Aller au contenu
EN

Arthrose lombaire et facettaire : Traitements possibles

arthrose lombaire

Peut-être connaissez-vous l’arthrose et les inconforts qu’elle peut générer. En effet, l’arthrose est le type d’arthrite le plus courant dans le monde. En revanche, il est probable que l’arthrose lombaire et l’arthrose facettaire vous soient moins familières. Pourtant, elles sont très répandues et peuvent contribuer à une certaine invalidité.

Il convient de préciser que l’arthrose facettaire est une forme particulière d’arthrose lombaire. De ce fait, les deux partagent beaucoup de points communs portant sur leur mécanisme, leur localisation, leurs symptômes et leurs causes.

Découvrez leurs spécificités et les traitements possibles pour les soulager.

Arthrose des lombaires et arthrose facettaire : de quoi parle-t-on ?

Bien qu’elles soient étroitement liées, l’arthrose lombaire et l’arthrose facettaire ne désignent pas exactement la même chose.

La première est une maladie chronique qui découle de l’usure du cartilage situé au niveau des vertèbres dans le bas du dos. La deuxième concerne spécifiquement l’usure du cartilage des facettes articulaires, qui sont les petites articulations qui relient les vertèbres lombaires les unes aux autres. Alors que l’arthrose lombaire peut affecter toutes les structures articulaires lombaires, l’arthrose facettaire est plutôt une dégénérescence ciblée des articulations facettaires.

Hormis cette différence structurelle, elles présentent de nombreuses similitudes, à commencer par leurs causes. Dans la majorité des cas, elles sont la conséquence du vieillissement. Avec les années, le cartilage perd en densité et les articulations deviennent moins élastiques, ce qui impacte la mobilité et augmente les sources de douleur potentielle.

Parmi l’ensemble des causes possibles, on peut citer :

  • Des mouvements et gestes violents ou répétitifs ;
  • Des conséquences de traumatismes au niveau du dos, provoqués par certains sports comme l’équitation, le ski acrobatique ou encore la gymnastique.
  • Le port de charge lourde ;
  • L’obésité ou le surpoids

D’autres éléments comme le tabac, les déformations de la colonne vertébrale et l’insuffisance musculaire peuvent favoriser leur apparition.

Les symptômes sont aussi très similaires. En premier lieu, on mentionnera :

  • La douleur, qui augmente avec certains mouvements ou durant une activité physique, et qui est souvent plus aigüe au réveil ;
  • Une raideur et une diminution de la mobilité ;
  • Une irradiation de la douleur vers le bassin ou les jambes ;
  • Une faiblesse musculaire du dos.

Que l’on parle de l’arthrose lombaire ou de l’arthrose facettaire, leur évolution peut être longue et se manifester différemment selon les personnes touchées. Certaines ne remarqueront que la sensation de raideur, alors que d’autres souffriront rapidement de douleurs vives. Souvent, ces arthroses marchent par cycles : les périodes de rémission s’alternent avec des périodes de recrudescence.

Mais peu importe le stade auquel vous vous situez, il y a de grandes chances que ces maladies altèrent votre qualité de vie.

Comment soulager l’arthrose lombaire et l’arthrose facettaire ?

Les nombreuses similitudes existent entre ces deux types d’arthrose expliquent pourquoi les solutions pour les traiter se ressemblent.

Au quotidien, vous pourriez commencer par adopter plusieurs gestes qui vont améliorer la santé de vos articulations et diminuer leur irritation.

Bien souvent, les fameuses bonnes habitudes de vie feront une différence notable dans votre état de santé global. Parmi elles, on retrouve :

  • Une bonne hydratation (au moins 1,5 litre d’eau par jour) ;
  • Un nombre d’heures de sommeil suffisant, en moyenne entre 7 et 9 heures par nuit, et à des horaires fixes ;
  • Une limitation voire un arrêt de la consommation d’alcool et de tabac ;
  • Une diminution des situations pouvant générer du stress et du surmenage ;
  • La pratique régulière d’une activité sportive qui est non-douloureuse et adaptée à votre situation.

