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Physiothérapie et grossesse : mieux bouger pour réduire les douleurs et inconforts

physiothérapie et grossesse

L’activité physique est bénéfique pour la population en général, mais aussi pour la femme enceinte. En effet, il est prouvé scientifiquement que l’activité physique réduit les risques en lien avec la grossesse, par exemple : le diabète gestationnel, l’hypertension, la prééclampsie, la dépression pendant la grossesse et le risque d’avoir un bébé de poids élevé. De plus, l’activité physique n’a pas d’effets négatifs sur la grossesse, autant pour la mère que pour le fœtus dans le cas d’une grossesse d’évolution normale. Si vous avez une grossesse à risque, demandez l’avis de votre médecin avant d’entreprendre un programme d’exercices.

Selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, il est recommandé :

  • De bouger tout au long de la grossesse et de viser 150 minutes d’activités physiques par semaine, réparties sur au moins trois journées. Bouger chaque jour est encore mieux.
  • De faire une combinaison d’activités cardiovasculaires (natation, vélo stationnaire, marche dynamique, course), de renforcement musculaire et d’exercices de mobilité (étirements, yoga).
  • D’intégrer des exercices du plancher pelvien dans sa pratique de mouvement.
  • D’éviter les activités avec un risque de chute, par exemple l’équitation et le ski alpin.
  • De poursuivre les activités pratiquées avant la grossesse, à moins d’un avis médical contraire.
  • Les femmes inactives avant la grossesse peuvent débuter progressivement des activités physiques pour atteindre les recommandations indiquées ci-dessus.

Tout au long de la grossesse le corps s’adapte et subit de multiples changements au niveau physiologiques, musculosquelettique, de la posture, etc. Ces changements affectent la fonction musculaire et l’équilibre de plusieurs régions du corps, notamment l’abdomen, le dos, le bassin et les hanches. La douleur dans ces régions est couramment associée à des maux normaux attribuables à la grossesse. Sachez toutefois que dans ce contexte, la douleur peut refléter la difficulté du corps à s’adapter adéquatement. Cela peut être causé par une quantification du stress mécanique inadéquate sur le corps. Durant cette période, il est primordial d’adapter sa pratique d’activité physique afin de maximiser les effets bénéfiques et de minimiser les douleurs.

Votre physiothérapeute en rééducation périnéale et pelvienne peut vous guider pour débuter, poursuivre ou progresser vos activités physiques durant votre grossesse afin que la quantification du stress mécanique soit adaptée à votre condition spécifique.

Activité physique pendant la grossesse: Recommandations, bénéfices et adaptations

Activité physique pendant la grossesse

Fatigue, nausées, essoufflement… et pourtant, l’envie de bouger est bien là. Le premier trimestre de grossesse soulève une question que presque toutes les femmes se posent : est-ce que je peux continuer à m’entraîner? Et si oui, comment?

Entre les conseils de l’entourage, les recherches en ligne et les recommandations médicales, il n’est pas toujours facile de démêler le vrai du faux. Cet article démystifiera les mythes les plus répandus sur l’entraînement prénatal et répondera aux questions les plus courantes.

POURQUOI S’ENTRAINER PENDANT LA GROSSESSE

‍Bonne nouvelle : sauf avis médical contraire, bouger pendant la grossesse est non seulement permis, c’est fortement recommandé! Les bénéfices sont nombreux, bien documentés et ils concernent autant la mère que le bébé. Voici ce que l’activité physique peut faire pour vous :

  • ‍Prévenir ou mieux gérer le diabète de grossesse en régulant le taux de sucre sanguin
  • Maintenir une tension artérielle saine
  • Réduire les risques de pré-éclampsie, et donc d’éclampsie (une complication grave caractérisée par des crises convulsives liées à une hypertension intracrânienne chez le foetus)
  • Réguler l’humeur et le bien-être par la libération de sérotonine et d’endorphines, ces hormones qui font du bien au moral!
  • Avoir plus d’énergie et moins de fatigue! Un bénéfice particulièrement appréciable quand la fatigue du premier trimestre se fait sentir.
  • Éviter un mode de vie sédentaire, souvent poussé par les inconforts du début de grossesse et éviter une prise de poids excessive. Rappel important : la prise de poids est normale et nécessaire à la croissance du fœtus. L’activité physique adaptée vous aide simplement à éviter un excès qui pourrait compliquer la suite.
  • Éviter les douleurs musculaires au dos et au bassin

