulations nécessitent un arrêt des activités les ayant causées et du repos. Guérir une tendinite pas trop avancée avec seulement cette précaution est possible. Il est aussi possible qu’une prescription d’anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) et le port d’une orthèse d’immobilisation vous soit prescrit afin de diminuer votre douleur.

Cependant, la tendinite des poignets requiert dans bien des cas le soutien d’un traitement plus marqué, comme des injections de corticostéroïdes et des séances de physiothérapie. Les exercices prescrits dans ce contexte visent à augmenter progressivement la charge sur le tendon afin d’en favoriser sa guérison. Les exercices qui vous seront prescrits seront adaptés à votre situation et à votre stade de guérison.

Que vous ayez déjà été aux prises avec ce type de blessure ou que vous cherchiez à vous en préserver, sachez que certaines bonnes habitudes peuvent prévenir la tendinopathie :

  • Les échauffements ;
  • L’hydratation et des heures de sommeil adéquates ;
  • Un équipement approprié que ce soit pour travailler ou pour pratiquer un sport ;
  • Une posture de travail adéquate, conseillée par un ergothérapeute, un ergonome ou un physiothérapeute ;
  • Des pauses régulières ;
  • Un évitement des gestes répétitifs impliquant l’articulation touchée.

Cette liste est bien entendu non exhaustive et sera adaptée par votre physiothérapeute en fonction de la gravité de votre lésion, de ses causes exactes et de votre état de santé général.

Que vous ayez déjà été aux prises avec ce type de blessure ou que vous cherchiez à vous en préserver, sachez que certaines bonnes habitudes peuvent prévenir la tendinite :

  • Les échauffements ;
  • L’hydratation ;
  • Un équipement approprié que ce soit pour travailler ou pour pratiquer un sport ;
  • Une posture de travail adéquate, conseillée par un ergothérapeute ou un ergonome si vous le pouvez ;
  • Des pauses régulières ;
  • Un évitement des gestes répétitifs impliquant cette articulation.

La reprise de vos activités sportives ou professionnelles sera conditionnelle à l’intensité de votre réaction physique aux traitements, et devra se faire de façon progressive. En cas de recrudescence de la sensation gênante, vous devrez vous résigner à stopper la séance ou à repenser l’installation de votre poste de travail. Pourquoi ? Dans le but de ne pas solliciter de la mauvaise manière cette partie déjà fragilisée de votre corps.

Le mot d’ordre des équipes de Physio Élite est de vous libérer des douleurs qui limitent votre potentiel et qui vous empêchent de mener une vie énergique. Vous l’aurez compris : la tendinopathie aux poignets est définitivement l’une de celles-ci ! Alors, pour des conseils avisés, des traitements doux et ciblés et une implication centrée sur l’humain, n’hésitez pas à les contacter dès aujourd’hui : elles vous apporteront bien plus qu’un soulagement temporaire.

Sources :

Clavicule cassée : symptômes et traitement

fracture de la clavicule

Fracture de la clavicule : rien que son évocation nous fait mal ! Et avec raison, car la clavicule cassée – en plus d’être particulièrement handicapante dans la vie de tous les jours – peut être très douloureuse.

Puisque la fracture de la clavicule est le plus souvent consécutive à une chute, elle peut survenir à tout âge. Par leur mode de vie, les personnes sportives sont sans doute plus enclines à en souffrir, néanmoins, c’est un traumatisme que nous sommes tous susceptibles d’expérimenter.

Comment reconnaître une clavicule cassée, identifier correctement ses symptômes et se diriger vers le traitement adéquat ? Trouvez les réponses à ces questions ici.

Clavicule cassée : causes, symptômes et types de fractures

Commençons par une petite révision anatomique : la clavicule est cet os proéminent, situé juste sous la peau, et qui relie le thorax à l’épaule. Elle intervient dans la mobilité de l’épaule, et sert de point d’ancrage à plusieurs muscles du cou. Dès lors, on comprend mieux pourquoi une clavicule cassée est si problématique au quotidien.

Une fracture claviculaire, dans un jargon plus médical, est donc souvent la conséquence malheureuse d’une chute sur l’épaule, le bras ou la main. Perdre l’équilibre et mal tomber peut arriver à tout le monde. Cela dit, les personnes pratiquant le judo, le vélo et l’équitation, ou tout autre sport intense font en majorité partie des statistiques concernant la clavicule cassée.

Et même si à priori, une mauvaise chute peut survenir à n’importe quelle étape de son existence, la fragilité osseuse qui entraîne l’ostéoporose peut aussi augmenter les risques de fracture claviculaire chez les individus plus âgés.

