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La périostite tibiale

périostite tibiale

La périostite tibiale, aussi appelée shin splints, est une blessure fréquente chez les personnes actives, en particulier celles qui augmentent trop rapidement leur niveau d’activité physique. Bien qu’elle touche surtout les coureurs, elle peut apparaître chez les marcheurs, danseurs, militaires ou toute personne soumise à une surcharge mécanique. Comprendre cette blessure et les solutions offertes par la physiothérapie permet de favoriser une guérison durable et d’éviter les récidives.

  1. Qu’est-ce que la périostite ?

La périostite est une inflammation du périoste, la membrane qui recouvre l’os. Elle touche principalement le tibia, situé à l’avant de la jambe. Comme le périoste est riche en nerfs et en vaisseaux sanguins, la douleur peut être vive et persistante. Cette inflammation survient généralement à cause d’un stress mécanique répété, souvent lié à des impacts ou à une surcharge musculaire. Les coureurs sont particulièrement à risque, mais toute personne augmentant trop rapidement son volume d’activité peut en souffrir.

  1. Pourquoi survient-elle ?

La périostite est une blessure de surcharge, c’est-à-dire qu’elle apparaît lorsque les tissus reçoivent plus de stress qu’ils ne peuvent en tolérer. Plusieurs facteurs peuvent y contribuer :

  • Augmentation trop rapide de l’entraînement : courir plus souvent, augmenter brusquement la distance ou l’intensité, ajouter du dénivelé trop tôt.
  • Biomécanique défavorable : pieds plats ou hyperpronation, faiblesse des muscles stabilisateurs, raideur des mollets, technique de course inefficace.
  • Chaussures inadéquates : usées, mal adaptées ou ne correspondant pas au type de pied.
  • Fatigue musculaire : des muscles fatigués absorbent moins bien les chocs, ce qui surcharge le périoste.

Ces facteurs, isolés ou combinés, créent une tension excessive sur le tibia, menant à l’inflammation.

  1. Symptômes de la périostite

Les symptômes typiques incluent :

  • une douleur diffuse le long du tibia, souvent sur la partie interne ;
  • une douleur qui apparaît au début de l’activité, diminue parfois en cours d’exercice, puis revient plus intensément après ;
  • une sensation de brûlure ou de tiraillement ;
  • une douleur à la palpation du tibia.

Une douleur très localisée et intense peut indiquer une fracture de stress, complication possible d’une périostite non traitée. Dans ce cas, une consultation rapide est essentielle.

  1. Diagnostic

Le diagnostic est principalement clinique. Le physiothérapeute évalue la localisation de la douleur, analyse la démarche ou la technique de course, teste la force et la souplesse des muscles de la jambe et identifie les facteurs de risque. L’imagerie est rarement nécessaire, sauf en cas de suspicion de fracture de stress.

  1. Traitement en physiothérapie

La physiothérapie est l’un des traitements les plus efficaces pour soulager la périostite et prévenir les récidives. Le traitement vise à réduire l’inflammation, corriger les facteurs de risque et renforcer les structures impliquées.

a) Réduction temporaire de l’activité

La première étape consiste à diminuer la charge sur le tibia : réduire l’intensité ou la durée, éviter les surfaces dures, remplacer temporairement la course par des activités à faible impact comme le vélo ou la natation.

b) Thérapies manuelles

Le physiothérapeute peut utiliser différentes techniques pour diminuer la douleur et améliorer la mobilité : massage des mollets et du tibial postérieur, relâchement myofascial, aiguilles sèches, mobilisation du pied et de la cheville.

c) Renforcement musculaire

Le renforcement est essentiel pour stabiliser la jambe et absorber les impacts. Les exercices ciblent le tibial postérieur, les mollets, les muscles du pied ainsi que la stabilité et la proprioception.

d) Correction de la biomécanique

L’analyse de la démarche ou de la technique de course permet d’identifier les mouvements qui augmentent la charge sur le tibia. Le physiothérapeute propose ensuite des ajustements techniques, des exercices correctifs ou des recommandations sur les chaussures.

e) Taping et orthèses

Le taping peut réduire la douleur en soutenant le tibia. Des chaussures adaptées ou des orthèses plantaires peuvent également aider à corriger une pronation excessive ou à mieux répartir les charges.

f) Retour progressif à l’activité

Une fois la douleur contrôlée, le physiothérapeute guide un retour graduel à l’activité : augmentation progressive du volume, intervalles marche-course, conseils pour éviter les récidives.

  1. Prévention

Pour réduire les risques de périostite : augmenter l’entraînement progressivement, varier les surfaces, renforcer les muscles des jambes, remplacer les chaussures usées, éviter les changements brusques d’intensité et intégrer des exercices de stabilité.

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🔗 Références finales

  1. The Running Clinic – Printemps 2021 (PDF)

https://cdn.therunningclinic.com/media/7842110/printemps_2021.pdf

  1. Merck Manual Professional Edition – Shin Splints

https://www.merckmanuals.com/professional/injuries-poisoning/sports-injury/shin-splints

Reprendre la course après une blessure au membre inférieur

course à pied

Que votre blessure provienne d’un défaut d’échauffement, d’un accident ou d’une malchance, son entière guérison nécessite votre attention. Elle peut être l’occasion de revoir vos pratiques de course ou d’améliorer votre routine de préparation. L’important est de récupérer progressivement pour éviter une autre lésion plus grave.