‍CE QUI SE PASSE AU PREMIER TRIMESTRE

Maintenant que les bénéfices sont clairs, revenons au début de votre grossesse. Fatigue, nausées, sensibilité accrue… le premier trimestre donne le ton! Mais voici ce qu’on oublie souvent de mentionner : c’est aussi le moment où votre corps est encore le plus disponible pour bouger. Le ventre n’est pas encore encombrant, les limitations physiques sont minimales, c’est donc la fenêtre idéale pour établir de nouveaux objectifs d’entraînement.

‍Profitez-en pour travailler la force et l’endurance musculaire des membres inférieurs. Cet investissement payera dans quelques mois, quand le poids du bébé commencera à se faire sentir sur le bassin. Un programme bien ciblé dès maintenant peut faire toute la différence sur les douleurs articulaires à venir.

C’est aussi le bon moment pour établir une routine équilibrée grâce à l’activité physique, l’alimentation et le sommeil. Votre énergie sera mise au défi dans les prochains mois : autant bâtir dès aujourd’hui les habitudes qui vous aideront à traverser la suite avec plus de vitalité!

SI VOUS ÊTES DÉBUTANTES

Bonne nouvelle : il n’y a jamais de mauvais moment pour commencer à bouger! Et pendant la grossesse, les raisons de se lancer sont encore plus nombreuses. Les bénéfices d’une pratique physique, même débutée tardivement, surpassent largement ceux d’une grossesse sédentaire. Alors si vous n’avez jamais eu de routine d’entraînement, c’est le moment idéal pour en créer une!

Seuls les sports à risque élevé de chutes ou de contacts (ski alpin, sports de combat, course à pied) et les disciplines à haute intensité comme le CrossFit sont à éviter pour les débutantes, et il y a tellement d’autres options accessibles et efficphysioaces qui s’offrent à vous!

Un kinésiologue pourra vous guider vers les meilleures d’entre elles et bâtir un plan adapté à votre grossesse. Le bon accompagnement dès le départ, ça change tout!

‍SI VOUS ÊTES DÉJÀ ACTIVES

Excellente nouvelle : vous pouvez continuer! En l’absence d’avis médical contraire, il est tout à fait possible de poursuivre vos activités habituelles sans changements majeurs, que ce soit la musculation, le vélo, la marche ou tout autre sport.

Le début de la grossesse est toutefois le moment idéal pour recentrer vos objectifs. En anticipant les transformations à venir, intégrer des exercices ciblés maintenant peut faire toute la différence dans les prochains mois. Renforcer les membres inférieurs, par exemple avec des squats, aidera à mieux soutenir le poids du bébé et à prévenir les douleurs articulaires au bassin.

Soyez plus que jamais à l’écoute de votre corps. Si votre entraînement actuel vous cause une fatigue ou un essoufflement plus marqués pendant l’entraînement, cela indique qu’il est temps d’ajuster l’entraînement pour suivre le rythme de votre grossesse. Un kinésiologue pourra vous accompagner dans ces ajustements pour que vous continuiez à bouger en toute confiance.

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2e TRIMESTRE ET ACTIVITÉ PHYSIQUE

Le plan de match pour le deuxième trimestre est semblable au premier. Quelques ajustements seront toutefois à prévoir, en raison d’un facteur clé : la relaxine.

La relaxine est une hormone naturellement produite pendant la grossesse, l’accouchement et la période post-partum. Son rôle? Assouplir les tissus pour préparer le corps à l’accouchement. Son taux augmente progressivement pour atteindre un pic important vers la 20e semaine, ce qui signifie que vos articulations seront progressivement moins stables.

Concrètement, il s’agit simplement d’éviter les exercices qui sollicitent l’équilibre et la stabilité : appuis unilatéraux, surfaces instables comme le Bosu ou la planche d’équilibre, et positions asymétriques. En privilégiant les exercices sur appuis stables et symétriques, vous continuez à bouger efficacement et en toute sécurité!

LA COURSE À PIED PENDANT LA GROSSESSE

Vous courez déjà? Continuez! En l’absence d’avis médical contraire, il n’y a aucune raison d’arrêter votre pratique habituelle. La course à pied est tout à fait compatible avec une grossesse en santé.