Dans l’inconscient collectif, la clavicule fracturée est souvent associée à une douleur vive… et avec raison ! Si cette sensation aiguë intervient à la suite d’un craquement impressionnant au niveau de votre épaule après ladite chute, et que vous n’êtes plus capable de lever ou de bouger votre bras, la fracture devient une hypothèse très probable !

Parmi les autres symptômes caractéristiques d’une clavicule cassée, on retrouve également :

  • La formation d’un gonflement ou d’un hématome au niveau de la zone de douleur ;
  • Une bosse selon le type de fracture ;
  • Le bras est souvent gardé collé au corps.

En effet, trois types de fractures claviculaires peuvent être discernées :

  • La fracture au centre de l’os (ou fracture du tiers moyen), la plus courante, qui concerne entre 65% et 80% des blessures de ce genre.
  • La fracture de l’extrémité droite de la clavicule (ou fracture du tiers externe), qui ne représente que 15% des cas.
  • Et la fracture de l’extrémité gauche de la clavicule, qui est rarement présente, soit dans 5% des cas.

Les symptômes reliés à ces fractures sont assez explicites, et en général, une radiographie suffit pour confirmer ou non le diagnostic. Elle précisera également le degré de gravité et l’emplacement exact de la fracture. Enfin, des examens complémentaires peuvent être requis selon les circonstances de la chute, pour déterminer si les nerfs adjacents ont été abîmés.

Une fois que la fracture claviculaire est identifiée, quelles sont les alternatives de traitements ?

Quels traitements pour une clavicule fracturée ?

Le traitement d’une clavicule cassée se fait généralement en plusieurs étapes.

Dans un premier temps, on veille à immobiliser l’épaule touchée à l’aide d’une écharpe ou d’anneaux claviculaires, et ce, jour et nuit. L’objectif est de diminuer la douleur et de maintenir le bras pour faciliter la consolidation de la facture. La durée de l’immobilisation peut varier selon la fracture, l’âge, le sexe et l’état de santé global de la personne accidentée. Le suivi médical indiquera ce qui est optimal selon la situation ; quatre à six semaines sont classiquement requises pour retrouver des mouvements quotidiens confortables.

Cependant, dans des cas plus spécifiques, la chirurgie peut s’imposer. De manière succincte, cette chirurgie consiste en la pose d’une plaque en titane pour stabiliser les éléments déplacés.

Dans un deuxième temps et lorsque l’épaule redevient libre, des traitements en physiothérapie sont recommandés pour une récupération optimisée. Ainsi, des mobilisations de l’ensemble des articulations de l’épaule, de la région cervicale, dorsale et du membre supérieur, un renforcement musculaire par l’entremise d’exercices à réaliser en clinique ou chez soi, font partie du programme de réadaptation de votre épaule. Et l’autre bonne nouvelle ? Ils favorisent une guérison complète, sans séquelles.

Prévention des fractures de la clavicule

Bien qu’il paraisse compliqué de se prémunir entièrement contre le risque de chute, la prévention existe et consiste essentiellement à réduire les possibilités d’accidents et de blessures :

  • Port d’équipement de protection ;
  • Apprentissage de techniques de chutes pour des sports comme le judo ou le patinage ;
  • Exercices de renforcement musculaire et d’équilibre ;
  • Alimentation riche en calcium et vitamine D ;
  • Vigilance sur les surfaces glissantes ;
  • Respect des règles de sécurité pendant les activités récréatives ;
  • Sécurisation de l’environnement de vie chez les personnes âgées.

Tous ces petits gestes et ces petites précautions peuvent faire une grande différence au niveau de vos réactions en cas de chute et dans votre vitesse de récupération en cas de clavicule fracturée.

Et si vous avez besoin de plus de conseils ou d’être prit en charge par des équipes compétentes, à l’écoute et orientées vers votre bien-être, vous pouvez vous en remettre aux professionnels de la clinique de physiothérapie Physio Élite. Pour eux, votre santé physique importe tout le temps, et pas seulement lors de votre rendez-vous !

Sources :
La Fabrique verticale. La rééducation de l’épaule après une fracture de la clavicule. 2022.
Ramsay Services. Fracture ou fissure de la clavicule : un traumatisme à ne pas négliger. 2024.
Eron Santé. Diagnostiquer et traiter une fracture de la clavicule. 2023.

Syndrome du tunnel carpien: Symptômes et traitement pour le soulager

syndrome du tunnel carpien

Vous ne serez sans doute pas surpris de savoir que travailler de longues heures devant votre ordinateur n’est pas bénéfique pour votre bien-être physique. Parmi toutes les problématiques qui peuvent émerger de votre position, on peut citer le syndrome du tunnel carpien.