Si le mal est déjà présent, des applications de chaud ou de froid sur la région touchée peuvent soulager la douleur et la raideur liées à l’arthrose. Lors des périodes de douleur intense, essayez de vous reposer et n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour la prise d’antalgiques.

Pour un suivi plus construit, régulier et durable, à titre préventif ou curatif, les traitements de physiothérapie sont également très recommandés. Ils débutent toujours par une consultation exploratoire, qui va permettre de caractériser votre douleur, sa cause et votre état général.

Selon ces différents paramètres, votre programme de remise en forme pourrait comporter différents exercices. Le plus souvent, ils comptent :

  • Des exercices de renforcement musculaire, qui vont venir cibler les abdominaux profonds et les muscles paravertébraux, pour mieux soutenir la colonne lombaire et protéger les articulations.
  • Des exercices de flexibilité pour réduire la raideur et augmenter l’amplitude des mouvements du dos.
  • Des techniques de relâchement musculaire pour diminuer les spasmes et favoriser la circulation locale.

Combinés à une hygiène de vie améliorée, ces gestes peuvent avoir un réel impact bénéfique sur la santé de votre dos.

Le dos est d’ailleurs une zone du corps particulièrement bien connue par les cliniques de physiothérapie. Les équipes de Physio Élite sont très souvent consultées par des personnes aux prises avec des maux de dos aux origines variées. Elles savent et comprennent à quel point ces douleurs peuvent être handicapantes pour le physique et le moral. Elles mettront donc leur expertise et leur bienveillance à votre service pour que vous puissiez profiter de la vie, quel que soit votre âge ou votre historique médical.

Sources :
Bluetens. Soulager l’arthrose lombaire : 5 traitements naturels et efficaces. 2023.
Qare. Arthrose lombaire : comment la soulager rapidement ? 2025.
Santé sur le net. Arthrose lombaire. 2022.

Qu’est-ce que l’arthrose cervicale et comment la soulager ?

arthrose cervicale

Au Canada, autour de 3,9 millions de personnes âgées de 20 ans et plus vivent avec un diagnostic d’arthrose, soit environ 13,6 % de la population. Et parmi tous les types d’arthrose reconnus, l’arthrose cervicale est l’une des plus courantes.

Si les symptômes peuvent apparaître dès 40 ans, la majorité des cas surviennent après 50 ans. La douleur chronique est sans doute la manifestation la plus connue de cette pathologie. Mais les personnes touchées peuvent aussi présenter des limitations fonctionnelles pouvant perturber leur autonomie au quotidien.

Plus exactement, qu’est-ce que l’arthrose cervicale ? Et surtout, comment la soulager ? Portrait d’un mal de plus en plus répandu.

Arthrose cervicale : définition, causes et symptômes

L’arthrose cervicale est donc un type d’arthrose qui touche la zone cervicale de la colonne vertébrale. Mais comment la définir exactement ?

Entre chaque vertèbre se retrouvent des disques et du cartilage. Leur fonction consiste à amortir les chocs, fluidifier les mouvements et éviter la friction entre les os. Avec le temps, le cartilage peu user et c’est ce que nous appelons l’arthrose. Ceci peut occasionner des douleurs et nous remarquons parfois, la production d’ostéophytes. Ces excroissances osseuses entrainent parfois des irritations et ou compressions de racines nerveuses.

L’usure due à l’âge – et que l’on pourrait qualifiée de « normale » – est probablement la cause la plus commune d’arthrose cervicale. En fait, ses origines exactes restent méconnues. Cela dit, il n’est pas impossible qu’une usure mécanique en soit aussi la raison. Ainsi, une activité professionnelle qui mobilise le cou de manière intense, une sédentarité trop fréquente ou un traumatisme au niveau de la zone cervicale pourraient tout à fait en être responsable.

En ce qui concerne les symptômes, ils pourraient être classés en deux catégories : ceux qui proviennent de la compression des nerfs, et ceux consécutifs à l’arthrose cervicale comme telle.