Vous êtes débutante? Attendez. La course à pied est un sport à grands impacts, ce qui en fait une activité à éviter pour celles qui ne la pratiquent pas déjà. Ce n’est pas le moment idéal pour s’y initier, mais rassurez-vous, d’autres options tout aussi efficaces s’offrent à vous pendant cette période!

À noter que, peu importe votre niveau, il sera éventuellement nécessaire d’ajuster l’intensité et le volume de vos sorties au fil de la grossesse. Un kinésiologue pourra vous accompagner dans ces ajustements pour que vous continuiez à courir en toute confiance, aussi longtemps que possible!

POURQUOI CONSULTER UN KINÉSIOLOGUE

Naviguer à travers tous ces changements peut sembler complexe et c’est tout à fait normal! C’est là qu’intervient le kinésiologue. Professionnel de la santé spécialisé en activité physique, il est en mesure de vous accompagner sur tous les aspects de votre entraînement prénatal : choisir les activités les mieux adaptées à votre condition, ajuster votre programme actuel, identifier les exercices à éviter et vous aider à atteindre vos objectifs, trimestre après trimestre.

Que vous soyez débutante ou sportive aguerrie, une chose est certaine : bouger pendant la grossesse est l’un des meilleurs gestes que vous puissiez poser pour vous et votre bébé. Alors n’attendez plus!

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CSEP 2019. Canadian guideline for physical activity throughout pregnancy

Gouv. CANADA. Physical activity during pregnancy

AOCOG. Physical activity and exercise during pregnancy and the postpartum period

BIA FORMATION. Démystifier l’entrainement en période pré et post partum, niveau 1

Douleur lors de relations sexuelles : Osez en discuter avec votre physiothérapeute

douleur de relation sexuelle

Vous ressentez de la douleur lors de vos relations sexuelles ? Sachez que cette situation n’est pas normale. Bien qu’il soit délicat de parler de votre intimité, il importe de mentionner cette problématique à des professionnels. Les relations sexuelles font partie de la dynamique de couple. Or, la douleur et l’inconfort peuvent l’impacter de manière très négative

Avant que ces sensations ne deviennent anxiogènes, les consultations en physiothérapie peuvent vous aider. Si vous ressentez de la douleur lors de vos relations sexuelles, osez en discuter avec votre spécialiste. Vous aurez ainsi la chance de retrouver le contrôle de votre corps et de votre sexualité.

Les causes de douleur durant les relations sexuelles

Selon les études, jusqu’à 20% des femmes souffriront un jour ou l’autre de douleurs chroniques lors de la pénétration, qu’elle soit sexuelle ou non. Ce n’est pas tous les professionnels de la santé qui peuvent aider les patientes avec cette problématique, malgré les multiples consultations, puisque Les causes exactes des douleurs ne sont pas toujours faciles à identifier. Elles peuvent entre autres être la conséquence :

  • D’une condition musculosquelettique ;
  • De sécheresse vaginale ;
  • D’un traumatisme sexuel ;
  • D’une lubrification insuffisante ;
  • D’inflammations ou d’infections ;
  • De la prise de certains médicaments ;
  • D’endométriose ;
  • D’autres origines, par exemple à la suite d’un accouchement difficile.

La douleur peut être présente même si la femme n’a jamais eu de relations sexuelles. Des gestes comme l’insertion d’une coupe menstruelle ou d’un tampon périodique peuvent également les causer.

La douleur durant les relations sexuelles peut aussi se développer du jour au lendemain. Elle est qualifiée de chronique lorsqu’elle persiste au-delà du temps de guérison normal, soit plus de trois à six mois. Elle peut être qualifiée de différente manière, par exemple une sensation de brûlure, un coup de couteau, l’impression que le vagin va déchirer, etc. La douleur peut toucher :

  • Le plancher pelvien ;
  • Le vagin ;
  • La zone vulvo-vaginale ;
  • Le bas ventre ;
  • La région périnéale entre le vagin et l’anus.

Parfois, elle peut se diffuser jusque dans les hanches, le bas du dos, le coccyx, et les fesses.