Cette compression du nerf médian qui concerne le poignet est particulièrement fréquente chez les personnes qui effectuent des mouvements répétitifs de cette zone… comme ceux relatifs au travail à l’ordinateur !

Quels sont les symptômes du syndrome du tunnel carpien ? Et surtout, quel traitement peut le soulager ? Apprenez-en plus sur cette condition médicale.

Syndrome du tunnel carpien : ses causes et ses symptômes

Syndrome du tunnel carpien : derrière ce nom peu intuitif se cache une compression ou une irritation du nerf médian, qui passe dans le tunnel carpien. Il résulte en général d’un mouvement répété, et se traduit par des douleurs et des engourdissements aussi bien au niveau du poignet que de la main. Il y a une dizaine d’années, on estimait que plus de 1% de la population canadienne était touchée par cette pathologie ; tout porte à croire que cette statistique a pu augmenter, considérant nos habitudes de travail.

Qui a-t-il de si problématique dans notre posture ?

Tout ! Tête projetée vers l’avant, écran trop bas, épaules enroulées, poignets en extension ou coudes trop loin du corps : ces imperfections si inoffensives puissent-elles paraître, peuvent sensibiliser les nerfs du bras, et sur des périodes prolongées, peuvent entraîner le syndrome du tunnel carpien.

Néanmoins, la position de travail n’est pas le seul facteur à jouer sur l’apparition de cette problématique. D’autres ont aussi la capacité de favoriser son développement, comme :

  • Être une femme ;
  • La grossesse ;
  • Un surpoids ;
  • Certaines maladies chroniques (arthrite rhumatoïde, diabète…) ;
  • Des changements hormonaux consécutifs à la prise d’un contraceptif oral ou à la ménopause ;
  • Des blessures ou des antécédents de blessures au poignet (fracture, entorse…) ;
  • Les travaux manuels qui exigent la manipulation fréquente ou continue d’outils.

Comment distinguer la simple gêne du réel syndrome du tunnel carpien ?

Le principal symptôme est sans doute l’engourdissement. La personne atteinte expérimentera cette condition dans le pouce, l’index, le majeur et la moitié de l’annulaire. Bien évidemment, la douleur s’ajoutera rapidement au nombre des inconvénients, en particulier durant la nuit. La position du poignet maintenue en flexion de longues heures amplifiera la douleur et provoquera certainement des réveils intempestifs. Enfin, on observera une faiblesse ou une diminution de la force de préhension. D’ailleurs, lorsque l’index et le majeur deviennent significativement moins forts, c’est que la complication est assez avancée.

Quels sont les risques de laisser traîner cette problématique ?

L’aggravation de ces symptômes, cela va sans dire. Mais la compression continue du nerf médian peut aussi aboutir à une atrophie musculaire de la main. En conséquence ? Une diminution de la capacité à réaliser des tâches quotidiennes, même les plus simples. Et à long terme, cet handicap pourra se répercuter sur la qualité de vie.

Avant que les dommages deviennent permanents, quelles précautions ou actions devriez-vous prendre pour soigner le syndrome du tunnel carpien ?

Douleur du tunnel carpien : la soulager soi-même ou avec un physiothérapeute

Poser des gestes simples pour diminuer la douleur et réduire les symptômes du syndrome du tunnel carpien, c’est possible. À condition de les mettre en place dans les premiers stades de cette pathologie.

Vous êtes aux prises avec des douleurs au tunnel carpien ? En premier lieu, vous pourriez appliquer de la glace pendant 15 minutes sur le poignet. La prise d’anti-inflammatoires tels que l’ibuprofène pourrait être aussi envisagée, à condition d’en parler à un professionnel et de ne pas avoir de contre-indications.

Et comme l’idée principale est de mettre au repos le fameux nerf médian, vous pourriez vous procurer une orthèse de poignet dans votre pharmacie, et discuter de la taille à privilégier et des conditions exactes de son utilisation, toujours avec un professionnel. De manière générale, il est conseillé d’opter pour un modèle droit qui causera moins de pression qu’un modèle incliné, et de le porter au repos, au risque de voir vos mouvements très limités pendant le travail. Le port de nuit est souvent recommandé pour soulager les symptômes la nuit et le matin au lever.

L’autre professionnel qui pourrait vous être d’un grand secours dans le cadre d’un traitement du tunnel carpien est un physiothérapeute. Après une évaluation complète du cou et de tout le membre supérieur, il sera en mesure de faire un plan de traitement et de vous prescrire un programme d’exercices, incluant des mobilisations des os de votre poignet, des techniques de relâchement musculaire aux différentes interfaces du nerf médian (cou, épaule, coude et poignet), des exercices de mobilisation du nerf médian et ce, en complément du port de l’orthèse.