Si vous pratiquez la course à pied, il vous tarde de savoir quand reprendre cette activité après une blessure au membre inférieur. Une chose est sûre : votre retour se devra de respecter quelques étapes et un plan de reprise adéquat.

Reprendre la course après une blessure : les étapes essentielles

Sensibilité à la rotule, douleur dans le talon ou le tibia, fracture de stress, tendinite : les exemples de blessures au membre inférieur ne manquent pas ! Et quel que soit leur type, elles demandent une prise en charge appropriée pour reprendre la course de façon progressive.

Vous souhaitez reprendre la course après une blessure de ce type ? La liste suivante est une première étape pertinente pour s’y remettre en toute sécurité :

  • Obtenir l’accord de votre médecin ou de votre physiothérapeute. L’un comme l’autre pourra évaluer votre guérison et vous conseiller sur la façon de reprendre.
  • Ne ressentir aucune douleur de moyenne à forte, un inconfort est toléré mais il ne doit pas augmenter durant l’activité.
  • Être capable de marcher entre 15 à 30 minutes sans boiter.
  • Être en mesure de réaliser des mouvements simples (fentes, sauts sur une jambe, squats…) sans douleur ni gène.

Tous ces indicateurs sont au vert ? Vous pouvez donc reprendre la course après votre blessure. Pour cette deuxième étape, votre physiothérapeute pourra de nouveau vous accompagner, en élaborant un plan adapté à votre historique physique et musculaire.

L’indispensable plan de reprise de course à pied

Véritable programme de remise en forme, le plan de reprise de course à pied après une blessure, est destiné à retrouver petit à petit une bonne condition physique pour :

  • Reprendre votre activité de course dans les meilleures conditions ;
  • Réveiller vos muscles, tendons et articulations et améliorer leur tolérance à l’effort ;
  • Vous assurer de le faire sans vous blesser de nouveau ;
  • Renforcer votre confiance en vous, en votre corps et en ses capacités physiques.

Après avoir obtenu l’accord de votre médecin ou de votre physiothérapeute, voici un exemple des étapes qui pourraient constituer votre programme de reprise de la course à pied. Il est important de noter que selon votre état de santé, la blessure exacte dont vous avez souffert et l’avis du professionnel qui vous suit, les phases de votre plan de reprise pourraient différer légèrement.

Phase 1 – Exercices de rééducation et de renforcement

Pendant la période ou la course est contre-indiquée, des activités de substitution sont souvent permises et souhaitées. Renseignez-vous auprès de votre professionnel de la santé. Vélo, natation, marche rapide sont de bons exemples de substitution à la course à pied pour améliorer ou maintenir votre condition physique.

Phase 2 – Reprise progressive

Alternez des épisodes de marche et de course, ce principe s’appelle de la course fractionnée. Vous trouverez des exemples de ce type de programme sur le site de La Clinique Du Coureur en cliquant sur ce lien suivant : https://lacliniqueducoureur.com/professionnels/outils-pour-les-professionnels/programmes-de-course/programmes-de-course/retour-de-blessure/programmes-de-course-fractionne/.

Le secret de ces programmes s’appuie sur le principe de QSM (quantification du stress mécanique). Le but de ce principe est de laisser le temps au corps de s’adapter aux changements de stress appliqués sur ce dernier, en lui permettant de solidifier ses structures comme les articulations, tendons et muscles afin de diminuer le risque de se reblesser.

Phase 3 – Augmentation des temps de course

En suivant ces programmes de reprise de course fractionnée, vous augmenterez progressivement votre temps de course. Trois règles d’or sont à respecter durant cette phase :

  • Peu ou pas de douleur durant les périodes de course.
  • Pas de douleur ressentie pendant la période de ‘cool-down’, ce qui signifie pendant les heures suivant la course.
  • Pas ou peu de douleur au réveil le lendemain de la course.

Si une ou plusieurs de ces conditions se présentent durant votre entraînement, il est conseillé de laisser passer quelques jours jusqu’à ce que la condition s’améliore et de reprendre à l’étape juste avant, qui n’avait pas causée de symptôme et de la répéter 2 à 3 fois avant de reprendre la progression. Si vous rencontrez des difficultés, il serait judicieux de rencontrer un physiothérapeute pour répondre à vos questions.

Phase 4 – Réintroduction des variations

Lorsque vous pourrez courir 30 minutes consécutives sans douleur, vous pourrez réintroduire des variations si vous le désirez. Vous pourrez augmenter la durée ou la distance de vos courses, en changer l’allure, l’intensité ou le dénivelé. Gardez en tête le principe de QSM pour ne pas changer trop rapidement les paramètres de votre course. Essayez de changer un paramètre à la fois en gardant en tête qu’il faut du temps à vos tissus pour s’adapter. Ne soyez pas trop audacieux avec les changements, car l’augmentation trop rapide du volume et de l’intensité combinés seront des ennemis et non des alliés afin d’assurer un retour sans rechute.

L’aide d’un physiothérapeute pour vous encadrer avec ce programme de retour progressif à la course ainsi que la prescription d’exercices personnalisés à votre condition sont des atouts importants, qui vous permettront de bien comprendre et progresser votre course afin de vous permettre de reprendre vos habitudes de course sans tracas.

À ce titre, vous pouvez contacter les équipes de Physio Élite. En plus d’être des professionnelles aguerries, elles ont à cœur de vous aider à maintenir votre vie active, et ce, sans désagrément.