La douleur n’est malheureusement pas le seul inconvénient que les femmes peuvent ressentir. Beaucoup vont développer de l’appréhension, de l’anxiété voire de la peur et anticiper la pénétration, ce qui va contribuer à exacerber les douleurs.

La physiothérapie pour diminuer les douleurs lors des relations sexuelles

Peu envisagée pour traiter ce type de problématique, la physiothérapie peut pourtant aider les femmes à retrouver une activité sexuelle agréable. La prise en charge des douleurs lors des relations sexuelles repose sur une compréhension précise de leur origine, car différents mécanismes peuvent être en cause et nécessitent des approches thérapeutiques distinctes

Si vous souffrez de douleurs pendant les relations sexuelles, un traitement en physiothérapie peut réellement vous amener à les amoindrir et à les guérir. Le premier pas reste la verbalisation de votre problème. Et ça, les équipes de Physio Élite en sont très conscientes. Dans leur pratique où le secret professionnel et l’absence de jugement sont leurs plus grandes valeurs, vous pouvez comptez sur leur discrétion, leur écoute et leur bienveillance au moment de poser leur diagnostic. Osez-en parler, votre qualité de vie et votre bien-être en dépendent.

Sources :

Cancer de la prostate : Comment la rééducation pelvienne peut être un atout précieux

cancer de la prostate et rééducation périnéale

Rien qu’en 2024, 7 027 hommes québécois ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate. Selon d’autres données recueillies entre 2015 et 2017, le taux de survie nette pour ce type de cancer est de 91%, ce qui en fait l’un des cancers masculins présentant le meilleur pronostic lorsqu’il est diagnostiqué tôt.

Bien que l’on puisse guérir du cancer de la prostate, les séquelles de son traitement peuvent être notables et entraîner des gênes voire des handicaps, même au stade de la rémission. Parmi eux ? Les fuites urinaires, consécutives aux différentes interventions liées à la résection partielle ou complète de la prostate. Parmi les traitements les plus efficaces pour corriger ce problème, on peut citer la rééducation pelvienne.

Vous souffrez ou avez souffert d’un cancer de la prostate et êtes aux prises avec de l’incontinence urinaire ? Découvrez comment la rééducation pelvienne peut être un atout précieux pour retrouver votre capacité à retenir votre urine.

Cancer de la prostate : pourquoi provoque-t-il de l’incontinence ?

Pour les hommes qui atteignent la cinquantaine, le dépistage du cancer de la prostate est un acte préventif à réaliser de manière régulière. Différentes pathologies peuvent perturber le fonctionnement de la prostate, mais le cancer est l’une des plus graves.

Dans bien des cas, une intervention chirurgicale est requise pour retirer la prostate et donc, arrêter la progression du cancer. Elle est appelée prostatectomie radicale et elle est largement démocratisée. Cependant, comme toute opération, elle comporte une part de risques. Suivant une prostatectomie radicale, les principales conséquences observées sont l’incontinence urinaire et les troubles de l’érection ainsi que la perte de l’éjaculation.

D’un point de vue morphologique, la prostate se situe entre la vessie et le plancher pelvien et joue elle-même un rôle de soutien mécanique. Par conséquent, son retrait modifie la configuration anatomique locale, et peut également contribuer à affecter la fonction du plancher pelvien.

La rééducation pelvienne pour soigner l’incontinence

La rééducation pelvienne s’adresse tout autant aux hommes qu’aux femmes qui sont aux prises avec de l’incontinence urinaire.

Elle consiste, entre autres, en des exercices qui vont cibler la fonction des muscles de l’unité interne parmi lesquels on retrouve le muscle du plancher pelvien. Les contractions du plancher pelvien, aussi appelé les exercices de kegel, consistent principalement en des contractions plus ou moins rapides et longues, entrecoupées de temps de relaxation. Afin de maximiser leur efficacité, il est préconisé de les effectuer en position couchée, puis de passer à la position assise et finalement debout une fois que vous vous sentez bien en contrôle.

À raison de trois fois par jour, tous les jours pendant une période qui peut aller jusqu’à plusieurs mois, le tout combiné à des suivis réguliers, vous devriez être en mesure de constater une amélioration notable.

Toujours dans le but d’accomplir ces exercices de manière optimale, votre professionnel vous conseillera :

  • De les faire dans une pièce calme, où vous ne risquez pas d’être dérangé ;
  • De vous assurer d’avoir le temps de les réaliser correctement ;
  • D’éviter de serrer vos fesses, vos cuisses et votre ventre, et de ne pas bloquer votre respiration durant le processus.