Ces quelques mesures et la prise en charge physiothérapique devraient vous permettre de résoudre rapidement le problème. Cela dit, si ces traitements échouent ou si vous êtes à un stade trop avancé, l’intervention chirurgicale sera à envisager pour décompresser le nerf médian dans le canal.

Mais avant de penser au pire, ne serait-il pas possible de prévenir l’apparition du syndrome du tunnel carpien ? La réponse est oui, et concerne en premier lieu votre environnement de travail. Vous pourriez investir dans du matériel plus ergonomique et utiliser des supports pour les avant-bras pour éviter l’extension du poignet lorsque vous manipulez votre souris. Prendre de petites pauses d’environ 30 secondes à une minute pourrait aussi être très bénéfique, surtout si vous effectuez une activité très répétitive au niveau du poignet. Autrement dit, corriger votre posture, optimiser votre poste de travail, varier vos tâches, se lever régulièrement et consulter dès l’apparition des premiers symptômes sont des actions minimes qui pourront vous épargner bien des tracas !

Que ce soit pour avoir un avis éclairé sur vos conditions de travail ou pour traiter un syndrome du tunnel carpien – qu’il soit ou non avancé – vous pouvez vous en remettre aux équipes de la clinique de physiothérapie Physio Élite. Améliorer votre santé physique, votre bien-être mental, et votre quotidien, c’est leur objectif !

Sources :
Proximed. Le syndrome du canal carpien. 2024.
Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec. Le syndrome du tunnel carpien. 2024.

Douleur à la mâchoire : Causes et traitement

douleur à la mâchoire

Parler, manger, bâiller, et ce, des milliers de fois par jour : ça prend une mâchoire solide et en santé pour nous permettre de réaliser au quotidien toutes ces actions! Malheureusement, les deux articulations qui la constituent peuvent souffrir de différents maux, au même titre que les autres articulations de notre corps.

Les articulations temporo-mandibulaires (ATM) sont situées de part et d’autre de notre tête, juste devant les oreilles, relient la mâchoire inférieure à l’os temporal. Cet agencement, l’un des plus complexes de notre corps, est à l’origine de tous les mouvements et les actes engendrés par notre mâchoire. Elles peuvent alors être l’objet de problématiques.

Douleur, raideur, craquement, blocage, tension: quelles sont exactement les causes d’un dysfonctionnement de la mâchoire? Et surtout, comment peut-on le traiter?

Pourquoi ai-je mal à la mâchoire ?

Puisque les articulations temporo-mandibulaires (ATM) sont très sollicitées, les causes de douleurs peuvent être multiples! Les douleurs peuvent se développer suite à :

  • Des traumatismes, comme les chutes sur le menton, les coups reçus ou les accidents de la route (whiplash)
  • De mauvaises postures prises au quotidien
  • Des traitements d’orthodontie, comme le port d’appareils ou suite à une intervention chez le dentiste
  • Les mauvaises habitudes ! Stress, bruxisme, se ronger les ongles, mâcher de la gomme…

Le champ des causes possibles est donc très large ! Et suivant son origine, la douleur peut apparaître de manière brutale et être intense, être progressive ou devenir chronique.

Comment alors différencier une gêne temporaire d’une problématique majeure ?

Dans certains cas, les troubles de l’ATM comportent d’autres symptômes: craquements, blocages, gonflement de la mâchoire, douleur qui irradie dans l’oreille, les dents, le cou, l’ensemble du visage, et jusqu’aux épaules. Ils peuvent également causer des maux de tête ou encore des difficultés à mâcher et à avaler.

Autrement dit, si vous ne portez pas une attention particulière lorsque votre mâchoire vous fait souffrir, l’apparition de ces éléments devrait vous encourager à faire rapidement appel à un physiothérapeute.

Douleurs à la mâchoire ? Pensez physiothérapie !

La prise d’antidouleurs, l’application de glace sur les régions sensibles et la consommation d’aliments mous (purée, yogourt, œufs…) peuvent vous aider à contrôler la douleur de façon temporaire. Il vous faudra peut-être revoir votre mode de vie, améliorer vos habitudes posturales, abandonner la gomme à mâcher, envisager des activités pour diminuer votre stress et améliorer votre sommeil (yoga, méditation) et… consulter un physiothérapeute!