Sources :
Campus. Reprendre la course à pied après une blessure : les astuces kiné ! 2025.
Tout pour ma santé. Plan de reprise de la course à pied après une blessure. 2025.
Asics. Reprendre l’entraînement après une blessure. 2018.
La Clinique Du Coureur. 2025.

Clavicule cassée : symptômes et traitement

fracture de la clavicule

Fracture de la clavicule : rien que son évocation nous fait mal ! Et avec raison, car la clavicule cassée – en plus d’être particulièrement handicapante dans la vie de tous les jours – peut être très douloureuse.

Puisque la fracture de la clavicule est le plus souvent consécutive à une chute, elle peut survenir à tout âge. Par leur mode de vie, les personnes sportives sont sans doute plus enclines à en souffrir, néanmoins, c’est un traumatisme que nous sommes tous susceptibles d’expérimenter.

Comment reconnaître une clavicule cassée, identifier correctement ses symptômes et se diriger vers le traitement adéquat ? Trouvez les réponses à ces questions ici.

Clavicule cassée : causes, symptômes et types de fractures

Commençons par une petite révision anatomique : la clavicule est cet os proéminent, situé juste sous la peau, et qui relie le thorax à l’épaule. Elle intervient dans la mobilité de l’épaule, et sert de point d’ancrage à plusieurs muscles du cou. Dès lors, on comprend mieux pourquoi une clavicule cassée est si problématique au quotidien.

Une fracture claviculaire, dans un jargon plus médical, est donc souvent la conséquence malheureuse d’une chute sur l’épaule, le bras ou la main. Perdre l’équilibre et mal tomber peut arriver à tout le monde. Cela dit, les personnes pratiquant le judo, le vélo et l’équitation, ou tout autre sport intense font en majorité partie des statistiques concernant la clavicule cassée.

Et même si à priori, une mauvaise chute peut survenir à n’importe quelle étape de son existence, la fragilité osseuse qui entraîne l’ostéoporose peut aussi augmenter les risques de fracture claviculaire chez les individus plus âgés.

Dans l’inconscient collectif, la clavicule fracturée est souvent associée à une douleur vive… et avec raison ! Si cette sensation aiguë intervient à la suite d’un craquement impressionnant au niveau de votre épaule après ladite chute, et que vous n’êtes plus capable de lever ou de bouger votre bras, la fracture devient une hypothèse très probable !

Parmi les autres symptômes caractéristiques d’une clavicule cassée, on retrouve également :

  • La formation d’un gonflement ou d’un hématome au niveau de la zone de douleur ;
  • Une bosse selon le type de fracture ;
  • Le bras est souvent gardé collé au corps.

En effet, trois types de fractures claviculaires peuvent être discernées :

  • La fracture au centre de l’os (ou fracture du tiers moyen), la plus courante, qui concerne entre 65% et 80% des blessures de ce genre.
  • La fracture de l’extrémité droite de la clavicule (ou fracture du tiers externe), qui ne représente que 15% des cas.
  • Et la fracture de l’extrémité gauche de la clavicule, qui est rarement présente, soit dans 5% des cas.

Les symptômes reliés à ces fractures sont assez explicites, et en général, une radiographie suffit pour confirmer ou non le diagnostic. Elle précisera également le degré de gravité et l’emplacement exact de la fracture. Enfin, des examens complémentaires peuvent être requis selon les circonstances de la chute, pour déterminer si les nerfs adjacents ont été abîmés.

Une fois que la fracture claviculaire est identifiée, quelles sont les alternatives de traitements ?

Quels traitements pour une clavicule fracturée ?

Le traitement d’une clavicule cassée se fait généralement en plusieurs étapes.

Dans un premier temps, on veille à immobiliser l’épaule touchée à l’aide d’une écharpe ou d’anneaux claviculaires, et ce, jour et nuit. L’objectif est de diminuer la douleur et de maintenir le bras pour faciliter la consolidation de la facture. La durée de l’immobilisation peut varier selon la fracture, l’âge, le sexe et l’état de santé global de la personne accidentée. Le suivi médical indiquera ce qui est optimal selon la situation ; quatre à six semaines sont classiquement requises pour retrouver des mouvements quotidiens confortables.

Cependant, dans des cas plus spécifiques, la chirurgie peut s’imposer. De manière succincte, cette chirurgie consiste en la pose d’une plaque en titane pour stabiliser les éléments déplacés.

Dans un deuxième temps et lorsque l’épaule redevient libre, des traitements en physiothérapie sont recommandés pour une récupération optimisée. Ainsi, des mobilisations de l’ensemble des articulations de l’épaule, de la région cervicale, dorsale et du membre supérieur, un renforcement musculaire par l’entremise d’exercices à réaliser en clinique ou chez soi, font partie du programme de réadaptation de votre épaule. Et l’autre bonne nouvelle ? Ils favorisent une guérison complète, sans séquelles.

Prévention des fractures de la clavicule

Bien qu’il paraisse compliqué de se prémunir entièrement contre le risque de chute, la prévention existe et consiste essentiellement à réduire les possibilités d’accidents et de blessures :

  • Port d’équipement de protection ;
  • Apprentissage de techniques de chutes pour des sports comme le judo ou le patinage ;
  • Exercices de renforcement musculaire et d’équilibre ;
  • Alimentation riche en calcium et vitamine D ;
  • Vigilance sur les surfaces glissantes ;
  • Respect des règles de sécurité pendant les activités récréatives ;
  • Sécurisation de l’environnement de vie chez les personnes âgées.