Les exercices de Kegel représentent une petite portion du plan de traitement nécessaire pour améliorer vos symptômes urinaires. N’hésitez pas à consulter un physiothérapeute, spécialisé en rééducation périnéale et pelvienne qui pourra évaluer votre condition et vous offrir tous les outils nécessaires pour optimiser votre condition.

À la suite d’un accident, d’un mauvais positionnement ou d’une maladie, on oublie souvent que la physiothérapie peut nous aider à retrouver ou à améliorer de nombreux aspects de notre vie au quotidien. En contactant les équipes de Physio Élite, vous prendrez la bonne décision pour votre corps, votre estime de vous-même et votre mental.

Sources :
Périnée Shop. La rééducation périnéale masculine après une prostatectomie. 2021.
Prostate.fr. Généralités : la prostate.
CISSS de Chaudière-Appalaches. Prostatectomie : prévenir et traiter l’incontinence urinaire chez l’homme. 2024.

Le retour à la course à pied après un accouchement

course à pied après accouchement

Beaucoup de femmes sont tentées de reprendre ou de commencer la course à pied après un accouchement. Facile à pratiquer même avec un jeune bébé, cette activité est tout indiquée pour pratiquer l’exercice physique, retrouver la forme, et quitter la sédentarité parfois forcée des derniers mois de grossesse.

Mais pour que la course à pied soit réellement bénéfique pour votre corps et votre santé mentale, quelques principes sont à suivre. Même si la naissance de votre enfant est un moment merveilleux, il n’en reste pas moins que l’accouchement, par voie vaginale ou par césarienne, est une source de stress et de tension musculaire pour le corps. Même si le corps de la femme est fait pour accoucher, l’accouchement demeure un traumatisme qu’il faut prendre le temps de guérir, au même titre qu’une fracture ou une entorse à la cheville, avant de reprendre ses activités physiques.

Par conséquent, la course à pied après un accouchement, c’est possible… à condition de respecter quelques recommandations, d’écouter son corps et d’être patiente et indulgente avec soi-même.

Course à pied après un accouchement : recommandations générales

Selon les études scientifiques, après un accouchement vaginal sans complications majeures, 4 à 6 mois sont nécessaires pour que les muscles, tissus et nerfs soient de nouveau disponibles à 100% pour l’exercice. Après une césarienne, le minimum requis est plus de l’ordre du 6 mois. Gardez en tête que ces recommandations sont générales et que peu importe le temps qui s’est écoulé depuis votre accouchement, c’est les capacités de votre corps qui vont dicter un retour sécuritaire à vos activités physiques.

De façon générale, après cette période, comment pouvez-vous évaluer la capacité de votre corps à réaliser une activité sportive de manière progressive ? En vous posant les questions suivantes :

  • Accouchement vaginal ou par césarienne ?
  • Souffrez-vous d’une descente d’organes ?
  • Votre plancher pelvien est-il suffisamment renforcé ?
  • Avez-vous continué le sport durant votre grossesse ?
  • Allaitez-vous ?
  • Comment qualifieriez-vous votre forme physique avant la grossesse ?
  • Quelles sont vos motivations à reprendre ou débuter la course à pied ?
  • De combien de temps disposez-vous pour vous entraîner ?
  • Allez-vous courir régulièrement ou occasionnellement ?

Il vous faudra également considérer les changements que votre corps a subis durant 9 mois, et votre adaptation à votre nouvelle réalité de parent, qui peuvent influencer notablement vos facultés à reprendre la course à pied au même rythme qu’avant la grossesse et l’accouchement. Par exemple, votre posture et votre bassin ont dû se modifier pour laisser de la place au bébé, et vous risquez d’être plus rapidement essoufflée ou de ressentir des inconforts dans ces régions.

Mais, d’un point de vue strictement physique, les deux éléments qui retiennent le plus l’attention sont sans doute les muscles du plancher pelvien et ceux des abdominaux. Dans le premier cas, ils subissent une pression importante durant toute la grossesse et sont étirés ou déchirés pendant l’accouchement. Un tel traumatisme les fragilise et les rend moins efficaces dans leur rôle de continence et de soutien des organes. Dans le deuxième cas, les muscles abdominaux subissent eux aussi un étirement conséquent et une séparation au centre, connue sous le nom de diastase. Il faudra un certain temps pour que ceux-ci puissent reprendre leur fonction au niveau de la stabilité de la région thoracique et du soutien du plancher pelvien.