La prise en charge de ce type de troubles fait effectivement partie des traitements que peut vous prodiguer ce spécialiste. Il prendra tout d’abord le temps de faire une évaluation. L’objectif ? Tester la mobilité de l’ATM et du cou, la force des muscles, la stabilité de vos ligaments et la palpation permettra de localiser la douleur, cibler les zones de tensions musculaires/myofasciales et les points gâchettes.

À la suite de cet examen, il pourra mettre en place un plan de traitement. Le relâchement des muscles et des fascias, des techniques de mobilisations articulaires, la poncture physiothérapeutique (aiguilles sèches) et les exercices pourront vous aider à régler votre problème. Le programme d’exercices personnalisés peut comprendre des auto-massages, des exercices posturaux, d’étirements, de renforcement, de respiration et de relocalisation du disque articulaire dans les cas de craquements.

Jamais vous n’aurez pensé que la physiothérapie pouvait être si bénéfique pour vos douleurs à la mâchoire, pas vrai ? Pour d’autres bienfaits et si vous êtes aux prises avec des douleurs qui vous interpellent, faites le point avec les équipes de Physio Élite. Vous serez ravi de constater à quel point elles sont à votre écoute, et à quel point elles ont à cœur votre bien-être.

Capsulite à l’épaule : causes, traitement et temps de guérison

capsulite à l'épaule

La capsulite à l’épaule, également connue sous le terme « épaule gelée » est une maladie inflammatoire liée à une rétraction de la capsule articulaire (ligament). Elle touche le plus souvent l’articulation de l’épaule. Et mauvaise nouvelle pour les personnes atteintes : raidissement et douleur sont au menu des symptômes !

Cette pathologie, dans près de la moitié des cas, est la conséquence d’un phénomène qui n’est pas facilement identifiable. De ce fait, on la qualifie d’idiopathique. De manière globale, n’importe qui peut donc la développer, mais fait pertinent : il semblerait qu’elle affecte davantage les femmes âgées entre 40 ans et 60 ans.

Causes, traitement et temps de guérison : que sait-on exactement de la capsulite à l’épaule ?

Causes et évolution de la capsulite à l’épaule

La capsulite à l’épaule fait donc partie de ces problématiques dont les causes restent nébuleuses. Néanmoins, certaines conditions médicales tendent à favoriser son apparition. Parmi elles :

  • Des tendinites, des bursites, des fractures ou des luxations ;
  • Une immobilité prolongée, consécutive à une opération chirurgicale par exemple ;
  • Les maladies systémiques tel que le diabète et l’hypo ou hyperthyroïdie

Et puisqu’il a été observé que les femmes de 40 ans à 60 ans étaient particulièrement touchées, la ménopause serait probablement à ajouter à cette liste non exhaustive.

Phase d’évolution de la capsulite

L’autre caractéristique de la capsulite est son évolution en trois phases, avec des symptômes qui leur sont propres :

  • Phase 1 : Elle se distingue par une douleur intense qui peut irradier jusqu’au coude. Elle se manifeste aussi bien au repos qu’en mouvement, et surtout le soir et la nuit. D’une durée de 1 à 4 mois, elle perturbe grandement le sommeil.
  • Phase 2 : L’épaule devient plus raide et perd de l’amplitude. En revanche, la douleur est moins importante. Cette étape peut s’étendre entre 3 et 12 mois.
  • Phase 3 : La douleur diminue franchement et l’épaule retrouve graduellement sa mobilité. C’est la phase de récupération qui peut prendre entre 6 mois et 2 ans.

Si les causes ne sont pas claires, les traitements quant à eux sont plus définis.

Les traitements d’une capsulite : entre physiothérapie et patience !

Une capsulite peut se guérir sans traitement. Mais pour accélérer le processus et retrouver une épaule en santé dans de meilleurs délais, mieux vaut vous faire évaluer par un physiothérapeute.

Si le diagnostic est confirmé, plusieurs exercices pourraient être prescrits pour vous aider : principalement des exercices de mobilité, d’étirement et de renforcement. En traitement de physiothérapie, les mobilisations articulaires et le relâchement musculaire pourront grandement vous aider à retrouver une meilleure mobilité plus rapidement. Il est fréquent qu’une infiltration de cortisone intra-articulaire ou une arthrographie distensive soient recommandées afin d’aider à diminuer la douleur et améliorer la mobilité.

Cela dit, avec un programme de mouvements complet, et une médication contrôlée avec anti-analgésiques, le temps de récupération peut être diminué de manière significative. On parle d’un rétablissement possible entre 12 et 18 mois, sachant tout de même que certaines capsulites peuvent durer 3 ans.