Tous ces petits gestes et ces petites précautions peuvent faire une grande différence au niveau de vos réactions en cas de chute et dans votre vitesse de récupération en cas de clavicule fracturée.

Et si vous avez besoin de plus de conseils ou d’être prit en charge par des équipes compétentes, à l’écoute et orientées vers votre bien-être, vous pouvez vous en remettre aux professionnels de la clinique de physiothérapie Physio Élite. Pour eux, votre santé physique importe tout le temps, et pas seulement lors de votre rendez-vous !

Sources :
La Fabrique verticale. La rééducation de l’épaule après une fracture de la clavicule. 2022.
Ramsay Services. Fracture ou fissure de la clavicule : un traumatisme à ne pas négliger. 2024.
Eron Santé. Diagnostiquer et traiter une fracture de la clavicule. 2023.

Fracture de stress: Comment les prévenir et les guérir?

fracture de stress du pied

Les fractures de stress au pied (ou fracture de fatigue du pied) sont différentes des fractures aiguës, qui résultent d’un choc soudain ou d’un traumatisme. Ces fractures sont liées à la fatigue et surviennent lorsque l’os est fragilisé à force de surutilisation, sans récupération adéquate. 

Une augmentation soudaine de l’intensité ou de la durée d’une activité créent de petites fissurations au niveau de l’os, qui peuvent évoluer en ruptures partielles ou complètes. Elles sont le résultat d’un stress répété plutôt que d’une lésion distincte.

De bonnes chaussures et du repos

Les surfaces dures, un port de chaussures inadéquates, un changement abrupt de surface d’entraînement ou des déséquilibres biomécaniques et musculaires peuvent aussi favoriser leur apparition. Un entraînement sans périodes de repos satisfaisantes peut également induire une pression excessive sur les os. 

Quels sont les symptômes d’une fracture de stress?

Les premiers symptômes d’une fracture de stress du pied se manifestent par une douleur assez forte (surtout à l’appui) et qui s’amplifie progressivement. Si le métatarse est atteint, la douleur se manifeste surtout sur le devant du pied.

La douleur peut être ciblée ou diffuse. Dans ce dernier cas, elle peut évoquer d’autres problèmes comme une métatarsalgie ou le névrome de Morton (affection douloureuse du pied, caractérisée par l’épaississement d’un nerf entre les orteils, souvent le troisième ou le quatrième).

Autres symptômes à surveiller:

  • Gonflement
  • Ecchymose 
  • Articulation disloquée
  • Membre déformé
  • Pied engourdi
  • Impossible de bouger le pied

Qui est à risque d’une fracture de stress au pied?

Les grands sportifs, les danseurs professionnels, mais aussi les personnes qui pratiquent régulièrement des activités physiques intensives avec impact au sol sont à risque de développer des fractures de stress du pied. 

Quelles activités peuvent créer des fractures de stress du pied?

  • La course à pied sur de longues distances
  • Les sauts en basketball ou en gymnastique
  • La danse, notamment le ballet
  • Le football et le soccer à cause des courses répétées
  • La marche rapide ou la randonnée sur de longs trajets
  • L’entraînement militaire et les longues marches avec équipement

Quel est le traitement recommandé pour une fracture de stress du pied?

En cas de fracture de stress au pied, l’os doit être immobilisé avant d’être traité en physiothérapie. L’objectif est de permettre à l’os de former un “cal osseux” (nouveau tissu osseux visant à stabiliser l’os et favoriser sa guérison).

Cette période de repos peut varier selon chacun, mais dure généralement de 6 à 8 semaines. L’immobilisation créant souvent une atrophie musculaire et une ankylose de l’articulation, votre physiothérapeute vous proposera un programme d’exercices personnalisé (techniques de mobilisation articulaire, étirements) pour vous permettre de reprendre de la masse musculaire et plus de mobilité. 

Comment prévenir les fractures de stress?

Le meilleur moyen de prévenir les fractures de fatigue du pied est la modération! Augmentez progressivement l’intensité et la fréquence de vos activités sportives. Il est aussi important de choisir des chaussures adaptées à votre sport et à votre morphologie pour un soutien optimal. 

Intégrez des exercices de renforcement musculaire et d’équilibre à votre routine, et surtout, n’oubliez pas de vous accorder des pauses et de bien vous hydrater. Le repos et l’hydratation sont essentiels pour permettre à votre corps de récupérer et ainsi réduire le risque de blessure. 

Vos pieds vous font souffrir?

Si vous croyez être blessé et que vous soupçonnez une fracture de stress, n’hésitez pas à consulter un de nos physiothérapeutes pour clarifier votre état de santé. C’est avec respect et dévouement que nous vous aiderons à retrouver votre pleine santé, et le plaisir de bouger! Communiquez avec nous pour en savoir plus!


Sources : 
CLINIQUE PODIATRIQUE DE BLAINVILLE. Fracture de stress au pied (fracture métatarsienne) 
MERCK MANUALS. Fractures de fatigue du pied.

Commotions cérébrales : Quoi faire et quand consulter ?

commotion cérébrale

Loin de n’être qu’un dommage collatéral de sports violents comme le hockey ou le football, les commotions cérébrales peuvent être consécutives à des coups reçus, à des chutes – de vélo par exemple -, ou encore, à des accidents de travail. Lorsque l’impact touche la tête, le cou, le visage et même le corps, il y a un risque pour que le cerveau bouge et crée un cisaillement au niveau des neurones à l’intérieur du crâne. C’est cela qui entraîne des commotions.