Ajoutez à cela, la possible utilisation d’un forceps, le surplus pondéral inhérent à la grossesse, l’allaitement dont le processus en lui-même augmente le poids des seins et nécessite beaucoup d’énergie, la fatigue, la dépression postnatale qui touche en moyenne 28% des nouvelles mamans, et vous comprendrez pourquoi la reprise du sport doit se faire de manière réfléchie.

Quelles sont donc les grandes recommandations à garder en tête pour l’exercice après accouchement ?

  • Chaque maman est différente et chaque corps à ses particularités. Ces considérations générales pourraient ne pas pouvoir s’appliquer à vous, être trop restrictives ou au contraire, pas assez limitatives.
  • Consultez rapidement des spécialistes en rééducation périnatale et pelvienne pour identifier les fragilités des muscles ou toute autre anomalie des tissus sous-jacents de cette zone.
  • Reprendre progressivement. Commencez par une première sortie en alternant les phases de course et de marche. N’oubliez pas de vous échauffer avant et de prévoir une phase de récupération après. Écoutez votre corps pendant et après la séance. Prenez en compte votre niveau de fatigue et veillez à ajuster votre temps d’exercice si le manque de sommeil se fait trop sentir. Le but est de ne pas arrêter votre entraînement, mais pas question de trop tirer sur la corde non plus !
  • Surveillez les symptômes pour être certaine que l’intensité et la durée de votre course post-partum sont bien adaptées à votre état général. Quels sont-ils ? Examinons-les en détail.

Course post accouchement : les symptômes à surveiller

En dépit de toutes les précautions énumérées auparavant, il est possible que votre corps ne soit pas totalement prêt à reprendre l’exercice après l’accouchement. Et heureusement, quand vient le temps de manifester son désaccord, il est assez clair !

  • Envies pressantes et soudaines d’uriner
  • Pertes urinaires ou fécales
  • Sensation de lourdeur au niveau du vagin ou du rectum
  • Douleurs abdominales, lombaires, aux hanches ou périnéales
  • Douleurs durant les rapports sexuels
  • Difficultés à uriner ou à aller à la selle
  • Augmentation ou retour des saignements vaginaux

Si vous ressentez un ou plusieurs de ces symptômes, vous devriez arrêter l’exercice physique et consultez un spécialiste. Votre recours dans un tel cas de figure ? Contacter un physiothérapeute.

Comment un physiothérapeute peut-il vous aider à reprendre la course après votre accouchement dans les meilleures conditions ?

Tout commence par une évaluation, au cours de laquelle il va notamment s’intéresser à votre état physique global ainsi qu’à l’état de votre plancher pelvien et de vos abdominaux. Cela passe par un examen physique général du corps et spécifique des zones qui ont été impactées par la grossesse et l’accouchement.

Selon votre niveau d’aisance, l’évaluation du plancher pelvien se fait par voie vaginale. Votre physiothérapeute pourra évaluer :

  • L’adhérence de la cicatrice
  • Le tonus, la force, l’endurance et la vitesse de votre plancher
  • Sa coordination et sa synchronisation
  • Votre capacité à relâcher et à resserrer
  • La position des organes pelviens

Les résultats de ses observations combinés à vos potentiels symptômes vont le conduire à vous proposer un ou plusieurs exercices. Les objectifs ? Renforcer votre plancher pelvien et vos abdominaux, et mettre toutes les chances de votre côté pour que la reprise de la course à pied après l’accouchement se fasse sous les meilleurs auspices.

Lorsque l’on décide d’avoir un enfant, nous ne sommes pas toujours au fait des conséquences que la grossesse et l’accouchement auront sur le corps. C’est pour cette raison que l’écouter et apprendre à ressentir quand il n’est pas prêt est précieux.

C’est dans cette optique que les équipes de Physio Élite travaillent. Parfaitement formées pour toutes les douleurs de la vie, elles veillent à vous permettre de redécouvrir le plaisir de vous entraîner dans le respect de vos capacités, et sans limiter votre potentiel. Avec elles, vous serez certaine d’augmenter vos possibilités sportives en toute sécurité, peu importe les aléas de votre existence !