Douloureuse et relativement inconnue, la capsulite présente quand même l’avantage notable d’être guérissable et facilement prise en charge. Si vous souffrez de l’une des conditions médicales énumérées dans notre liste ou si votre épaule vous fait mal, n’hésitez pas à communiquer avec les spécialistes de Physio Élite. Ils seront à vos côtés pour vous rassurer sur votre état et entamer les démarches qui permettront à votre corps et à votre moral de se sentir mieux !


Sources
National Geographic. Le syndrome de l’épaule gelée toucherait principalement les femmes. 2023.
RDS. La capsulite à l’épaule : causes et traitement. 2020.
Physiothérapie universelle. La capsulite rétractile ou épaule gelée. 2024.

Commotions cérébrales : Quoi faire et quand consulter ?

commotion cérébrale

Loin de n’être qu’un dommage collatéral de sports violents comme le hockey ou le football, les commotions cérébrales peuvent être consécutives à des coups reçus, à des chutes – de vélo par exemple -, ou encore, à des accidents de travail. Lorsque l’impact touche la tête, le cou, le visage et même le corps, il y a un risque pour que le cerveau bouge et crée un cisaillement au niveau des neurones à l’intérieur du crâne. C’est cela qui entraîne des commotions.

Autrement dit, nous sommes bien plus nombreux que nous le pensons à être potentiellement victimes d’une commotion cérébrale. De là la pertinence de la reconnaître, de savoir quoi faire et quand consulter.

Commotion cérébrale : la reconnaître et savoir quoi faire

Par son caractère interne, la commotion cérébrale est qualifiée de «blessure invisible». D’où l’importance de surveiller l’apparition de tout symptôme après l’impact. Des symptômes qui peuvent être très variés, nombreux, mais surtout qui peuvent être différents d’une personne à l’autre, et se manifester jusqu’à 48 heures après le choc.

De manière schématique, les signes avant-coureurs d’une commotion cérébrale peuvent être rangés en 4 catégories :

  • La première regroupe les symptômes qui touchent le corps (étourdissements, maux de tête, nausées, sensation de pression dans le crâne, perte d’équilibre, sensibilité au bruit, à la lumière, vision brouillée…) ;
  • La seconde considère ceux qui affectent la pensée (confusion, somnolence, difficultés à se concentrer, pertes de mémoire, fatigue, manque d’énergie…) ;
  • La troisième s’intéresse aux émotions (irritabilité, nervosité ou angoisse, forte émotivité, impression d’être « dans le brouillard », tristesse…) ;
  • Enfin, la dernière est relative au sommeil (insomnie, mauvais sommeil ou besoin accru de dormir…).

Et cette liste est loin d’être exhaustive ! Dans tous les cas, si de tels signes se manifestent, vous devez absolument prendre les précautions qui s’imposent, c’est-à-dire une période de repos de 48 heures suivie d’une reprise graduelle des activités mentales et physiques, selon votre évolution.

Durant cette période :

  • Stoppez toute activité sportive ou physique à risque de chute ou d’impact ;
  • Évitez les occupations intellectuelles prolongées (devoirs, lecture…);
  • Si possible, abstenez-vous de conduire ;
  • Réduisez le visionnage d’écrans ;
  • Ne consommez aucune boisson alcoolisée ou énergisante, de drogue ou de somnifères.

Se tenir tranquille ne signifie pas pour autant passer la journée au lit ! Répondez à vos besoins primordiaux d’alimentation, d’hydratation et de sommeil tout en diminuant vos efforts. C’est cette formule qui vous permettra de récupérer plus rapidement.

Les signaux d’alerte pour consulter

Bien qu’impressionnante, cette panoplie de symptômes ne comprend pas encore les signaux d’alerte qui exigent une consultation médicale urgente :

  • Douleur au cou ;
  • Vision double ;
  • Perte de conscience ;
  • Crise épileptique ou convulsions ;
  • Vomissements répétés ;
  • Sensation de faiblesse, de picotement ou de brûlure dans les bras ou les jambes ;
  • Aggravation des signes listés plus tôt.

Dès que l’un d’eux apparaît, vous devriez immédiatement vous rendre à l’urgence ou dans un établissement en mesure de vous fournir rapidement une évaluation.

À ce titre, les cliniques de physiothérapie sont en mesure de vous prodiguer un examen complet. Deux objectifs pour elles : catégoriser vos symptômes et élaborer un programme d’exercices pour une reprise progressive de vos activités.

Véritable partenaire de votre mieux-être, la clinique de physiothérapie Physio Élite s’inscrit dans cette volonté de favoriser votre guérison de manière réfléchie, personnalisée et optimale. Avec elle, continuer à profiter de la vie à son plein potentiel devient plus tangible. Et puisque personne n’est à l’abri d’un accident, il est bon de savoir sur qui l’on peut compter pour s’en remettre !