Autrement dit, nous sommes bien plus nombreux que nous le pensons à être potentiellement victimes d’une commotion cérébrale. De là la pertinence de la reconnaître, de savoir quoi faire et quand consulter.

Commotion cérébrale : la reconnaître et savoir quoi faire

Par son caractère interne, la commotion cérébrale est qualifiée de «blessure invisible». D’où l’importance de surveiller l’apparition de tout symptôme après l’impact. Des symptômes qui peuvent être très variés, nombreux, mais surtout qui peuvent être différents d’une personne à l’autre, et se manifester jusqu’à 48 heures après le choc.

De manière schématique, les signes avant-coureurs d’une commotion cérébrale peuvent être rangés en 4 catégories :

  • La première regroupe les symptômes qui touchent le corps (étourdissements, maux de tête, nausées, sensation de pression dans le crâne, perte d’équilibre, sensibilité au bruit, à la lumière, vision brouillée…) ;
  • La seconde considère ceux qui affectent la pensée (confusion, somnolence, difficultés à se concentrer, pertes de mémoire, fatigue, manque d’énergie…) ;
  • La troisième s’intéresse aux émotions (irritabilité, nervosité ou angoisse, forte émotivité, impression d’être « dans le brouillard », tristesse…) ;
  • Enfin, la dernière est relative au sommeil (insomnie, mauvais sommeil ou besoin accru de dormir…).

Et cette liste est loin d’être exhaustive ! Dans tous les cas, si de tels signes se manifestent, vous devez absolument prendre les précautions qui s’imposent, c’est-à-dire une période de repos de 48 heures suivie d’une reprise graduelle des activités mentales et physiques, selon votre évolution.

Durant cette période :

  • Stoppez toute activité sportive ou physique à risque de chute ou d’impact ;
  • Évitez les occupations intellectuelles prolongées (devoirs, lecture…);
  • Si possible, abstenez-vous de conduire ;
  • Réduisez le visionnage d’écrans ;
  • Ne consommez aucune boisson alcoolisée ou énergisante, de drogue ou de somnifères.

Se tenir tranquille ne signifie pas pour autant passer la journée au lit ! Répondez à vos besoins primordiaux d’alimentation, d’hydratation et de sommeil tout en diminuant vos efforts. C’est cette formule qui vous permettra de récupérer plus rapidement.

Les signaux d’alerte pour consulter

Bien qu’impressionnante, cette panoplie de symptômes ne comprend pas encore les signaux d’alerte qui exigent une consultation médicale urgente :

  • Douleur au cou ;
  • Vision double ;
  • Perte de conscience ;
  • Crise épileptique ou convulsions ;
  • Vomissements répétés ;
  • Sensation de faiblesse, de picotement ou de brûlure dans les bras ou les jambes ;
  • Aggravation des signes listés plus tôt.

Dès que l’un d’eux apparaît, vous devriez immédiatement vous rendre à l’urgence ou dans un établissement en mesure de vous fournir rapidement une évaluation.

À ce titre, les cliniques de physiothérapie sont en mesure de vous prodiguer un examen complet. Deux objectifs pour elles : catégoriser vos symptômes et élaborer un programme d’exercices pour une reprise progressive de vos activités.

Véritable partenaire de votre mieux-être, la clinique de physiothérapie Physio Élite s’inscrit dans cette volonté de favoriser votre guérison de manière réfléchie, personnalisée et optimale. Avec elle, continuer à profiter de la vie à son plein potentiel devient plus tangible. Et puisque personne n’est à l’abri d’un accident, il est bon de savoir sur qui l’on peut compter pour s’en remettre !

Entorse du genou : Symptômes et traitement

entorse genou

L’entorse du genou, la bête noire des sportifs! Mais nous sommes tous à risque d’en subir une un jour, que l’on pratique une activité physique ou non.

Mieux vaut donc savoir de quoi il est réellement question afin de prendre les mesures qui s’imposent pour la soulager et favoriser sa guérison.

Apprenez-en davantage sur l’entorse du genou, ses symptômes et ses traitements. Vous serez ainsi plus outillé pour comprendre comment fonctionne cette partie du corps, et saurez comment votre physiothérapeute peut vous aider à guérir et à prévenir ce genre de blessure.

Causes et symptômes de l’entorse du genou

Une entorse du genou est souvent consécutive à la torsion de la jambe. Si l’on pense tout de suite au soccer, au football et autres sports comme exemples de contextes de blessures potentielles, il n’est pas exclu que vous puissiez souffrir d’une entorse, en vous coinçant le pied dans un pavé de votre jardin, ce qui provoquera cette fameuse torsion.

Qu’arrive-t-il à notre genou victime d’une entorse?

Ce dernier comporte quatre ligaments principaux et l’on parle donc d’entorse lorsqu’un choc atteint un ou plusieurs de ces ligaments, fragilisant ainsi la stabilité globale du genou. L’entorse du genou se classe en trois catégories, selon son niveau de gravité :

  • Premier degré. Les symptômes présentés sont de l’ordre de la douleur légère et d’une mobilité plus réduite. Certaines fibres ligamentaires ont été étirées plutôt que déchirées, sans grand dommage. On ne voit habituellement pas d’ecchymose à la surface de la peau et l’enflure est plutôt rare.
  • Deuxième degré. La douleur est plus vive et la fonctionnalité du genou est davantage compromise. Dans ce cas, le ligament est partiellement rupturé. Le repos des activités physiques est normalement suggéré pour une certaine période. On observe souvent une ecchymose et de l’enflure proportionnelle à la sévérité de la rupture.
  • Troisième degré. La rupture est alors totale, la douleur limite supportable, une orthèse d’immobilisation est souvent prescrite dans un premier temps pour aider à mieux contrôler la phase inflammatoire. Une ecchymose et de l’enflure sont presque toujours présentes avec ce degré d’entorse. Il arrive qu’une chirurgie soit nécessaire si le genou demeure instable après la réadaptation.

