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L’ÉQUILIBRE DE LA MÂCHOIRE

douleur à la mâchoire

Auteur : Karen Laverdure, M.Sc., pht

Nombreux sont ceux qui vivent avec des douleurs, des blocages ou des craquements de la mâchoire; 33 % de la population rapportent en être symptomatiques. Mais que faire avec un tel problème?

La mâchoire est une articulation située entre l’os du temporal et l’os de la mandibule, d’où son nom d’articulation temporo-mandibulaire (ATM). Elle est constituée de cartilage, de ligaments, de muscles, de nerfs et d’un disque articulaire. Elle subit de grands stress dus aux forces de mastication.

Des problèmes à l’ATM peuvent survenir à la suite d’un traumatisme direct, du serrement des dents, de changements de dentition ou d’occlusion (fermeture de la bouche), de dégénérescence articulaire, d’une mauvaise posture, etc. Les douleurs locales sont fréquentes, mais peuvent aussi s’accompagner de symptômes à l’oreille ou à l’œil, de bruits articulaires ainsi que de douleur au cou et de maux de tête. L’ATM a une connexion très forte avec la partie haute du cou puisque plusieurs nerfs alimentent la musculature et l’articulation de la mâchoire. Une augmentation de la tension de ces muscles peut provoquer des douleurs à la tête et un déséquilibre de la mécanique de la mâchoire.

Une approche de traitement centrée sur la région de la mâchoire, du cou et du crâne est alors de mise. Un physiothérapeute spécialisé pourra vous aider à retrouver la pleine fonction de votre mâchoire.

CETTE HORRIBLE TENDINITE AU COUDE

épicondylite / tendinite au coude

Auteur : Karen Laverdure, M.Sc., pht

Plusieurs ont déjà expérimenté des douleurs au coude, obtenant généralement le diagnostic de tendinite, communément appelée épicondylite ou tennis elbow et golfer’s elbow. Avec cette blessure vient la réputation d’une longue récupération. Comment s’y retrouver avec toutes les options de traitement?

Les tendons du coude correspondent aux muscles de l’avant-bras qui servent à faire bouger le poignet et les doigts. En présence d’une mauvaise mécanique aux articulations du poignet et du coude ou d’un nouvel effort intense, les muscles et tendons doivent produire plus de force qu’à l’habitude pour accomplir la tâche. De façon répétée, des microtraumatismes au tendon surviennent, et voilà l’apparition de la tendinite (ou plutôt de la tendinopathie). Si le problème persiste, un processus dégénératif du tendon s’ensuit, ainsi que son affaiblissement. La douleur survient généralement lorsqu’on soulève un objet avec la main ou qu’on serre le poing, surtout avec le coude étendu. De plus, il est très fréquent que cette perturbation mécanique occasionne aussi l’irritation d’un nerf passant dans la même région au niveau du coude, une autre source de douleur à prendre en considération.

Plusieurs options de traitement sont proposées, mais une seule est rarement efficace pour enrayer le problème. Il faut d’abord mettre le tendon au repos pour une courte période, en évitant les tâches irritantes et en portant une orthèse au coude, par exemple. Ensuite, il est indispensable de corriger la mécanique articulaire afin d’éliminer la surcharge tendineuse et de débuter des exercices de renforcement spécifiques permettant au tendon de retrouver son plein potentiel. C’est avec des traitements efficaces que votre physiothérapeute pourra vous diriger vers la rééducation de cette blessure.

Quant à la médication et aux infiltrations de cortisone, elles sont souvent suggérées, mais leur utilisation demeure controversée quant à leur efficacité à long terme.

Coup de cœur :

Bien que surnommée tennis elbow ou golfer’s elbow, cette blessure survient surtout chez les sportifs amateurs et est généralement reliée à une altération de la technique ou à une prise trop ferme de la raquette. Si la douleur survient suite à la pratique d’un sport, il est fortement recommandé de faire évaluer votre technique par un professionnel. Et qui sait, vous améliorerez peut-être vos performances!

V.P.P.B.

Vertige positionnel paroxystique bénin

Auteur : Elaine Lamarre-Leroux, M. Sc., pht

Parmi les problèmes vestibulaires (qui sont en lien avec l’oreille interne), le plus connu du grand public est la labyrinthite. Toutefois, le vertige paroxystique positionnel bénin (VPPB), quoique moins connu, cause également des problèmes fonctionnels importants et est responsable de 30% des vertiges. Les symptômes spécifiques du VPPB, sont des vertiges intenses (souvent caractérisés par la sensation que les murs tournent), de courte durée (moins d’une minute) et provoqués par des changements de position (se coucher, se relever du lit, se retourner dans le lit, regarder en l’air, se pencher vers l’avant).

Le VPPB est deux fois plus fréquent chez la femme et la probabilité augmente après 55 ans. Il est souvent associé à l’ostéoporose, l’athérosclérose et le diabète. Il peut également être présent après un trauma ou en concomitance avec d’autres pathologies vestibulaires (labyrinthite, maladie de Ménière). Après un épisode aigu, une personne sur deux peut avoir d’autres crises. Dans 80% des cas, les récidives arrivent dans la première année après le traitement.

Certains facteurs prédisposent aux risques de récidives : être de sexe féminin, avoir eu 3 épisodes avant le premier traitement et avoir une apparition des vertiges après l’âge de 60 ans. Le VPPB est causé par la migration d’otoconies (ressemblant à des grains de riz) dans les canaux semi-circulaires de l’oreille interne. Les otoconies qui se sont déplacées dans les canaux semi-circulaires envoient un message au cerveau comme quoi la tête se déplace dans l’espace. Cependant, cette information ne concorde pas avec les informations venant des récepteurs du cou et des yeux. Cette discordance cause la sensation de vertige et les étourdissements.

En physiothérapie, nous pouvons évaluer la cause de vos vertiges et de vos étourdissements. S’il s’agit d’un VPPB, avec des mobilisations très simples, nous pouvons favoriser le retour des otoconies à leur emplacement normal et vous montrer comment vous traiter à la maison. Ce traitement est simple, rapide et s’avère très efficace.

Référence : Godbout, Alain (2013). Introduction à la rééducation vestibulaire en physiothérapie. OPPQ, 221p.