Douleur au bas du dos et incontinence urinaire

douleur au dos et incontinence urinaire

Le mal de dos, aussi connu sous le terme lombalgie, est l’un des problèmes de santé les plus répandus au pays. Et parmi son lot d’inconvénients, la lombalgie peut entraîner une faiblesse des muscles du plancher pelvien, qui sont essentiels pour le contrôle urinaire. En conséquence, de nombreuses personnes qui sont aux prises avec des douleurs au bas du dos souffrent aussi d’incontinence urinaire. 

Lisez ce qui suit pour en savoir plus sur la manière dont le mal de dos et l’incontinence urinaire sont liés, et de quelle façon la rééducation périnéale peut aider à en atténuer les symptômes.

Quels sont les symptômes de la lombalgie?

La lombalgie se manifeste par une douleur légère à intense dans la région inférieure du dos. Les symptômes peuvent inclure de l’inconfort, une rigidité musculaire, des spasmes et, dans certains cas, une douleur qui irradie vers les fesses ou les jambes.

Une douleur irradiée indique souvent la compression d’une racine nerveuse due à une hernie discale, un problème de sciatique, de l’arthrose ou une sténose du canal vertébral. On peut ressentir des fourmillements, des élancements ou une faiblesse musculaire. 

En quoi le mal de dos et l’incontinence urinaire sont-ils liés?

En cas de lésion nerveuse ou de compression de la moelle épinière, le mal de dos peut s’accompagner d’incontinence urinaire. Les nerfs comprimés altèrent la transmission des signaux de contrôle de la vessie, tandis que l’affaiblissement des muscles pelviens affecte la capacité à retenir l’urine.  

Les mécanismes physiologiques qui créent un lien entre le mal de dos et l’incontinence urinaire :

  • Compression des nerfs : les hernies discales et les compressions nerveuses peuvent amoindrir le contrôle de la vessie.
  • Faiblessemusculaire : la lombalgie peut entraîner une faiblesse des muscles du plancher pelvien et des muscles autour de l’urètre, menant à l’incontinence.
  • Problèmesdecoordinationmusculaire: une mauvaise synchronisation des muscles impliqués dans le contrôle de la vessie peut créer l’incontinence.

Comment la rééducation périnéale peut réduire l’incontinence urinaire dans les cas de lombalgie?

La rééducation périnéale est une approche très efficace pour réduire l’incontinence urinaire des personnes souffrant de maux de dos. En ciblant les muscles du plancher pelvien, elle renforce la stabilité lombaire et améliore la coordination musculaire. 

Les techniques de rééducation périnéale aident aussi à réduire la pression sur la colonne vertébrale, ce qui permet d’atténuer tant la douleur au bas du dos que l’incontinence urinaire.

Les bienfaits de la rééducation périnéale dans les cas de lombalgie : 

  • Renforcementmusculaire : des exercices spécifiques visent à renforcer les muscles du plancher pelvien, pour un meilleur contrôle urinaire et un meilleur soutien lombaire.
  • Amélioration de la posture : En travaillant sur la conscience du corps et la stabilisation des muscles pelviens, la rééducation périnéale aide à adopter une meilleure posture et à soulager les tensions du dos, des hanches et du bassin.
  • Améliorationdelacoordinationmusculaire : la rééducation périnéale favorise une meilleure coordination des muscles du plancher pelvien et peut réduire la pression exercée sur la zone lombaire.
  • Conscienceducorps : mieux comprendre et ressentir les muscles du plancher pelvien aide à mieux les contrôler.
  • Correctiondesdysfonctionnements : rééducation des dysfonctions du plancher pelvien, soulagement des spasmes, etc.
  • Adoptionde nouveaux réflexes : la rééducation périnéale permet d’adopter de meilleurs réflexes pour mieux contrôler sa vessie. 

Vous souffrez de douleur au bas du dos et d’incontinence urinaire?

Optez pour la rééducation périnéale pour soulager les symptômes de la lombalgie et de l’incontinence urinaire. Notre équipe de physiothérapeutes expérimentés vous soutiendra sans relâche pour vous aider à retrouver votre bien-être physique. Retrouvez votre pleine santé en contactant l’équipe de Physio Élite dès aujourd’hui!