Traitements pour soulager l’entorse du genou

Pour déterminer la gravité du traumatisme, votre professionnel de la santé effectuera un examen clinique en comparant vos deux genoux. Certaines imageries médicales telles que l’IRM ou la radiographie peuvent aider à confirmer le diagnostic au besoin.

  • Pour une entorse de premier degré, même s’il est possible de marcher avec précaution sur le membre touché, les médecins recommandent de mettre au repos l’articulation pour quelques jours afin de garantir une récupération plus rapide. La plupart du temps, les personnes ne consultent pas un professionnel car la douleur et les restrictions physiques sont faibles.
  • Pour une entorse de second degré, des exercices de rééducation seront sans doute à prévoir. Surélever la jambe et apposer de la glace ainsi que l’utilisation d’un bandage compressif de jour aidera à réduire le gonflement et la douleur. La prise d’analgésiques ou d’anti-inflammatoires est envisageable, avec accord et prescription de votre médecin. La marche avec l’aide d’une canne ou de béquilles pourrait aussi vous être recommandée pour les premiers jours, selon l’intensité de votre douleur.
  • Pour une entorse de troisième degré, une aide à la marche est presque toujours recommandée parce que l’intensité de la douleur est habituellement élevée. Les traitements énumérés à l’entorse de second degré s’appliquent aussi pour le troisième degré, mais la période de rééducation est plus soutenue et plus longue. Une référence en orthopédie peut être demandée et la possibilité d’une chirurgie est envisageable si le niveau de fonction est sévèrement dégradé, et ce, même après la réadaptation. Une orthèse, pour pallier au manque de stabilité du genou, peut aussi être envisagée. Certaines personnes fonctionnent très bien avec une orthèse pour les sports, ce qui évite la nécessité de la chirurgie.

Quand on parle d’exercices, on parle surtout d’exercices de physiothérapie qui vont permettre au membre touché de retrouver sa mobilité, sa force et sa stabilité.

Vous avez reçu un diagnostic d’entorse du genou ou souhaitez bénéficier de conseils pour pratiquer votre sport sans risque de blessure?Contactez les professionnels de la physiothérapie de Physio Élite. Ils sauront augmenter votre sécurité, sans diminuer votre plaisir !

Sources : CHU Sainte-Justine. Genou : Entorse ligamentaire, qu’est-ce que c’est ? 2021.
Le Journal des Femmes – Santé. Entorse du genou : symptômes, comment la soigner ? 2019.

Entorse de la cheville: Symptômes, traitement et exercices à faire

entorse à la cheville

Rater une marche, descendre un trottoir de manière abrupte, mal positionner son pied… les causes de l’entorse de la cheville sont multiples et variées. Et lorsque l’on sait que les entorses et foulures sont les blessures les plus fréquentes au Canada (51 %), il est facile de comprendre que nous sommes tous un jour susceptibles d’en être victimes.

Alors autant se préparer à identifier ses symptômes et à poser les bons gestes pour la traiter!

Entorse de la cheville: causes et symptômes

L’entorse résulte d’une torsion du pied, qui peut se produire vers l’intérieur (entorse latérale) ou vers l’extérieur (éversion). Ce faux mouvement brutal entraîne l’étirement d’un ou de plusieurs ligaments de la cheville. Selon l’état de ces derniers, trois stades de gravité peuvent être distingués : étirement (entorse légère), déchirure partielle (entorse modérée) ou déchirure complète des ligaments (entorse sévère). Certains facteurs peuvent augmenter la probabilité de souffrir d’une entorse, comme le sport, la marche sur terrain accidenté, des chaussures instables…

Comment reconnaître une entorse ?

  • La douleur: Vive et intense, elle est ressentie plus souvent sur la face externe de la cheville, mais peut également toucher la face interne et même le dessus du pied, que ce soit au repos, en bougeant la cheville ou en la palpant.
  • Un hématome ou une ecchymose peut apparaître, signe qu’un ou des ligaments ont été blessés.
  • La chaleur: la cheville peut effectivement devenir chaude, traduisant ainsi une inflammation.
  • Des problèmes pour marcher: boiterie, perte de mobilité, difficultés à mettre son pied au sol, à appuyer son poids du corps dessus…

Comment la soigner et la prévenir?

Si vous présentez tous les symptômes de l’entorse, que pouvez-vous faire pour vous soulager ?

  • Reposez-vous et élevez votre cheville, que vous soyez couché ou assis.
  • Appliquez de la glace par petites périodes de 10-15 minutes, pour diminuer la douleur et l’œdème (48 à 72 h).
  • Effectuez un bandage élastique (48 h maximum) afin de limiter l’enflure et les mouvements. Attention à ne pas trop le serrer, pour ne pas entraver la circulation sanguine.
  • Reprenez graduellement vos activités (entre 48 et 72 h), selon votre tolérance.
  • Si les symptômes persistent ou s’aggravent au-delà de cette période, consultez immédiatement un professionnel de la santé, notamment un physiothérapeute.
  • Lorsque la cheville est très enflée et que vous présentez une ecchymose importante et que vous avec peine à faire 4 pas sans aide pour vous supporter, il serait indiqué de passer une radiographie afin d’éliminer un risque de fracture qui devrait être immobilisée.