Symptômes d’un nerf comprimé

  • Douleur au cou (cervicalgie), pouvant irradier vers l’épaule, l’omoplate, le bras ou la poitrine.
  • Fourmillements, picotements ou engourdissements dans le bras, la main ou les doigts.
  • Perte de sensibilité ou faiblesse musculaire dans le bras ou la main.
  • Perte de force ou difficulté à effectuer certains mouvements.
  • Ressenti des symptômes en général sur un seul côté du corps.

Symptômes de l’arthrose cervicale

  • Douleur au cou (cervicalgie), pouvant irradier vers l’épaule, l’omoplate, le bras ou la poitrine.
  • Raideur du cou, surtout au réveil ou après une immobilité
  • Maux de tête chroniques
  • Dans des cas plus rares, vertiges ou troubles de l’équilibre

Comment soulager l’arthrose cervicale ?

Pour contrer la douleur, des antalgiques, des anti-inflammatoires ou des relaxants musculaires (qui détendent les muscles pour diminuer la douleur) peuvent être d’une bonne aide.

Les exercices de physiothérapie sont aussi efficaces pour améliorer la condition. Traction, étirement, assouplissements sont souvent prodigués par les professionnels pour soulager cette zone. Des exercices de musculation, appropriés à votre situation, vous seront aussi enseignés. Le plus beau ? Ce sont des gestes que vous pouvez reproduire à la maison, pour vous apaiser dès que vous en avez besoin.

Que ce soit pour vous aider à diminuer la douleur, pour vous guider dans les bonnes habitudes à adopter ou pour mieux vivre au quotidien avec une arthrose cervicale, n’hésitez pas à contacter les équipes de Physio Élite. Elles seront à votre écoute et à celle de votre corps pour améliorer votre qualité de vie.

Sources :
MEDADOM. Arthrose cervicale : définition, symptômes, causes et traitement. 2025.
Qare. Arthrose cervicale : que faire contre ce rhumatisme handicapant ? 2025.
Passeport Santé. Qu’est-ce que l’arthrose cervicale ? 2024.

Douleur au bas du dos: Causes et traitement de la lombalgie

douleur au bas du dos

« Mal du siècle » : avez-vous déjà entendu cette expression? Probablement, car nous sommes nombreux à nous plaindre de douleurs au dos. Selon Statistique Canada, les maux de dos comptent parmi les problèmes de santé chroniques les plus fréquents au Canada. Quatre adultes sur cinq seront victimes d’au moins une crise à un moment donné de leur vie. (ref. 3)

Quelles sont les causes de cette pathologie si répandue et surtout, est-il possible de l’éviter? Prenez le temps d’en apprendre plus sur la lombalgie et sur les traitements disponibles pour la soulager.

Lombalgie: les causes de la douleur au bas du dos

La lombalgie se manifeste par une douleur intense et soudaine au niveau des lombaires. On distingue habituellement trois types de lombalgie, selon leur durée :

  • La forme aiguë, caractérisée par une douleur qui peut durer jusqu’à 4 semaines. (ref. 4)
  • La forme subaiguë, se situe entre la phase aiguë et chronique.
  • La forme chronique, caractérisée par une douleur qui dure depuis plus de 3 mois.

On parle également de lombalgie commune lorsqu’elle n’est pas liée à une maladie et ne présente pas de gravité notable, ou de lombalgie symptomatique lorsqu’au contraire, une problématique du genre infection, malformation, tumeur, fracture… en est à l’origine et entraîne des complications.

Pour les lombalgies communes, les facteurs suivants sont à montrer du doigt :

  • Blessure au niveau des muscles ou des ligaments.
  • Hernie discale.
  • Grossesse, règles douloureuses ou endométriose.
  • Glissement des vertèbres lombaires.
  • Arthrite, arthrose ou ostéoporose.