Comprendre et traiter la céphalée cervicogénique

Presque tout le monde a souffert de maux de tête à un moment ou l’autre de sa vie. Parmi les différentes catégories de maux de tête, on retrouve la «céphalée cervicogénique», qui prend son origine au niveau du cou. 

Mais quelles sont les causes réelles de ces maux de tête? Découvrez-en plus sur les symptômes à surveiller et pourquoi la physiothérapie fait partie des traitements les plus efficaces pour les soulager.

La céphalée cervicogénique, qu’est-ce c’est?

La céphalée dite cervicogénique est un mal de tête dont la source est localisée au niveau du cou. Le terme « cervicogénique » en lien avec la céphalée indique que la douleur provient en particulier des trois premières vertèbres de la région cervicale: l’Atlas (C1), l’Axe (C2), et la troisième vertèbre cervicale.

Divers éléments de cette région peuvent être à l’origine de maux de tête : les vertèbres, les fascias (les muscles et leurs enveloppes) et les nerfs de cette zone qui innervent les composantes au niveau de la tête et du visage.

Quels sont les symptômes de la céphalée cervicogénique?

Si les causes d’un mal de tête peuvent varier, les symptômes sont tout aussi nombreux et dépendent de chacun.

En général, les effets désagréables les plus courants de la céphalée incluent :

  • Des douleurs à la tête et à la nuque;
  • Des douleurs exacerbées par certains mouvements;
  • Une douleur qui se présente le plus souvent du même côté;
  • Douleur au cou irradiant vers la tête, les tempes ou les yeux.

Céphalée cervicogénique: quelles sont les causes?

Contrairement aux maux de tête occasionnés par un problème neurologique ou vasculaire (ex. la migraine), ce type de céphalée trouve sa cause à l’extérieur de la tête, plus précisément au niveau des structures de la région du cou.

Les causes réelles d’un mal de tête cervicogénique peuvent inclure des tensions musculaires, des blessures ou des anomalies structurelles. La douleur ressentie se réfère donc au crâne et est causée par l’irritation d’une articulation ou d’un nerf.

Qui sont les personnes les plus sujettes à en souffrir?

Les personnes les plus enclines à souffrir de céphalées liées au cou sont celles qui ont subi un traumatisme dans la région cervicale, comme un accident de voiture ou un coup sur la tête (dans le cadre d’une activité sportive, par exemple), ou encore celles qui ont un problème au niveau postural.

Les facteurs déclenchants

Encore ici, la céphalée peut mettre en cause des déclencheurs très variés d’une personne à l’autre. On retrouve toutefois certains dénominateurs communs pouvant provoquer ou aggraver ces maux de tête. En voici quelques-uns:

  • Mauvaises postures: assis ou debout, une mauvaise ergonomie au travail et les gestes répétitifs sur de longues périodes induisent une pression excessive sur les muscles du cou.
  • Tension musculaire: l’accumulation de stress dans la région du cou peut déclencher une céphalée.
  • Traumatismes cervicaux: les blessures, ou tout accident affectant la région cervicale peuvent provoquer des maux de tête cervicogéniques.

Céphalée : Quels sont les traitements efficaces?

La physiothérapie est reconnue comme une approche efficace pour soulager la céphalée cervicogénique. Elle propose des traitements ciblés comme des mobilisations et des manipulations articulaires du cou et des techniques de relâchement musculaire. Chaque patient bénéficie d’un programme d’exercices personnalisé combinant le renforcement et l’assouplissement pour un rétablissement optimal.

Ne laissez plus les maux de tête affecter votre qualité de vie!

Vous souffrez de céphalée et cherchez un traitement qui a fait ses preuves? Contactez l’équipe de professionnels en physiothérapie de Physio Élite!

Avec une analyse approfondie de votre situation et un plan d’action personnalisé, leurs experts vous aideront à regagner votre qualité de vie et votre bien-être.

Sources: OPPQ. Maux de tête : Et si c’était un problème cervical? Mars 2018.

Tendinopathie à l’épaule: Comment traiter cette condition?

tendinite à l'épaule

Parmi les problématiques physiques les plus limitantes, la tendinopathie à l’épaule se classe en bonne position. En effet, la douleur qu’elle provoque peut nous empêcher de lever le bras, de soulever des charges, de s’appuyer ou encore de lancer. Dans les cas les plus graves, elle peut même se manifester au repos, durant la nuit, et prendre jusqu’à plusieurs semaines pour guérir.