Certaines précautions et habitudes existent pour prévenir les entorses.

  • Gardez une alimentation équilibrée ;
  • Pratiquez des activités physiques régulièrement ;
  • Pratiquez régulièrement des exercices d’équilibre sur une jambe ;
  • Assurez-vous de bien soigner vos entorses précédentes.

En ce qui concerne les exercices post-entorse, en voici cinq parmi les plus faciles à intégrer à votre routine:

  • Flexion et extension du pied : assis sur une chaise, ramenez votre pied vers vous puis allongez-le le plus loin possible et maintenez la position quelques secondes en demeurant dans une amplitude avec très peu de douleur. À réaliser 20 fois, 3 à 5 fois par jour
  • Mouvements circulaires du pied, 10 dans un sens, 10 dans l’autre, toujours sur une chaise.
  • Étirement de la cheville : les jambes tendues au sol, tirez votre pied vers votre visage à l’aide d’une serviette ou d’un élastique, étirer votre tendon d’Achille, 3 x 30 secondes.
  • Lorsque vous pouvez marcher assez aisément, montez sur la pointe des pieds. Tenez quelques secondes et redescendez. Pour 3 séries de 10 à 15 répétitions.
  • Squats. Partez de la position debout, contractez vos abdominaux, poussez les hanches derrière et fléchissez les genoux pour descendre jusqu’à ce que les cuisses soient parallèles au sol. Vos genoux ne doivent pas dépasser vos orteils et doivent être alignés avec le bout de vos pieds. Pour 3 séries de 10 répétitions.

Vous avez besoin d’autres exercices, vous subissez des entorses de manière chronique ou vous voulez simplement vérifier la santé de vos chevilles? Les professionnels de Physio Élite peuvent vous aider à retrouver vos pleines capacités physiques après une blessure ou à améliorer vos activités quotidiennes, en respectant mieux vos muscles et vos articulations.

QUANTIFICATION DU STRESS MÉCANIQUE

stress mécanique

Auteur : Brian Miguel-Fernandes, pht m.sc

La quantification du stress mécanique est un élément clé dans le processus de récupération suite à une blessure. Ce principe est primordial dans les blessures de surutilisation telles que les tendinites.

Qu’est-ce que le stress mécanique?
Il s’agit d’une contrainte physique transmise à une structure corporelle. En d’autres mots, le corps subit une force extérieure qui crée un stress sur les articulations, muscles, tendons, …
Le corps a une capacité exceptionnelle d’adaptation au stress. Il réussit à s’adapter aux exigences du quotidien. Par contre, il faut lui laisser le temps de gagner cette endurance, d’où l’importance d’augmenter le volume d’entraînement / intensité de l’activité de façon graduelle et contrôlée. Le corps s’adapte en autant que le stress imposé n’est pas supérieur à sa capacité d’adaptation. Il faut donc éviter la surcharge dans le but de prévenir les blessures de surutilisation. Le concept de la quantification du stress mécanique prend alors tout son sens.
La reprise d’une activité doit être faite de façon graduelle afin d’éviter de se blesser. Le corps n’est plus habitué à faire un même mouvement répétitif ou avec la même intensité. Les structures corporelles comme les muscles et leurs tendons n’ont plus la même endurance et sont plus sujets à s’irriter, d’où l’importance d’être graduel dans la progression des activités.
Ceci s’applique autant à une activité sportive (course à pied, vélo, tennis), qu’à une tâche à la maison ou au travail (ménage de printemps, entretien du terrain, clouer/visser).

Progression des activités :
Plusieurs facteurs sont à considérer dans la progression de vos activités : volume, intensité, poids, répétitions, vitesse, dénivelé.
L’un des plus importants est le volume d’entraînement qui représente la quantité totale de l’effort réalisé, soit par séance ou par semaine. Il comprend le nombre de séries, de répétitions et la fréquence (par jour ou semaine). Il est un bon indicatif du stress soumis au corps.

Il est recommandé de consulté un professionnel de la santé ou en entraînement (physiothérapeute, kinésiologue, entraîneur sportif) lors de la reprise d’une activité sportive après blessure ou afin d’éviter une nouvelle problématique.

TENDINOPATHIE ACHILLÉENNE (TENDINITE DU TENDON D’ACHILLE)

tendinite du tendon d'achille / tendinopathie

Auteur : Audrey-Amélie Perron, B. Sc., pht

Tendinopathie achilléenne (tendinite du tendon d’Achille)

Le terme « tendinopathie » réfère à une atteinte tendineuse qui peut se présenter avec ou sans inflammation. Dans le cas d’une tendinopathie du tendon d’Achille, la douleur est ressentie à l’arrière de la cheville. Les problèmes au tendon d’Achille sont souvent associés à une surutilisation de ce dernier. Les mouvements répétitifs (course, sauts…); les erreurs d’entraînement, comme l’augmentation trop rapide de la vitesse ou de la distance; une mauvaise chaussure ou la pratique d’activités inhabituelles peuvent amener ce type de blessure.