Pour les lombalgies symptomatiques, on surveillera ces maladies comme cause possible :

  • Scoliose.
  • Spondylarthrite ankylosante.
  • Fracture d’une vertèbre.
  • Infection localisée à la colonne vertébrale.
  • Tumeur vertébrale.

D’autres éléments sont également à surveiller, comme le niveau d’activité physique, la position au travail, le soulèvement de charges dans une mauvaise posture ou le surpoids.

Mal de dos: comment le soulager?

Pour soulager un mal de dos, il faut en premier lieu vous reposer, surtout en phase de douleur aiguë.

  • Pendant 48h, évitez les mouvements brusques, couchez-vous sur le côté, genoux repliés, un oreiller sous la tête et un autre entre les genoux, ou sur le dos, avec un ou plusieurs oreillers sous les genoux et une serviette roulée dans le bas du dos. Il est recommandé de changer souvent de position et d’alterner entre les positions assise, couchée et debout. Prenez de courte marche de l’ordre de quelques minutes selon votre tolérance afin d’activer la circulation sanguine de la région lombaire. Évitez la position assise jambes allongées comme sur une chaise longue, il est préférable de s’asseoir sur une chaise droite avec les pieds au sol. À la suite de cette diminution d’activité, reprenez vos activités dès que possible, afin que votre lombalgie ne devienne pas chronique.
  • Vous pourriez aussi prendre des médicaments, comme des relaxants musculaires, des anti-inflammatoires ou des analgésiques. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou pharmacien pour faire le choix le plus approprié.
  • Le port d’une ceinture lombaire pourrait être requis dans certains cas pour effectuer des activités plus soutenues.
  • Une chirurgie pourrait-être envisagée selon la recommandation d’un spécialiste.

Avant d’en arriver à cette étape, de petits changements à vos habitudes de vie peuvent avoir de grandes incidences sur votre mal de dos :

  • Le maintien d’un poids santé.
  • La pratique d’une activité sportive, notamment de la natation, de la marche ou du yoga.
  • Les temps d’échauffement avant les efforts et certains étirements spécifiques après l’exercice.
  • L’adoption d’une bonne posture pour le travail et pour soulever des charges lourdes.
  • L’adoption d’une hygiène posturale adéquate à la maison.
  • L’utilisation de sacs à dos, afin d’équilibrer le poids sur les deux épaules.
  • Une diminution des situations de stress autant que possible.

Les traitements et les exercices de physiothérapie sont un bon moyen de prévenir ou de soulager la lombalgie.

Si vous souffrez actuellement du dos ou si vous voulez prévenir plutôt que guérir, contactez les physiothérapeutes de Physio Élite. Ils vous apprendront à prendre soin de votre corps et à profiter de votre vie sans inconfort.

Sources :
Santé Magazine. Pourquoi ai-je mal dans le bas du dos? 2022.
Noovo Moi. Lombalgie. 2021.
Omron. Mal au bas du dos : causes, traitements et prévention. 2022.
Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec. Ne tournez pas le dos à vos maux de dos. (réf. 3)
Passeport santé. La lombalgie. 2022. (réf. 4)

LA RÉGION DU THORAX (MILIEU DU DOS)

région du thorax milieu du dos

Auteur : Charlotte Levasseur Paquin, pht, M.Sc.

La région du thorax (milieu du dos)

Saviez-vous que la position assise prolongée peut provoquer des douleurs au dos, au cou et aux épaules? En effet, certaines habitude de travail au bureau et à l’ordinateur peuvent amener la partie supérieure de notre dos, le thorax, à se blesser. Une posture immobile ou un dos arrondi peuvent entraîner de la fatigue, des tensions musculaires, des problèmes de mobilité articulaire et de la douleur.