Sources : 
MERCK MANUALS. Douleurs lombaires.
ORDRE PROFESSIONNEL DE LA PHYSIOTHÉRAPIE DU QUÉBEC. Traiter l’incontinence pour améliorer sa qualité de vie.

Rééducation périnéale et pelvienne chez l’homme

rééducation périnéale chez l'homme

On croit souvent à tort que les problèmes de plancher pelvien ne concernent que les femmes. Et pourtant, les hommes aussi ont un plancher pelvien! Différents facteurs comme la chirurgie, la prise de poids, la constipation ou la pratique d’un sport peuvent expliquer certains troubles du plancher pelvien. 

La rééducation périnéale, qui vise à renforcer et rééquilibrer les muscles du plancher pelvien, concerne donc aussi bien les hommes que les femmes et se révèle même essentielle pour préserver le bien-être masculin en général.

Qu’est-ce le plancher pelvien ?

Le plancher pelvien est un groupe de muscles situé à la base du bassin, qui s’étend comme un hamac de l’os pubien au coccyx. Les muscles du plancher pelvien, les ligaments, les fascias et autres tissus qui sont situés dans cette région contribuent au soutien des organes pelviens, tels que la vessie et le rectum.

Le plancher pelvien joue aussi un rôle dans la stabilité et le bon fonctionnement de la région lombaire et sacro-iliaque, occupant donc un rôle central dans le maintien d’une posture adéquate.

Le rôle du plancher pelvien sur la santé de l’homme

Les fonctions du plancher pelviens sont nombreuses, autant chez l’homme que la femme. Il participe au bon fonctionnement de la miction, de la défécation, de la continence, de la fonction sexuelle et de la fonction reproductive.

Un plancher pelvien en bonne santé contribue donc à la vitalité générale de l’homme et à sa satisfaction sexuelle.

Quand un trouble du plancher pelvien affecte la qualité de vie

Des problématiques au niveau du plancher pelvien peuvent affecter plusieurs fonctions du corps humain, altérant considérablement la qualité de vie. La dysfonction des muscles du plancher pelvien peut se manifester par des fuites urinaires, l’incontinence fécale, la difficulté à retenir les gaz, des douleurs dans la région pelvienne et plus encore.

Quels sont les symptômes d’un problème de plancher pelvien chez l’homme?

  • Difficulté à uriner
  • Fuites d’urines à l’effort
  • Douleur au périnée ou au système génital
  • Dysfonction érectile ou éjaculatoire
  • Besoin pressant d’uriner (avec ou sans fuites)
  • Douleurs au dos, au coccyx, au bassin ou aux hanches

La rééducation périnéale chez l’homme : en quoi ça consiste?

La rééducation périnéale chez l’homme englobe un ensemble de techniques qui visent à restaurer, renforcer et rééquilibrer les muscles du plancher pelvien, de la région du bassin et de l’abdomen.

Lors de votre rencontre avec l’un de nos physiothérapeutes, une série d’exercices visant à renforcer les muscles de ces régions vous seront proposés, en combinaison avec les séances de physiothérapie habituelles.

Les bienfaits de la rééducation du périnée chez l’homme :

  • Prévention et traitement de l’incontinence urinaire chez l’homme
  • Renforcement des muscles affaiblis après une chirurgie de la prostate
  • Optimisation de la posture générale
  • Réduction des douleurs pelviennes chroniques
  • Réduction des douleurs au niveau du dos, des hanches et du bassin
  • Amélioration de la fonction sexuelle

Retrouvez votre santé avec la rééducation périnéale

Êtes-vous un homme souffrant d’incontinence urinaire ou tout autre type d’inconfort lié à une problématique du plancher pelvien? Pour une amélioration rapide de votre santé, faites confiance à aux professionnels de Physio Élite.

Communiquez dès maintenant avec l’une de nos cliniques à Laval, Saint-Jérôme ou Saint-Sauveur. Votre bien-être est notre priorité. Au plaisir de vous aider!

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Sources :
ORDRE PROFESSIONNEL DE LA PHYSIOTHÉRAPIE DU QUÉBEC. Rééducation périnéale et pelvienne: 5 fausses croyances.