Le tendon peut aussi être blessé par un traumatisme direct ou à la suite d’un mouvement explosif. Une douleur est alors ressentie en postérieur de la cheville, au talon ou aux deux endroits. En phase aiguë, nous pouvons observer un gonflement et une chaleur au tendon d’Achille. De plus, une tendinopathie dégénérative ou chronique amène souvent un épaississement du tendon. Lors d’une tendinopathie, les premiers pas le matin sont souvent difficiles, car une douleur ou une raideur importante sont ressenties en raison d’un stress intense sur le tendon. Une rupture complète du tendon peut également être envisagée en cas d’apparition brutale de la douleur, souvent associée à un bruit. L’évaluation en physiothérapie permet d’exclure cette hypothèse.

À l’évaluation, le physiothérapeute est en mesure de déceler la cause de la blessure (sports, travail, technique de course…) ou encore des problèmes reliés à la région lombaire ou aux membres inférieurs (manque de souplesse ou de force). Une évaluation plus approfondie du patron de course est souvent nécessaire afin de déterminer si la technique de course doit être ajustée. Lors de la phase inflammatoire, il faut prendre du repos et appliquer de la glace. Par la suite, des exercices d’étirement et de renforcement progressif sont ajoutés. Ils sont essentiels à la guérison.

Dans le cadre du traitement, le physiothérapeute s’assure de corriger la biomécanique inadéquate des membres inférieurs. La thérapie manuelle est souvent un atout permettant d’accélérer la vitesse de récupération. Votre physiothérapeute peut également vous guider concernant le retour aux sports et aux activités au moment opportun. Le stress mécanique appliqué sur le tendon blessé doit absolument être progressif afin d’assurer la guérison complète du tendon d’Achille.

Référence : Pathologie médicale de l’appareil locomoteur 2e édition.

COURSE À PIED : TECHNIQUE ET ÉQUIPEMENT (PARTIE 1)

course à pied: technique et équipement

La course à pied est une activité physique en plein essor avec de nouveaux adeptes chaque année. Accessible et demandant peu d’équipement, elle s’intègre aisément dans un quotidien souvent chargé. Se réserver 20-30 minutes dans la semaine pour bouger et se changer les idées est facile. Et nul besoin de partenaire ou de local. De plus, il est reconnu que la course à pied est bénéfique pour la santé, avec un impact positif sur le système cardiovasculaire, et qu’elle favorise un esprit sain dans un corps sain.

Toutefois, avant que vous adoptiez cette discipline ou commenciez votre saison de course à pied, voici certaines informations intéressantes. Et quelques conseils fort utiles!

Technique de course à pied :

Existe-t-il une technique de course à pied idéale? En fait, il existe deux principes fondamentaux sur lesquels votre technique devrait reposer :

1- Réduction de la force d’impact au sol;
2- Contrôle et stabilité du quadrant inférieur.

Ce que les experts en course à pied et la littérature suggèrent : Nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied : l’expertise en prévention des blessures en course à pied (1).

Cadence : 170-190 pas/min

Favoriserait une attaque mi-pied/avant-pied
Diminue la force d’impact à la réception
Moins d’accélération/décélération à chaque pas

Déplacement vertical : le moins possible

Diminue les forces d’impact à la réception
Diminue l’énergie dépensée pour la poussée verticale

Angle antérieur : légère inclinaison antérieure

Avance le centre de masse et permet un point de réception plus en dessous du pied
Favorise une attaque mi-pied/avant-pied

Chaussure :

Lorsque vient le moment de changer ses souliers de course, il est parfois difficile de faire son choix devant la gamme étendue de produits offerts sur le marché.

La tendance des dernières années, approuvée par la littérature, est la chaussure minimaliste. Qu’est-ce qu’une chaussure minimaliste? Minimaliste signifie une chaussure avec le moins d’interfaces possible entre le pied et le sol. Les différentes chaussures ont été cotées selon l’indice minimaliste proposé par l’étude « A consensus definition and rating scale for minimalist shoes » (2), avec cinq critères :

1- Poids: Plus la chaussure est légère, plus sa cote est élevée;
2- Épaisseur du talon (stack): Plus le talon est mince, plus la cote est élevée;
3- Dénivelé (drop): Plus le soulier est plat, plus la cote est élevée;
4- Technologies de stabilité et de contrôle de mouvement: Moins il y a de technologies de stabilité et de contrôle de mouvement, plus la cote est élevée;
5- Flexibilité:
a- Longitudinale : Plus la chaussure est souple longitudinalement, plus la cote est élevée;
b- Torsionnelle : Plus la chaussure est souple en torsion, plus la cote est élevée.

Attention! Il faut opérer une transition graduelle vers une chaussure minimaliste, car un transfert vers le minimaliste augmente l’incidence de blessure si la transition est trop rapide (3).

Ce qui est recommandé : 1 min de plus par sortie avec la chaussure minimaliste et le reste avec la chaussure traditionnelle; si intervalles, il est préférable de courir à l’intensité la plus élevée (R2) avec la chaussure traditionnelle et de faire le jogging (R1) avec la chaussure minimaliste (1).

Fixez-vous des objectifs réalistes tout en vous donnant de petits défis et faites progresser vos sorties graduellement. Bonne course!

Références :

1- Livre : La clinique du coureur. (2017). Nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied : l’expertise en prévention des blessures en course à pied.
2- Article : Esculier, J.-F. et al. (2015). « A consensus definition and rating scale for minimalist shoes». Journal of Foot and Ankle Research. 8(42).
3- Article : Cauthon, D. J. et al. (2013). « Minimalist shoe injuries : Three case reports». The Foot. 23(2-3), 100-103.