Une bonne façon de préserver la santé de notre dos est d’entretenir le mouvement des articulations du thorax. Si le télé-travail ou le retour à votre emploi de bureau vous obligent à demeurer dans une même position pour plusieurs heures, voici quelques trucs pour bien vous adapter au défi des positions prolongées:

• Prendre des pauses courtes et régulières (par exemple 5 minutes/heure) pour changer de position, marcher ou s’étirer.
• Varier les positions de travail et les surfaces: assis sur une chaise, assis sur ballon suisse ou debout quand il est possible d’adapter la hauteur de votre poste de travail
• Adapter l’ergonomie du poste de travail (hauteur de chaise et d’écran, appui pour les bras, etc.). La CNESST a d’ailleurs produit une super infographie à ce sujet: https://www.cnesst.gouv.qc.ca/Publications/500/Documents/DC_500_114_web1.pdf
• Bouger! Une courte routine d’exercices et de contre-postures peut faire toute une différence quand on demande à notre corps de maintenir une même position pendant des heures. Sport, yoga, pilates, étirements: les solutions sont nombreuses.

Nous vous souhaitons de rester productif tout en prévenant les blessures.

Charlotte Levasseur Paquin, M.Sc. Physiothérapeute

OSTEOPOROSIS

ostéoporose

Auteur : Brian Miguel-Fernandes, pht m.sc

Qu’est-ce que l’ostéoporose?

L’ostéoporose est un problème de santé affectant la solidité structurelle des os. Cette problématique entraîne une diminution de l’absorption du calcium, ce qui cause une atrophie et une raréfaction des zones périphériques osseuses. C’est-à-dire un amincissement de la couche osseuse externe. Il en résulte des microfractures (fissurations) de l’os. Cette diminution de la solidité des os augmente ainsi le risque de fractures lors de traumas importants tels que des chutes.

L’ostéoporose est fréquemment rencontrée chez les femmes post-ménopausées, en raison du déficit en estrogène qui induit une augmentation de la résorption osseuse. En d’autres termes, le rythme de perte osseuse est augmenté après la ménopause, ce qui diminue la masse osseuse corporelle. À titre de comparaison, le rythme moyen de perte osseuse qui se situe autour de 0,3% par an augmente autour de 2 à 3% par an pendant la ménopause (1).

Plusieurs facteurs peuvent contribuer au développement de l’ostéoporose et en accentuer les effets. L’ostéoporose se développe si le pic de masse osseuse n’est pas optimal à la mi-quarantaine, si la résorption osseuse est excessive et cause une perte de la masse osseuse et des dommages structurels importants ou encore si la formation osseuse est insuffisante.

Il est cependant possible de prévenir l’ostéoporose, ou du moins de ralentir sa progression. Pour cela, une bonne hygiène de vie avec une alimentation saine et de l’activité physique est primordiale. Le but est de maximiser le pic de masse osseuse, afin d’en avoir une réserve suffisante.

Parmi les facteurs de risque modifiables, on note (2) :

Indice de masse corporelle faible ou élevé
Tabagisme
Alcoolisme (plus de 3 verres/jour)
Faible apport en calcium
Carence en vitamine D
Faible activité physique
L’activité physique est très importante pour prévenir l’ostéoporose. Elle aide à former les os et à les maintenir en santé. Elle améliore la force musculaire, la posture, l’équilibre et la coordination, et elle réduit l’incidence de chute et de fracture. De plus, elle procure une sensation de bien-être tout en améliorant la qualité de vie en général.

L’activité physique permet également un remodelage de l’os selon le stress mécanique appliqué. Lorsque l’os est soumis à une force, le corps réagit en augmentant le dépôt de calcium aux sites plus à risque. Il est donc possible de stimuler le dépôt de calcium sur les sites vulnérables en ciblant des activités de mise en charge et ainsi réduire les risques d’ostéoporose. De ce fait, les études suggèrent des activités en mise en charge, mais avec des impacts faibles à modérés selon la sévérité de l’atteinte. Des activités telles que la marche et le Tai-Chi en sont de bons exemples.

L’exercice a également des effets positifs sur l’état hormonal. Il entraîne une augmentation de la libération d’œstrogènes, ce qui permet une meilleure absorption du calcium.

Soyez actifs et éloignez les risques de souffrir d’ostéoporose!