D’un point de vue médical, qu’appelle-t-on exactement une tendinopathie? En quoi se distingue-t-elle de la tendinite? Quels sont ses causes et ses symptômes, et surtout comment la traiter? Voici un portrait global de cette condition .

Causes et symptômes de la tendinopathie à l’épaule

La tendinite à l’épaule est définie comme un état qui peut être traumatique ou insidieux et correspond à une inflammation des tendons de la coiffe des rotateurs lors de la phase aigüe. La tendinopathie apparaît dans un deuxième temps, on assiste à un changement de la structure collagénique des tendons affecté. Le collagène de type 1, que nous retrouvons dans un tendon sain, est graduellement remplacé par un collagène de type 2, moins résistant à la tension et douloureux à la palpation.

De manière globale, la tendinopathie est le résultat d’une sollicitation excessive ou d’un mouvement répété sollicitant les tendons. Avec l’âge, la résistance aux stress mécaniques des tendons diminue et cette pathologie devient plus fréquente et plus longue à guérir.

Cela dit, les jeunes ne sont pas à l’abri, en particulier les sportifs, puisque ceux-ci qui utilisent leurs bras dans le cadre de leur pratique sportive (aviron, basketball, boxe, baseball…). Ils présentent donc des risques élevés de tendinopathie, mais associée à une surutilisation tendineuse causée par une augmentation trop rapide de l’entraînement.

Quand soupçonner la présence d’une tendinopathie ?

Au chapitre des symptômes de la tendinopathie à l’épaule, on retrouve :

  • Une douleur vive à l’épaule, notamment lorsqu’on soulève le bras, qui peut aussi se manifester la nuit ou en position couchée.
  • Des craquements ou des crissements lors des mouvements.
  • Une sensation de chaleur dans certain cas
  • La présence d’une douleur qui est souvent pire en début d’activité et qui a tendance à s’améliorer durant cette dernière pour ensuite ré-augmenter si on persiste avec l’effort.
  • La présence d’une douleur qui persiste longtemps après l’activité.
  • Une difficulté à soulever des charges.
  • Quelle que soit la cause de la tendinopathie, sa durée est très variable, mais plutôt longue dans la majorité des cas. On parle de quelques semaines à plusieurs mois pour retrouver une fonction normale.

Et justement, que faire pour traiter cette condition ?

Traitements pour soulager la tendinopathie de l’épaule

Dans un premier temps, le traitement vise à contrôler la phase inflammatoire, la tendinite. Dès l’apparition de la douleur et si cela est possible, vous devriez suspendre l’activité responsable de votre mal, et vous mettre au repos pour quelques jours. Il est suggéré de continuer de bouger dans les directions non douloureuses afin d’éviter une ankylose de l’épaule.

Pour soulager la douleur, des antalgiques – sous approbation de votre médecin – ont une bonne efficacité, même s’ils ne résolvent pas la cause profonde. Il est fortement recommandé de consulter votre physiothérapeute rapidement dans le processus afin qu’il vous informe sur les activités et positions à éviter et pour qu’il vous enseigne rapidement les exercices appropriés afin de favoriser la guérison des tendons touchés.

Dans un deuxième temps, votre physiothérapeute vous enseignera la progression appropriée des exercices axés sur un retour aux sports ou activités qui vous sont chers. Dans les études actuelles, les exercices ciblés sur le bon tendon sont la meilleure façon de traiter la tendinopathie. Votre physiothérapeute prendra aussi le temps d’évaluer la biomécanique de l’épaule, de votre région cervicale et de votre omoplate afin de maximiser l’harmonie du mouvement de l’ensemble de ces régions qui sont interreliées dans une prise en charge globale de votre condition.

Le diagnostic par imagerie médicale est habituellement établi par échographie ou résonnance magnétique (IRM). Ces examens doivent être prescrits par votre médecin s’il le juge nécessaire à votre condition. Les traitements en physiothérapie sont habituellement commencés avant l’imagerie et si la condition n’évolue pas favorablement, les examens peuvent aider à mieux orienter les traitements.

Si vous avez reçu un diagnostic de tendinite ou de tendinopathie à l’épaule ou souhaitez adopter de bonnes habitudes de mouvement pour l’éviter, contactez les physiothérapeutes de Physio Élite. Ils vous apprendront comment solliciter vos articulations dans le respect de vos capacités physiques et de vos besoins quotidiens.


Sources :
Passeport Santé. Les troubles musculosquelettiques de l’épaule (tendinite). 2022.
Améliore ta santé. Tendinite à l’épaule : symptômes, causes et traitement. 2023.
Le Journal des femmes. Tendinite de l’épaule : durée, traitement, exercice, que faire? 2022.