Références :

LeMessurier, J., et al.
Lindsay, R. and F. Cosman
http://www.osteoporosecanada.ca/

SCIATALGIE

sciatalgie

Les symptômes

Qu’elles apparaissent insidieusement sur une longue période ou de manière brutale après le soulèvement d’une lourde charge, les douleurs lombaires avec irradiations au niveau de la fesse, la cuisse, la jambe et même le pied – les symptômes de la sciatalgie – sont fréquentes. En plus de la douleur; les gens peuvent ressentir des engourdissements, des picotements, des fourmillements, une impression de brûlure, des élancements, etc.

Il est important de savoir qu’en cas de sciatalgie, des douleurs dans la jambe peuvent être présentes malgré une absence de douleur au dos. La majeure partie du problème à l’origine des douleurs provient néanmoins le plus souvent de la région lombaire et, secondairement, du membre inférieur.

Le nerf sciatique
Ces symptômes sont dus à une irritation du nerf sciatique, d’où le nom sciatalgie. Le nerf sciatique prend naissance dans les racines L4 à S3. Il descend dans la fesse pour passer à travers le grand foramen ischiatique au niveau du bassin et entre le muscle piriforme (ou pyramidal) et le muscle obturateur interne. Il poursuit sa trajectoire sur la face arrière de la cuisse et est recouvert par le long chef du biceps fémoral de l’ischio-jambier et le fascia, qui le relie aussi au semi-membraneux de l’ischio-jambier. Arrivé au creux poplité derrière le genou, il se divise en nerfs fibulaire et tibial. Plusieurs petites ramifications s’y rattachent, tout comme les racines d’un arbre. Le nerf sciatique est le plus important du corps en volume et en longueur. C’est sans doute pourquoi il est si connu!

Les causes
La prévalence de la sciatalgie varie selon l’origine du problème. Lorsque la sciatalgie est d’origine radiculaire, le problème lombaire irrite une racine nerveuse à proximité et peut produire des symptômes n’importe où sur le trajet du nerf, c’est-à-dire du bas du dos au pied. Par contre, lorsque la sciatalgie est d’origine segmentaire, le problème lombaire irrite un segment de la moelle épinière et cause des symptômes sur une région de la peau associée à ce segment (on parle alors de dermatome) et/ou au niveau musculaire, se présentant surtout sous forme de faiblesse (on parle alors de myotôme).

Les causes les plus connues de la sciatalgie sont la hernie ou le bombement discal, mais il peut aussi s’agir de l’irritation d’une articulation lombaire due à une raideur ou à une instabilité. On parle alors d’irritation radiculaire du nerf sciatique. La présence d’adhérences ou d’interfaces autour du nerf sciatique peut causer une irritation et diminuer sa mobilité – les nerfs sont très sensibles à l’étirement et à la compression. Des adhérences autour du nerf accompagnées d’une tension musculaire inappropriée sur son trajet peuvent limiter son glissement et favoriser son étirement, puis éventuellement l’irriter et ainsi provoquer des symptômes.

Ceux-ci peuvent différer d’un individu à l’autre selon que l’irritation du nerf sciatique est due à une compression et/ou une diminution de mobilité de nerfs secondaire à des interfaces sur son trajet. Les symptômes varient aussi selon l’endroit de la compression et/ou des interfaces. Donc, les symptômes de la sciatalgie peuvent varier en fonction de sa ou ses causes. Des douleurs dans la fesse peuvent aussi provenir d’un problème coxo-fémoral ou sacro-iliaque.

Le traitement
En phase aigüe de sciatalgie, il est important de limiter les mouvements et les postures qui augmentent les symptômes, mais tout de même essayer de continuer à rester en mouvement selon vos symptômes. Une évaluation par un physiothérapeute permettra de mettre en lumière les causes du problème et d’agir en conséquence. Le physiothérapeute vous expliquera votre problème, utilisera les techniques de thérapie manuelle nécessaires à votre guérison et vous donnera des exercices adaptés à votre état ainsi que des conseils à appliquer dans votre quotidien.